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 La brebis égarée

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Eléanore Z. F. Graysome
L'esprit de Rowena. Sagesse & érudition.
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L'esprit de Rowena. Sagesse & érudition.

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MessageSujet: La brebis égarée   Mar 19 Mar - 19:49

« 6 septembre 2033,
Cher journal,
Un jeune professeur a été nommé pour le poste d’histoire de la magie. J’ai entendu des filles de huitième année en parler dans le dortoir. Il vient de France. Il s’appelle Dorian Quiguer. Il plait beaucoup aux filles. Il paraîtrait qu’un groupuscule de ces charmantes harpies s’en va le voir à chaque fin de son nouveau cours. Je vais faire pareil journal. Mais pas pour les même raisons que toutes ces filles. Je dois le mettre au courant. Je ne peux pas le laisser dans l’ignorance. Tôt ou tard il sera mis au pied du mur. Il devra choisir. Je dois l’aider. Je ne peux pas laisser un nouveau professeur dans l’école de la sorte. Je ferais comme je faisais un temps avec les premières années, je vais le guider. Je suis parfaite pour endosser ce type de rôle. Le professeur n’aura pas à s’inquiéter. Nous non plus journal, nous pourrons dormir sur nos deux oreilles sans devoir nous soucier de le voir s’égarer. Beaucoup des autres professeurs n’ont pas fait attention à mes propos. L’ancien professeur d’histoire m’a même conseillé de me rendre chez un spécialiste. Mais ils ne comprennent pas. Ils ne veulent pas ouvrir les yeux. J’ai gagné en persuasion avec les années. J’espère réussir à faire entendre raison à ce professeur. J’irais le voir à la fin de son premier cours auquel j’assisterais. J’irais lui parler. Cassandre sera là elle aussi, nous allons réussir là où nous avons toujours échoué. Tu seras fière de moi journal. Je le fais pour le monde. Je le fais pour toi. Je le fais pour moi. Et je le fais pour mon adorée Cassandre ! »

J’avais gratté quatre parchemins sur la guerre des géants. J’en connaissais déjà plus de la moitié, mais mes notes valaient plus que les écrits des livres. Ils étaient vrais. Ils étaient miens. Les livres sont la meilleure source de savoir. Aussi la pire source de mensonge. Mais je ne puis me résoudre à les abandonner. Car que serais-je sans mes Hugo, Racine, Corneille ou encore Baudelaire. Mes livres ne sont pas objectifs, mais ils m’apprennent. « Il n'y a que deux moyens pour connaître : observer et méditer. Il est facile de juger combien nos connaissances seraient bornées si nous étions réduits à nos observations et à nos méditations personnelles, et à celles de ceux qui nous entourent. Tel est l'état des peuplades que nous nommons sauvages. Mais les livres nous font jouir des observations et des méditations des hommes de tous les temps et de tous les lieux. » De Laclos en tête la fin du cours arriva. Les élèves quittèrent leurs pupitres à une allure folle. Je n’étais pas pressée. Je vis quelques demoiselles prendre le parti de vouloir discuter avec le professeur Quiguer. Je pris ma baguette magique dans l’étui du range-baguette contre le mur de la salle. Je me retournais vers les filles pour les doubler. Cet acte suffit à les faire fuir elles aussi. Je me retrouvais seule avec le professeur.

Je me raclais la gorge pour être sûre de bien attirer son attention. Je me lançais dans mon discours. « Professeur, je m’appelle Eléanore Graysome. Je voulais vous mettre en garde contre Poudlard. Contre bien plus en vérité, mais je ne puis vous en révéler plus pour l’instant. Je voulais vous prévenir. Des discussions secrètes ont lieu. Des conspirations même ! Je suis d’ailleurs persuadée que votre venue ici a été savamment calculée. Ils savent déjà ce qu’ils vont faire de vous. Vous faites partie de leur plan. ». J’étais contente de ma mise en bouche. Je n’avais cependant pas terminé. Je repris dans l’immédiat, en me rapprochant de lui, et en baissant le son de ma voix. Je ne voulais pas que des oreilles indiscrètes puissent capter mes paroles. « Je ne devrais pas vous en parler. Ils nous surveillent. Ils sont partout. Je suis dans leur liste noire. Je me mets en danger chaque jour, car chaque jour je me rapproche un peu plus de leur secret. Ils savent que je ne suis pas loin de les démasquer. Mais le monde qui nous entoure est sourd professeur Quiguer. Entendez mes paroles ! Les hautes sphères veulent gouverner le monde. Le complot est en marche depuis des années. Les moldus font partie de leur plan. A votre avis pourquoi les sorciers ont été révélés à leur yeux seulement maintenant ? C’était calculé ! Les puissants sont derrière tout ça. Ils veulent nous contrôler, vous le premier. Vous êtes jeune et méritant. Vous occupez un poste de choix dans une des meilleures écoles de sorcellerie. Ils vont vouloir vous contacter. Peut-être est-ce déjà le cas ? Peut-être que le ministère vous à l’œil ? Avez-vous reçu des lettres du Ministère ? Vous y êtes-vous déjà rendu ? Si oui, alors ne vous étonnez pas qu’ils vous mettent des bâtons dans les roues. Vous êtes fichés. Ils vont se servir de vous tôt ou tard. » Je prenais une pause. Je respirais aussi calmement que quand j’étais venue le voir. Je terminais doucement avec un sourire bienveillant. « Je voulais vous prévenir. J’espère que vous êtes heureux à Poudlard. Vos appartements sont-ils aussi spacieux que le disent les rumeurs ? » J’étais très fière de moi. J’appris les devant comme le voulait mes lois spirituelles et personnelles. Je sentais presque Cassandre me féliciter. Je profitais de mon silence pour ranger ma baguette dans ma cape et pour glisser mes parchemins dans mon sac de toile. Je prenais garde à ne pas trop déplacer mon carnet noir.

Durant tout le temps de mon discours, je m’étais enflammée lorsque je jugeais cet emploi nécessaire. Dans l’ensemble j’étais restée assez calme. Pas de grands gestes inutiles. Tout était dans le discours. J’avais été convaincante. Comme toujours. Il ne restait plus qu’à savoir dans quel camp allait se trouver cette âme égarée. Allait-elle choisir de me suivre et d’emprunter la voix de la vérité ? Ou bien cette âme nouvelle allait-elle choisir la facilité et choisir d’ignorer ce qui se trouvait juste sous ses yeux, là à la portée de n’importe qui !

Premier message pour le pr. Quiguer.
Eléanore est cinglée.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Dorian Quiguer
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Jeu 21 Mar - 18:33

Ça y est. C’était chose faite. Je venais de donner mon premier cours d’histoire de la magie. Je ne m’étais pas trop foulé pour le thème. La guerre des Géants. Avouez qu’il y a mieux ! Mais il me fallait bien trouver quelque chose. Je n’avais pas demandé à être là. Enfin, si, j’avais fait la demande d’enseigner à Poudlard, mais loin de moi était l’idée de devenir professeur d’histoire de la magie. Un cours qui est pour les élèves vraiment ennuyant et inintéressant. L’histoire, c’est bien beau, mais ce n’est pas ce que veulent apprendre les élèves. Ou alors ils sont une minorité. Et pour moi c’est pareil, j’ai autre chose à faire que de parler de géant ou de je ne sais quoi d’autre. Non pas que leur histoire ne m’intéresse pas, quoique, mais ils sont loin de faire l’objet d’un cours passionnant. Oh bien sûr j’aurais pu choisir un autre sujet comme premier cours. L’inquisition, ou encore l’histoire de ce jeune sorcier célèbre, Harry Potter. Mais qui ne la connaissait pas ? Certains ne juraient même que par lui ! La directrice du château avait décidé que ma place était là, et pas ailleurs. Foutaise. Je lui montrerais que je serais bien mieux ailleurs. Je voulais enseigner les duels, ou encore les défenses contre les forces du mal, mais Filztter me les avait refusés. J’avais même fait la demande de m’occuper de la bibliothèque. Là encore, refusé. C’est à croire qu’elle ne voulait pas me donner un poste où je pourrais pratiquer la magie, ou alors un qui me permettrait d’avoir accès à un savoir immense. Je lui ferais regretter. Un jour. Je me débrouillerais autrement, mais j’arriverais à mes fins.

Il ne restait plus que quelques élèves dans la salle de classe. La plupart sont parties rapidement. Et je les comprends. Fuir au plus vite cette salle. Une salle rempli d’ennui. J’aurais fait pareil à leurs places. À peine quelques secondes après la fin de mon cours sur les géants, il ne restait déjà que quatre ou cinq baguettes à l’endroit où j’obligeais les élèves à déposer la leur. Chacun d’eux avait le droit à un regard menaçant de la part de Fisgona, mon fléreur, lorsqu’ils reprenaient possession de ce qu’il semblait leur être vital ! Je ne voulais pas de mauvaise surprise. Il était hors de question qu’un abruti d’élève essaie de lancer de l’eau sur ma salamandre. C’est vrai que je n’étais pas obligé de l’emmener, mais je préférais la savoir en sécurité près de moi. Et le premier qui essaiera de l’éteindre subira ma colère. Et je ne le souhaite à personne.
Un petit groupe d’étudiantes gloussaient entre elles, le regard dirigé en ma direction. Elles étaient charmantes, on ne pouvait pas leur enlever ça, mais pourvu qu’elles ne viennent pas m’emmerder avec leurs blabla mille et une fois entendus. Ça ne faisait même pas une semaine que j’étais là, et j’avais déjà eu le droit à pas mal d’invitations qui n’ont rien à voir avec mes cours. Je crois que le costume les intrigue. Mais j’avais autre chose à faire que de batifoler avec mes étudiantes. Bien que certaines méritaient le détour.
Une dernière élève s’avançait pour récupérer sa baguette. Elle était seule. D’ailleurs, je crois qu’elle a passé tout le cours toute seule. Elle se retourna, et alla en direction de mon bureau. Je ne sais pas ce qu’elle leurs avait fait, mais on aurait dit que sa simple présence avait suffi à faire changer d’avis les charmantes étudiantes écervelées. Elles se dirigèrent toutes vers la sortie. J’étais sauvé. Enfin, il en restait toujours une. Ce sera surement le même discours. Mais au moins, ça m’épargnera le gloussement entendu. Sauf si elle le fait toute seule. « Professeur, je m’appelle Eléanore Graysome. » J’aurais voulu lui répondre, ne serait-ce qu’un bonjour Eléanore, que puis-je pour vous? Mais je n’en ai pas eu le temps. « Je voulais vous mettre en garde contre Poudlard. » Me mettre en garde contre Poudlard ? Me mettre en garde de quoi ? Cette saleté de Filztter s’était-elle rendu compte de quelque chose ? « Des discussions secrètes ont lieu. Des conspirations même ! Je suis d’ailleurs persuadée que votre venue ici a été savamment calculée. Ils savent déjà ce qu’ils vont faire de vous. Vous faites partie de leur plan. » Des discussions secrètes ? Conspirations ? De quoi me parle-t-elle ? Ma venue ici était savamment calculée. Oui bien sûr, mais comment pouvait-elle le savoir ? Comment une élève pouvait être au courant que je suis venu dans un tout autre but que celui d’enseigner ? Faire de moi ? Qui ? Leur plan ? Quel plan ? Mais où veut-elle en venir ? La miss se rapprocha de moi. Je n’avais encore pas pu en placer une. Elle enchaina. Un flot de langage inintelligible sortait de sa bouche. Elle serait surveillée, en danger. Une liste noire, un secret ? Mais de quoi me parle-t-elle à la fin ! « Entendez mes paroles ! » Ah ça, je les entends, mais de là à les comprendre, il y a un monde. J’avais envie de la stopper. Lui dire « Et oh! Stop, respire, doucement ! » lui demander de quoi elle me parlait, quel complot ? « Les hautes sphères veulent gouverner le monde. Le complot (les hautes sphères ?) est en marche depuis des années. Les moldus font partie de leur plan. À votre avis pourquoi les sorciers ont été révélés à leurs yeux seulement maintenant ? C’était calculé ! Les puissants sont derrière tout ça. (Les puissants ?) Ils veulent nous contrôler, vous le premier. Vous êtes jeune et méritant. (Ah ça y est, on y vient, le reste n’était qu’une mascarade en fait, elle est comme les autres en fait... enfin avec sa façon bien à elle !) Vous occupez un poste de choix dans une des meilleures écoles de sorcellerie. (on repassera pour le poste de choix hein !) Ils vont vouloir vous contacter. Peut-être est-ce déjà le cas ? Peut-être que le ministère vous à l’œil ? Avez-vous reçu des lettres du Ministère ? (Euh en fait, non, elle n’est pas comme les autres, elle est vraiment allumée ! Et si... peut-être est-elle vraiment au courant de tout ça ? Non !)Vous y êtes-vous déjà rendu ? Si oui, alors ne vous étonnez pas qu’ils vous mettent des bâtons dans les roues. Vous êtes fichés. Ils vont se servir de vous tôt ou tard. » En effet le ministère je m’y étais déjà rendu une fois, et des lettres de leurs parts j’en reçois, ah ça oui, toutes me refusent l’accès à Azkaban afin d’y rendre visite à mon père.

Elle avait enfin l’air d’avoir terminé son discours. Et elle paraissait fière d’elle ! Qui était cette Graysome ? Était-elle cinglée à ce point ou savait-elle vraiment ce qu’elle avançait ? Je n’aime ni la directrice de Poudlard, ni le ministre de la Magie, mais un complot ? Elle poussait peut-être un peu loin. Elle rangeait ses parchemins dans son sac. Quatre ? Elle avait écrit quatre parchemins sur le cours que je venais de faire ? Quatre parchemins sur les géants ? Elle venait de me balancer tout ça, et restait remarquablement calme, elle rangeait ses affaires, satisfaite, comme si de rien était. Et moi j’étais là, un peu sur le cul. Que pouvais-je bien lui dire ? « Miss Graysome, votre discours est pour le moins étrange. » Pourquoi j’empruntais ce chemin ? Cette fille était surement en mal de compagnie, d’amitié ou de je ne sais quoi d’autre, et elle devait se sentir obligée d’inventer ce genre d’histoire pour se rendre intéressante. Pourtant, je ne sais pas, elle y croit, il y aurait presque des détails. Je dis presque parce que j’avoue avoir certaines parties de ses phrases qui n’ont fait que passer, et ne sont pas restées bien longtemps. Je lançais un regard en direction de Fisgona. Elle n’avait pas l’air de bouger ni de prendre mon parti. Pas un bruit, rien. Un fléreur n’était-il pas connu pour reconnaitre les gens louches ? Bon d’accord la mienne était peureuse comme pas possible, et me suivait moi-même, mais quand même ! Jusqu’à maintenant, elle avait toujours réagi par rapport aux gens louches ! Pourquoi ne faisait-elle rien ? Bon un bon point pour elle déjà, elle n’était pas partie en courant. Je regardais une deuxième fois, d’un air insistant, comme pour lui dire, ma Fisgona chérie, réagis, et justifie que je foute dehors cette folle ! Mais rien... « Vous parlez de Poudlard, connaissez-vous la directrice ? Tout comme le ministère, y êtes-vous déjà allé ? D’où tenez-vous tout ça ? » je ne sais pas pourquoi, mais ces questions sont sortis comme ça. Je regrettais déjà presque de les avoir posées. Ce n’est pas que je crois à ce qu’elle vient de me raconter, loin de là. Il me faudrait plus que de simples paroles d’une élève. Mais, je ne sais pas. Si elle connaissait vraiment du monde haut placé ? Si elle avait entendu ces informations de ces gens-là ? Connaissait-elle Azkaban ? Savait-elle des choses là-dessus ? Je ne pouvais bien évidemment pas lui demander comme ça. Elle avait l’air dans son monde. Je ne sais pas si elle a entendu mes questions. Il faut dire que je les avais posées tellement doucement. Peut-être allait-elle partir, franchir ma porte, et reprendre ses occupations.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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Eléanore Z. F. Graysome
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Mar 26 Mar - 23:58

Je n’avais pas fait preuve d’une grande originalité dans mon discours. Il était presque le même que celui que j’avais fait quelques jours plus tôt. Quand j’étais chez les moldus. Je ne crois pas que ce fut une excellente idée. Je pense cependant, qu’il fallait que je le fasse. Je devais disséminer ma bonne parole dans toutes les têtes pensantes. Ma mission restait la même qui que soit le public. Moldus, sorciers, jeunes élèves de Poudlard, professeur. J’étais silencieusement investie par la vérité. Un pacte que j’avais passé avec moi-même et dont Cassandre en était le témoin. Je la soupçonnais même d’en être la responsable. Quoiqu’il en soit, j’étais devant ce professeur. Je l’avais mis en garde, comme ses prédécesseurs. « Miss Graysome, votre discours est pour le moins troublant. » Je fronçais les sourcils. Je sentais déjà que l’âme que j’avais en face de moi était de la même trempe que toutes celles que j’avais l’habitude de croiser sur son chemin. Ce genre de challenge était coutumier. Comme je le disais, j’avais l’habitude. Il devait faire comme les autres. Il était en train de penser que j’étais une allumée. Il pensait que je devais essayer de tout faire pour attirer l’attention. Il pensait que j’étais une solitaire qui avait besoin de raconter n’importe quelle faribole pour me rendre intéressante. Il pensait que je rêvais de mon moment de gloire. Il pensait que je ne cherchais qu’à m’attirer un coup de projecteur sur mon insignifiante personne. Il pensait que j’étais une fabulatrice. Or je n’étais rien de tout cela. Mais il pensait comme tous les autres. Parce que c’était plus facile que d’admettre la terrible vérité. Je devais essuyer un échec. Un demi-échec car j’avais captivé monsieur Quiguer. Sinon pourquoi cette remarque aurait-elle suivie ? « Vous parlez de Poudlard, » j’osais espérer qu’il m’avait écouté jusqu’au bout, s’il s’était arrêté à ma première mention de l’école, j’avais en face de moi un idiot. Une cause définitivement perdue. Je commençais à envisager de partir tranquillement sans répondre à sa réplique. « Connaissez-vous la directrice ? » Une bien étrange question que celle-ci je trouve. Je me demandais bien pourquoi elle était nécessaire. « Tout comme le ministère, y êtes-vous déjà allée ? D’où tenez-vous tout ça ? » Je fronçais les sourcils. Aurais-je finalement convaincu une personne dès ma première tirade ? Ou bien était-ce un homme qui avait des dossiers à cacher ? Je prenais la décision de mettre le professeur Quiguer sur ma liste des personnes sur qui enquêter. Le deuxième de ma liste de cette année scolaire. La première place était occupée par cette fille étrange de ma maison : Mercredi March. L’année commençait bien. J’avais de nouveau sujet de recherche.

Il ne devait pas me prendre totalement pour une menteuse. Ou bien alors il voulait s’en assurer. Je devais alors lui prouver que j’avais raison. J’ouvris la bouche. Je repris la parole. « Connaître est un bien grand mot professeur. Je dirais que je la rencontre très souvent. Elle me convoque souvent dans son bureau. Elle est parfaitement au courant de mes pensées et de mes convictions vous savez. » Je parlais avec vérité. J’avais effectivement été envoyée dans la tour de la directrice. Ce qui ne voulait pas dire qu’elle cautionnait mes paroles. Je n’ai jamais vraiment compris son point de vue à ce sujet d’ailleurs. Une énigme cette directrice. « Oh et elle reçoit très souvent mes hiboux l’informant de faits importants se passant dans l’école. Des hiboux qu’elle lit avec une attention toute particulière puisque j’en ai déjà vu les conséquences. Peut-on parler de relation particulière ? Je pense que oui. De connaissance ? Tout le monde se connait, alors... » Je ponctuais ce premier chapitre avec un sourire convaincant. « Quant au Ministère, je m’y suis déjà rendue. Mon père est psychomage vous savez, il a dû s’y rendre lors d’un jugement à la cour, il y était consultant. J’ai ce jour-là été gracieusement invitée. », je m’approchais à nouveau de lui. Je mettais ma main près de ma bouche. Je chuchotais. « De vous à moi, je les soupçonne d’avoir essayé de m’observer durant ces quelques heures de présence dans leur murs. Je reste persuadée qu’ils voulaient voir si je représentais un danger. Mais j’ai été plus futée qu’eux. » Je lui fis un clin d’œil. Il n’y avait pas de familiarité dans ce geste. Même si après l’avoir effectué je réalisais que cela pouvait être très mal. Aussi et comme je tenais à ce qu’il s’intéresse à mes propos et non à mon comportement, je reprenais mes distances. « Veuillez m’excuser. La passion me transforme. » Ce qui était, là encore vrai. En attendant, je venais de clore le second chapitre. Il ne me restait plus que le plus épineux, celui que les égarés ne savaient pas voir. « Mais pour ce qui est de mes sources, professeur, il ne s’agit que d’ouverture d’esprit et d’observation. Vous pourrez en arriver aux mêmes conclusions si jamais vous essayiez de lire entre les lignes. Les faits sont là juste sous vos yeux, il suffit de les interpréter différemment que la manière dont on vous propose de les comprendre. Oh bien sûr, cela à l’air d’une supercherie tout aussi importante que celle que j’essaye de démanteler. Comme si les personnes au pouvoir nous manipulaient. Alors dans ce cas, laissez-moi vous parler d’un sujet qui devrait vous toucher. Retournez dans le passé. Cherchez dans vos souvenirs. Cherchez dans vos manuels d’histoire. Combien de mensonges d’Etat ? Combien de fausse vérité ? Pour sauvegarder la population. C’est derrière ce grand précepte qu’ils se cachent. Mais les résultats sont là. Et il en est de même. Nous vivons des heures sombres et déguisées. J’ai raison. J’ai raison et ils veulent me faire taire. » Je venais de parachever avec brio ma seconde intervention destinée à convaincre le professeur. Je n’étais pas pleinement satisfaite pour autant. Il s’était intéressé à mes propos, mais la discussion était à sens unique. C’était mon impression. « Et pour vos appartements alors ? ». J’ajoutais doucement.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Dorian Quiguer
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Dim 31 Mar - 16:06

Je ne sais pas si l’élève que j’avais en face de moi était intriguée ou déçue de mes réponses. Enfin, de mes questions. Elle avait froncé les sourcils à chacune de mes interventions. Le faisait-elle pour se concentrer sur ce que je disais ? Peut-être trouvait-elle ça étrange que je puisse m’intéresser à ce qu’elle venait de me balancer ? Oh je ne m’intéressais pas particulièrement à un éventuel complot que venait me rapporter une élève. Mais il y avait deux possibilités selon moi. Soit elle inventait toute cette histoire pour se rendre intéressante. Et c’était une chose tout à fait plausible. Soit il y avait un semblant de vérité dans ce qu’elle pouvait raconter. Et dans ce dernier cas, si son discours s’avérait juste elle avait sans doute accès à des informations ou des on dit que peu de gens doivent avoir. C’est pourquoi je montrais un peu de curiosité quant au propos de la jeune demoiselle. Dans tous les cas, elle était convaincue de ce qu’elle avançait. « Connaître est un bien grand mot professeur. Je dirais que je la rencontre très souvent. Elle me convoque souvent dans son bureau. Elle est parfaitement au courant de mes pensées et de mes convictions vous savez. » Alors comme ça Filztter était au courant des dires de miss Graysome. Elle est au courant et ne semble rien faire de particulier. Ni faire taire cette élève ni mettre au courant qui que ce soit. S’il y avait un complot au sein de l’école, Maureen le savait. C’était selon moi inévitable. Encore une fois, pas énormément de possibilités. Soit Éléanore disait la vérité, Maureen le savait, mais ne disait rien, car miss Graysome passait vraiment pour une allumée. Soit pas de complot, et Maureen laissait là encore passer miss Graysome pour une allumée... Je ne sais pas. Je n’aime vraiment pas cette Maureen. Il faudra que je lui parle ! « Oh et elle reçoit très souvent mes hiboux l’informant de faits importants se passant dans l’école. Des hiboux qu’elle lit avec une attention toute particulière puisque j’en ai déjà vu les conséquences. Peut-on parler de relation particulière ? Je pense que oui. De connaissance ? Tout le monde se connait, alors... » Déjà vu les conséquences ? Donc en fin de compte Filztter réagirait ? « Quant au Ministère, je m’y suis déjà rendue. Mon père est psychomage, vous savez, il a dû s’y rendre lors d’un jugement à la cour, il y était consultant. J’ai ce jour-là été gracieusement invitée. »Hum, rien de vraiment étonnant là-dedans. Un psychomage ? Peut-être devrait-il s’occuper de sa fille... « De vous à moi, je les soupçonne d’avoir essayé de m’observer durant ces quelques heures de présence dans leurs murs. Je reste persuadée qu’ils voulaient voir si je représentais un danger. Mais j’ai été plus futée qu’eux. » Oui, bon peut-être qu’on peut trouver une part de vérité dans ce qu’elle raconte, mais là tout de même, elle poussait peut-être un peu loin. Je jetais un coup d’œil vers Fisgona, mais celle-ci ne semblait pas particulièrement avoir quelques choses à reprocher à Éléanore. Et pourquoi me racontait-elle tout ça ? Et ce clin d’œil qu’elle me faisait, j’allais finir par croire que dès le début je ne m’étais pas trompé. Une jeune demoiselle voulant encore trouver le moyen de se retrouver seul avec moi, peu importe le prétexte. J’avoue que celui-ci était original, mais quand même. « Veuillez m’excuser. La passion me transforme. » Rien que ça ? Tu m’étonnes ! « Mais pour ce qui est de mes sources, professeur, » ah, on en vient aux choses intéressantes, ses sources m’intéressaient, et je pourrais voir si ce qu’elle raconte est à prendre ne serait-ce qu’un peu au sérieux. « Il ne s’agit que d’ouverture d’esprit et d’observation. »Bon en fin de compte pas vraiment... Je commençais de plus en plus à croire qu’elle était allumée ! « Vous pourrez en arriver aux mêmes conclusions si jamais vous essayiez de lire entre les lignes. Les faits sont là juste sous vos yeux, il suffit de les interpréter différemment que la manière dont on vous propose de les comprendre. Oh bien sûr, cela à l’air d’une supercherie tout aussi importante que celle que j’essaye de démanteler. »Ah bon, tiens donc ! « Comme si les personnes au pouvoir nous manipulaient. Alors dans ce cas, laissez-moi vous parler d’un sujet qui devrait vous toucher. Retournez dans le passé. Cherchez dans vos souvenirs. Cherchez dans vos manuels d’histoire. Combien de mensonges d’État ? Combien de fausse vérité ? Pour sauvegarder la population. C’est derrière ce grand précepte qu’ils se cachent. Mais les résultats sont là. Et il en est de même. Nous vivons des heures sombres et déguisées. J’ai raison. J’ai raison et ils veulent me faire taire. » La manipulation, le passé, les souvenirs. Que de mots que je connaissais que trop bien... Je me replongeais tous les soirs dans mes souvenirs. Mon père... Son incarcération à Azkaban... Et ma mère, morte je ne sais pas trop comment dans un établissement spécialisé. Quant à mon oncle ! Que dire sur toutes ces zones d’ombres ? Tous ces refus de répondre à mes questions ? Mon oncle me cachait des choses, et ça, j’en étais sûr ! Depuis ma plus tendre enfance, depuis qu’il m’a recueilli. Je ne sais même pas ce qu’il fait d’ailleurs. Et pourquoi me refusait-on toujours le droit de rendre visite à mon père ? C’est une chose qui m’énervait au plus haut point, mais de là à parler de complot, quand même, je ne sais pas... Je réfléchissais à ce que je pouvais bien répondre à une élève. Je ne pouvais surement pas lui dire que j’étais là dans cette école dans l’unique but de pouvoir rassembler suffisamment d’informations sur Azkaban, pouvoir m’entrainer légalement, et m’introduire dans la prison ! Avant que je puisse répondre, elle ajouta doucement : « Et pour vos appartements alors ? » Il est vrai que je ne lui avais pas répondu la première fois. Bon par où commencer ? J’aurais très bien pu simplement la remercier, et m’en aller. Au mieux, lui répondre pour mes appartements. Mais je me sentis dans l’obligation de lui répondre. Elle était là, presque toute naïve, que c’en était presque touchant. « Vous savez Miss Graysome, il est vrai que bien des choses nous ont été cachées au fil de l’histoire. Mais comme vous l’avez dit, c’était pour sauvegarder la population. Et force est de constater que ça a plutôt bien réussi, ne pensez-vous pas ? Oh bien sûr, je ne dis pas que je cautionne ce genre de choses. Loin de là. Je préférerais, comme vous sans aucun doute, que l’on nous tienne informés. Mais pensez-vous réellement que cela y changerait quelques choses ? Les résultats en seront-ils différents ? Je ne pense pas. Vous saurez, au mieux vous ne ferez que paniquer, au pire vous interférerez dans des actions qui peuvent être bonnes. Vous savez, je ne suis pas vraiment pour le fait que les moldus soient au courant de notre existence. On ne sait pas pourquoi tout d’un coup, la vérité a éclaté. Je ne suis pas d’accord. Je suis sûr que vous non plus, et je suis prêt à parier qu’il n’y a pas que nous deux dans cette situation. Avez-vous seulement pensé, miss Graysome, que si le ministère avait agi de la sorte, c’est qu’il y avait surement une raison ? Peut-être même en ont-ils étaient obligé ? Nous ne savons pas, et même si nous aimions savoir pourquoi, pensez-vous que les choses seraient différentes aujourd’hui ? » Je me surpris moi-même à raconter toutes ces choses à une élève ! Qu’est-ce qu’il me prenait ! Où avais-je la tête ? Tout ce que je venais de dire n’était que la vérité, et ne montrait en rien un complot. « Dites, miss Graysome, vous m’aviez parlé des agissements de la directrice lorsque vous lui faisiez parvenir vos hiboux. Pouvez-vous me dire de quel genre d’agissement il s’agit ? Que fait-elle au juste ? » J’étais vraiment intéressé par cette dernière question, et j’attendais une réponse qui pourrait me satisfaire. J’avais noté aussi l’importance qu’Éléanore montrait pour les appartements des professeurs. Alors avant qu’elle ne puisse répondre et comme pour détendre un peu l’atmosphère, je lui répondis au creux de l’oreille et en chuchotant : « Et en ce qui concerne mes appartements, ils sont bien aussi grands que veux bien vous le laisser entendre. Ils n’y paraissent pas de l’extérieur, mais une fois que vous franchissez la porte, vous seriez bien surprise de voir ce qu’une simple porte peut cacher. Peut-être un jour, auriez-vous la chance de pouvoir en visiter un ? » je m’éloignais de la proximité que je venais de créer tout en lui rendant son clin d’œil. En espérant qu’elle ne le prenne pas simplement pour mes derniers mots, ça aurait été vraiment embarrassant sinon.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Sam 13 Avr - 21:31

« 7 septembre 2033,
Cher journal,
Comme tu le sais déjà, je suis allée voir le professeur Quiguer à la fin de son cours. Je ne suis pas sûre qu’il ait compris la nature réelle de mes propos. Je crois même qu’il m’a prise pour une « m’as-tu vu ». Il m’a prise pour une fille qui ne demande qu’à attirer l’attention sur soi. Je trouve cela bien triste journal. Triste de voir qu’une personne avec l’érudition, le savoir nécessaire ne sache pas entendre et comprendre ce qu’il y a dans mes propos. Lorsque j’ai eu fini de lui expliquer ma théorie, que je lui avais mis l’évidence sous les yeux, le travail était mâché, il a fini par me tenir un discours décevant journal. Mais j’ai tenu bon. Tu me connais. Je suis restée impassible pendant qu’il pensait que la foi l’habitait. Mais il ne pouvait pas savoir le pauvre. La foi est avec moi. La foi n’était dans ses propos insipides.
Il a tenu à revenir sur l’Histoire. Je n’avais pas choisi le thème au hasard. Le but était de piquer là où cela le toucherait le plus. N’ayant pas encore enquêté sur lui, c’est l’Histoire qui m’était venue à l’esprit. C’est là que la déception a commencé et que le mutisme m’a pris. Selon lui, les mensonges d’état ont réussi à notre Histoire ? Qu’il aille donc dire cela aux français à qui l’on apprend que Napoléon était un grand stratège, que Napoléon était un homme qui a battu vaillamment. Alors qu’en fait, il n’a fait qu’exagérer dans ses écrits. Ses batailles n’auraient jamais été telles qu'il les avait décrites. Un comploteur lui aussi. Un homme qui avait la puissance, un homme qui a décidé de passer du côté de la force obscure. Et un professeur d’histoire ose me dire que cela a plutôt bien réussi ? Tu n’imagines pas combien il fut difficile de ne pas le couper journal. Il a continué sur sa lancée. Totalement dans le faux. Est-ce que cela changerait quelque chose si la population était mise au courant de tout ce qui se tramait ? Intérieurement je m’étouffais. Intérieurement, il venait de m’enfoncer un poignard dans le cœur. Comment a-t-il pu oser proférer de telles paroles journal ? Il ne se rend donc pas compte ? Le complot veut justement nous faire croire que le savoir ne changera jamais rien. Mais le complot se rappelle-t-il seulement de ce qui est inscrit dans ce qui est supposé être le premier écrit de la civilisation humaine ? Je ne lui accorde aucun crédit au passage, mon opinion n’a pas changé à ce sujet, je tiens à ce que tu le saches journal. Mais l’évidence est là ! Adam et Eve ont appris, ils ont su pour leur nudité, pour leur corps. Et leur mode de vie n’a plus jamais été le même. Alors pourquoi devrait-il en être autrement si le savoir à rendu différents des êtres primitifs ? Complètement décevant de la part d’un professeur d’histoire. J’envisage dès ce soir, d’envoyer un hibou à la directrice pour qu’elle se rende compte de son erreur : monsieur Quiguer n’est pas compétent ! Je pourrais faire le cours d’histoire à sa place.

Il a osé parler du phénomène de panique. Bien sûr que dans le contexte actuel si l’on commençait à donner des informations disparates sur ce qui se passe réellement il y aurait naissance de la panique. Le monde ne tournerait pas ainsi si le complot n’avait pas fait en sorte de garder le pouvoir dans sa sphère d’élite et s’il avait consenti dès le départ à mettre au courant le peuple. Le complot a déjà gagné le bataille de l’esprit. Je sais que Cassandre me soutiens, je ne perds pas espoir journal. Même s’il a fini par m’asséner le coup de grâce de manière magistrale. Un homme totalement perdu. Le pire c’est qu’il ne s’en pas compte. Je ne sais pas si j’arriverais à faire quelque chose de son âme. Son cas me semble désespéré. Mais je me refuse de le laisser sur le côté, je refuse de laisser le complot l’emporter. Mais dire que le Ministère avait été obligé de révéler notre existence ? Il n’a pas pesé la force de sa bêtise. Je suis sûre qu’il s’en mord désormais les doigts. Evidemment qu’il a été obligé, c’était dans le plan ! Les moldus nous ont trahis. Nous n’aurions jamais dû leur faire confiance, jamais l’entente entre le Ministre sorcier et moldu n’aurait dû perdurer, voire même naître. C’était couru d’avance. Ils convoitent nos pouvoirs. Ils convoitent nos esprits. Ils veulent faire de nous ce qu’ils appellent leurs animaux de laboratoire. Le professeur n’a pas semblait être au parfum de ces faits. Une véritable déception. C’était incroyable venant de la part d’un professeur d’histoire de la magie. J’ai compris ce qu’il lui manquait journal. J’ai compris. Il avait la jeunesse pour plaire, mais le manque d’expérience pour comprendre. J’ai été fortement désappointée tu sais. D’autant plus que ce n’était pas le cœur de mon discours qui avait retenu son attention. Ce qui l’intéressait lui, c’était la directrice. C’est le pouvoir qui l’intéresse journal ! Il veut faire partie du complot. Il sait. »

« Dites, miss Graysome, vous m’aviez parlé des agissements de la directrice lorsque vous lui faisiez parvenir vos hiboux. Pouvez-vous me dire de quel genre d’agissement il s’agit ? Que fait-elle au juste ? » Je croisais les bras face à cette nouvelle remarque. Il n’y en avait que pour les hauts placés. Comme toujours. Il s’approcha de moi. Je campais mes positions. Je n’étais pas du genre à me laisser impressionner. Pas du genre à me laisser intimider par l’autorité. « Et en ce qui concerne mes appartements, ils sont bien aussi grands que veux bien vous le laisser entendre. Ils n’y paraissent pas de l’extérieur, mais une fois que vous franchissez la porte, vous seriez bien surprise de voir ce qu’une simple porte peut cacher. Peut-être un jour, auriez-vous la chance de pouvoir en visiter un ? » Son murmure ne m’émue en aucune façon. Ce n’était pas comme tout à l’heure où j’avais dépassé les limites. Je ne voulais pas qu’il se méprenne sur mes intentions. Je commençais maintenant à m’en poser sur les siennes. M’avait-il prise au sérieux ?

« 7 septembre 2033,
Cher journal,
Je crois qu’il est plus intéressé par les jeunes étudiantes qu’il ne veut le laisser croire. Je suis sûre que si je le suis durant une journée, ses rencontres avec les demoiselles de l’école seront nombreuses. Je ne peux pas laisser ce genre de personnage arpenter les couloirs de l’école journal ! Je dois sévir. La directrice aura bientôt de mes nouvelles. »

Je me refermais. Je ne voulais pas devenir une marionnette du complot. « Je ne crois pas non. » J’étais sèche. J’étais loin de mes frivolités passées. Je ne me laisserais pas avoir. « La directrice sévit professeur Quiguer. Je lui fais part de mes justes observations, les sanctions, les punitions tombent. Je suis trop jeune par rapport à certain pour être préfète, même si cette année j’aurais espéré avoir ce poste. J’ai été déçue puis j’ai compris que c’était une manière de ne pas me faire remarquer. Je suis la préfète non officielle de ma maison. En tout cas, même si pensez que cela est un fait de mon esprit, j’obtiens des résultats. Je vois. Je transmets. Elle sévit. » Je n’en dirais pas plus. Je ne voulais pas me compromettre. Il avait déjà beaucoup trop d’informations à sa disposition. Je ne pouvais tout de même pas me résoudre à le laisser sans un nouvel avertissement. Je passais outre ma décision. J’en disais plus. J’en jouais. Je changeais ma voix. Je devenais guillerette. Je devenais badine. « J’espère alors que vous n’avez rien à cacher à la directrice. Quelque chose qu’elle ne sache pas déjà. Elle possède bien d’autres informateurs, tous ne sont pas élèves. Des clients par exemple ? » Je ne savais rien. Je voulais savoir. Je tentais au hasard. J’étais sûre d’une chose tout de même : j’étais une informatrice toute aussi officieuse que la préfète de ma maison. Ces rôles dans l’ombre étaient faits pour moi. Etre dans l’ombre pour mieux briller sous les projecteurs.




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Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Dorian Quiguer
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Lun 15 Avr - 12:55

Mes clients? Pourquoi parlait-elle de mes clients? Je ne cachais rien. D’ailleurs mes activités n’étaient pas dissimulées. Bien sûr je prenais des précautions. Tout particulièrement au sein du château. Mais la directrice était certainement au courant de mes activités. Il aurait été étrange qu’elle ne le soit pas. Je n’ai rien à cacher, non, vraiment. Je ne dis pas qu’il faut que ça se crie sur tous les toits, loin de là, mais ce n’est un secret pour personne. Il est vrai que je ne devrais sans doute pas être en possession de certains ouvrages. Et encore moins les refiler au premier crétin qui me le demande. Mais je le fait. Miss Graysome était-elle en train de me menacer en ce moment même? Non, je ne pense pas. Elle pensait ce qu’elle disait. Elle se prenait pour une espionne de la directrice de Poudlard. Pourquoi pas après tout. Ça ne m’étonnerait pas vraiment d’elle. Son histoire de complot. Essayait-elle de me faire dire quelque chose? Que cherchait-elle au juste? Il valait mieux que je me méfie de cette élève. Elle semblait connaitre beaucoup de chose, et semblait avoir une relation particulière avec la directrice. Mes clients? Pourquoi certains de mes clients seraient-il des espions? J’y avais déjà pensé, bien sûr. Et à vrai dire c’était une éventualité tout à fait probable. Si j’avais vent qu’un libraire se donnait à des activités que l’on pourrait qualifier d’étranges, j’aurais enquêté, c’est une évidence. Donc si j’y avais pensé moi-même, les gens compétents dans ce domaine y avaient indubitablement pensé eux aussi. Ce que je ne comprenais pas, c’était pourquoi une jeune étudiante me lançait ça en pleine figure, comme ça, et avec un grand sourire aux lèvres! Et puis elle parlait d’informateur pour la directrice. En quoi cela lui serait-il utile d’en envoyer au sein de ma librairie. Que le ministère enquête, d’accord, mais la directrice, je ne vois pas pour quelle raison. De toute façon elle connaissait très certainement mes activités en dehors d’ici. Pourquoi m’aurait-elle refusé tous les postes que j’avais demandés pour me flanquer le cours d’histoire de la magie?

Je commençais à ranger mes affaires. Si je me mettais à poser plus de questions, je pouvais risquer de faire une erreur. Ce n’était pas dans mon intérêt. Je regardais Miss Graysome. Je ne savais pas quoi lui répondre. « Vous savez mademoiselle, mes clients ne sont que des gens qui viennent acheter des livres dans une librairie. Et pourquoi venir espionner un jeune libraire comme moi qui pour arrondir ses fins de mois se voit obliger d’enseigner à des élèves?» Ma réponse ne lui irait pas, c’était certain, alors je rajoutais aussitôt «bien sûr les gens du gouvernement sont partout, à chaque coin de rue, ils nous observent, dans l’ombre, nous le savons bien.» j’avais dis cela en étant le plus sérieux possible et je ne pouvais m'empêcher de rajouter d’un ton légèrement ironique : « un peu comme vous et votre rôle pour la directrice dans l’enceinte de Poudlard.»

La directrice sévissait d’après ce qu’elle disait. Je n’aimais pas beaucoup ça. Filtzzer est une sorcière puissante. Bien trop puissante. S’il se tramait quelques choses elle était au courant. Il se pouvait même qu’elle en soit à l’origine. N’était-ce pas elle qui avait fait venir une cracmole dans Poudlard? Et pas n’importe où! Non! Dans la bibliothèque. Cette cracmole était en charge de la bibliothèque. Un endroit plein de livre, remplis d’histoire. De nos histoires à nous, les sorciers. Pourquoi avait-elle nommée ce genre de personne à ce poste? Pourquoi avoir tout simplement nommé ce genre de personne à un poste quelconque au sein du château? Voilà que je me mettais à penser comme miss Graysome! N’importe quoi. Je n’approuvais en rien la décision de la directrice. Mais un complot! C’était peut-être pousser un peu loin non? Et puis c’était à Rafael Grey, il me semble, que l’on devait le fait d’être connu aux yeux de tous. Oh, c’est bien le ministre moldu qui en a fait l’annonce, mais ce Grey était surement derrière! Je n’aimais pas notre ministre de la magie. Pour bien d’autres raisons, mais je dois admettre que cela en fait une de plus. Il fallait absolument que je mette fin à cette conversation avec mon élève. Elle était en train de me faire me questionner sur bien trop de question à la fois. J’avais bien conscience de tout ça. Mais le fait qu’une élève aussi jeune en parle de cette façon, c’était quand même étrange. Qui connaissait-elle pour avoir tous ces on-dit? Je n’étais pas beaucoup plus âgé qu’elle, c’est vrai, mais j’avais les livres. Et j’en avais lu. Ça oui. Tous les complots qui ont été mis à jours, toutes ces machinations, même celles qui sont seulement suspectées. Je les avais lus. Je n’en avais pas fait allusion devant miss Graysome. Je n’avais pas besoin qu’elle me prenne pour un allumé. Il fallait absolument que je vois mon oncle. S’il se passait vraiment quelque chose, il le saurait. Il ne me le dirait pas, mais il le saurait. Il me fallait aussi refaire une demande auprès du ministère, pour demander un droit de visite à la prison. Ce serait surement refusé. Encore. Mais il fallait essayer. Peut-être que je me déplacerais en personne cette fois. J’entendrais peut-être des bruits de couloirs au ministère. Et me revoilà en train de trop penser. Avec trop de peut-être, c’est comme ça qu’on devient comme l’élève en face de moi, à croire en une multitude de complots!
Fisgona s’était levée de devant ma salamandre. Elle faisait le dos rond et me fixait. Ça y est, même elle l’avait sentie. Cela fait vingt minutes qu’Eleanore me parait bien louche, mais c’est une fois que moi je le deviens avec toutes mes pensées qui se bousculent qu’elle décide de se manifester! Vraiment étrange quand même. Tu parles d’un fléreur si elle ne réagit pour ainsi dire qu’aux comportements de son maitre! Il était vraiment rare qu’elle se mette à suivre quelqu’un. Même si dans ces rares cas, ça n’avait jamais était pour rien!
J’avais finis de ranger mes affaires. Il ne restait plus que moi et miss Graysome dans la salle. J’attendais qu’elle s’en aille afin de lui emboiter le pas et fermer la porte derrière moi. J’espérais aussi au plus profond de moi qu’elle ne continuerait pas la conversation une fois dehors. J’avais à faire.







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Tu t'dis c'est du délire
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Pour qu'enfin tu puisses vivre
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MessageSujet: Re: La brebis égarée   Sam 25 Mai - 19:44

Je refermais la bouche, à cet instant je comprenais que ma dernière tirade l’avait laissé perplexe. J’espérais qu’il parle. J’espérais en savoir plus. J’avais laissé trainer mes oreilles un peu partout depuis la rentrée. J’avais entendu ce qu’il se disait sur ce nouveau professeur, parmi toutes les rumeurs c’était à celle-ci que j’avais décidé d’accorder du crédit. Elle s’approchait de ma réalité, celle où les honnêtes hommes œuvraient dans l’ombre. J’étais désormais sûre de moi, cet homme avait, comme tous ceux ici-bas son lot de secrets, de choses à cacher. Ce qui faisait de lui une personne relativement normale, même s’il venait en même temps de gagner une place de choix dans la liste des éventuels comploteurs. Etre en relation avec Poudlard et le ministère de la magie cela ne permet que de forger l’esprit à la rébellion. Quiguer était originaire de la France, il était évident alors que la flamme de la révolution coulait dans ses veines. Ces Français et leurs idées de changement ne me plaisaient guerre. Je me méfiais tout particulièrement de ces secte venant de Beauxbâtons. Ils étaient là pour instaurer un ordre nouveau, pourquoi un professeur ne pourrait-il pas être leur leader ? Je devenais soupçonneuse. Je l’écoutais me raconter ce qu’il voulait pour m’endormir l’esprit. Il était meilleur comme professeur que baratineur. Ce qui n’était pas normal pour un professeur d’histoire de la magie. Professeur d’histoire de la magie qui enseignait par défaut et par besoin. Je riais intérieurement. J’avais envie de laisser mes rires s’exprimer mais je les réprimais. Je voulais voir jusqu’où le pathétisme qui l’habitait serait capable de le mener. Il me dressait un tableau bien triste. Trop décousu pour être vrai. Je le savais. Du complot, il en était.

Mes poings se resserrèrent avec fermeté lorsqu’il osa me comparer à ces hommes de l’ombre payés par cette société qui nous échappent. Mon rôle dépassait totalement ces viles pensées. J’œuvrais pour le bien, pour le respect, pour la pérennité de la vie en communauté. Il osait faire de moi une comploteuse ? Une de ces personnes incapable de se regarder dans le miroir. Cassandre merci je m’en sortais beaucoup mieux. Je n’avais rien à me reprocher. Pendant que certains frisaient la perfection dans leurs résultats scolaires, pour ma part, j’atteignais cette perfection par ma régularité. J’étais fidèle à moi-même et j’avais des convictions. Je ne me laissais pas faire par le système. J’étais une meneuse. J’étais une guide. J’étais ce qu’il leur fallait pour ouvrir les yeux et il osait à une phrase une seule, parler de moi de la sorte. Si le cours n’avait pas été obligatoire, je me serais donnée corps et âme dans une mission nouvelle : celle de me désinscrire coûte que coûte de cette matière tant que le professeur qui l’enseignerait serait ce Quiguer arriviste. Je ne l’aimais plus. Je ne voulais plus le sauver. Il m’avait fait du tort. Et quel tort. Que Cassandre en soit témoin, plus jamais cet homme ne trouvera grâce à ses yeux et les miens, lorsque que la brebis est galeuse il faut la faire quitter le troupeau. J’agissais comme une bonne bergère pour mes fidèles et les futurs, il fallait écarter ce professeur. Il rangeait des affaires. Je rageais. Il comptait s’arrêter là dans notre entretien. Sur cette note funeste, sans même essayer de se rattraper. Il ne s’était pas rendu compte de son erreur. J’étais insultée, il ne le voyait pas. Le fléreur du professeur sembla esquisser un mouvement. Je me méfiais de ces créatures tout en les respectant. Elles étaient des créatures magiques par excellence. Leur statut n’était pas à remettre en cause. De la même manière que la salamandre qui se trouvait également sur le bureau. Il ne méritait pas de posséder des bêtes pareilles. Elles frôlaient la perfection magique tandis qu’il n’était qu’un troll se débâtant avec les pouvoirs que mère Cassandre lui avait octroyé. Je voulais faire quelque chose mais je n’en avais pas les moyens immédiats. Je ne pouvais pas laisser ces pauvres bêtes entre les mains cet homme. Si cela se trouvait, il comptait les mettre à profit pour mettre en place le complot français ! Je ne laisserais pas faire pareil gâchis. Je me battrais pour qu’ils récupèrent tous les deux leur liberté. J’avais du travail à accomplir sur cette tâche. De nouvelles recherches à faire pour trouver les failles du système. Fière de ma décision, de mon sens de l’honneur et de mon initiative de protection envers ce fléreur et cette salamandre, je croisais le regard du professeur. Il semblait dans l’attente. Je ne voulais rien avoir à faire avec lui. Du moins pas pour le moment. Je ne voulais plus jamais remettre les pieds dans cette salle, qui pouvait savoir ce qui s’y tramait lorsqu’il s’y rendait seul. Les soupçons étaient toujours présents.

J’ouvrais la bouche. Je parlais avec monotonie. « Vous vous êtes fait happer par le complot. Je suis désolée pour vous. Puise Cassandre être miséricordieuse. » J’inclinais doucement la tête pour le saluer. Je me retournais. Je ramenais mes affaires contre ma poitrine. Je marchais vers la porte de sortie de la salle et je me retrouvais dans les couloirs sans me retourner. Il me fallut quelques instants pour prendre les escaliers magiques, répondre à l’énigme et me retrouver dans mon dortoir.
« 7 septembre 2033,
Cher journal,
Suite à notre conversation, je n’ai plus de doute. J’en suis sûre. C’est une conviction. Le complot l’a déjà contacté. Je ne sais pas s’il s’en est rendu compte, s’il est un investigateur. Mais le complot est là. Je le soupçonne de faire partie de la filiale française de cette grande entreprise du mal. Je ne peux plus le sauver, il est déjà trop tard pour lui. Mais pas pour ces possessions. Pas pour les bêtes qu’ils pensent aimer et choyer. Je vais les sauver journal. Je ne peux me résoudre à les abandonner à leur triste sort. Ce ne sera pas un vol, mais une action désintéressée pour le bien d’autrui. Je dois trouver le moyen de me renseigner sur le département des créatures magique et la législation au ministère de la magie. Je vais prendre contact avec le professeur de créature magique de Poudlard. Je sais que des élèves ont des parents éleveurs d’animaux, je vais aussi aller creuser de leur côté. Je ne les abandonnerais pas. Chaque heure passée dans cette salle d’histoire de la magie ne me rappellera pas son erreur, mais le fait qu’il reste encore des âmes à sauver. Ils ne les auront pas. Ils ne m’auront pas.»




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Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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La brebis égarée

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