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 Au coeur de la différence.

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Illusions
Maître du jeu. Décide & éxécute.
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Maître du jeu. Décide & éxécute.

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MessageSujet: Au coeur de la différence.   Ven 22 Mar - 16:08



Scénario d'Illusions

Trafalgar Square, fin août, une semaine avant la rentrée à Poudlard.
« Le complot prend de l’ampleur, le complot prend de l’ampleur. Ce sont ces quelques mots qu’Eléanore lâche sur son Journal, son confident de toujours. À force de se le répéter, à force de l’écrire : l’ensemble apparaît comme une urgence qu’elle doit transmettre. Si, jusqu’à présent, elle gardait ses pensées fantasmagoriques pour ses amis sorciers, l’idée vient de lui prendre de prévenir également les moldus. Après avoir quitté Le Chaudron Baveur, la demoiselle s’est donc aventurée à pied jusqu’à Trafalgar Square où, d’après les rumeurs, il est possible de s’exprimer librement. Mais son départ, précipité et intentionnel vers le monde des moldus, a mis la puce à l’oreille de Danaé qui s’y trouve. Sa petite voix, étrangement, lui a demandé de la suivre en toute discrétion. La demoiselle, se prenant pour un agent du ministère, la suit donc au travers de la ville. Chose difficile que de se balader sans entrer en contact avec eux, moldus. De son côté, Liam a la déprime facile. Ce matin-là, il s’est levé avec l’impression tenace qu’Ailise se trouve encore à ses côtés, mais qu’il ne peut la voir. Alors, il vagabonde au travers de la ville, fuyant la sorcellerie pour être au plus près d’elle. Avec toute cette histoire, avec son histoire surtout, il repense aux derniers jours et à la volonté de sa promise de transmettre la vérité.

Illusions est là, en maître derrière tout cela, observant ses acteurs converger vers la même direction. Illusions observe, aussi. Mais s’il était vous, il conseillerait de ne pas trop faire de vague. Ou, dans le pire des cas, il conseillerait de faire passer cette rencontre comme une mascarade, comme un théâtre ouvert en proie à la dérision de ce qu’eux, moldus, ne savent pas. Mais Illusions n’est pas vous ; aussi vous laisse-t-il avancer.»



Explications & conseils & contraintes.
x. si les moldus connaissent l'existence des sorciers, ils ne possèdent pas de registre intégré leur permettant de suite de savoir à quel monde vous appartenez. Donc au début vous êtes comme monsieur tout le monde.
x. miss Graysome n'est pas tenue de modérer ses propos. Elle peut parler des sorciers, du complot, de ce qu'elle veut. Nous imaginons bien entendu que dans cette scène Eléanore pourrait être un élément déclencheur. Les autres sont libres de tenter de la faire taire en l’apercevant.

x. vous pouvez utiliser vos baguettes magiques
x. blesser ou tuer (intentionnellement ou non ) un moldu n'est pas interdit, cependant ceci est fortement déconseillé pour le bien-être futur de votre personnage. Cela dit, pas vu pas pris.
x. si vous désirez lancer des sortilèges supérieurs à votre année scolaire, vous ne devrez pas en dire l’effet. Illusions décidera.
x. merci de ne pas transplaner dès le début du scénario.
x. l'ordre d'intervention est le même que l'ordre de citation de votre personnage dans la description de la scène.



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Eléanore Z. F. Graysome
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Sam 23 Mar - 21:48

« 23 août 2033,
Cher journal,
Je me suis levée avec des ambitions nouvelles. La rentrée à Poudlard approche et je me rends compte que c’est ce qu’attendent les investigateurs du complot. Pourdlard est ma prison dorée. Lorsque j’y suis, j’y suis quasiment inoffensive. Ils me neutralisent par leur loi. Mes paroles ne pourront pas aller au-delà des murs de l’école et des maisons de Pré-Au-Lard. Mon public devient lassé, car celui-là ne veut pas comprendre. Je déblatère des balivernes si je les écoutes. J’ai pris une décision importante journal. Tu vas être fier de moi. Je vais de l’avant dans mon projet. Je vais aller convaincre un autre public avant d’être à nouveau enfermée. Je vais aller voir les moldus ! Oh non ne me fustige pas journal. Essaye de comprendre mes intentions. Je n’ai pas le choix. Je dois le faire. Je dois me sacrifier pour la bonne cause. Même si je ne les aime pas du tout. Ces moldus me répugnent. Je devrais prendre sur moi. Je ferais attention à ce qu’ils ne me touchent pas. Je ne veux pas finir comme un chien auquel ils auraient injecté une puce. Je me suis renseignée sur leur technique de repérage. L’informatique, c’est comme ça qu’ils appellent leur évolution. Ce genre de pratique est infect. Mais j’ai pris ma décision. Je vais y aller journal. Aujourd’hui même. Sache que si je ne reviens pas tu auras toujours été ma meilleure source d’inspiration. Ne laisse personne te lire. Ou alors rend toi entre de bonnes mains. Entre de mauvaises tu serais brûlé et la perspective de déjouer le complot disparaîtrait avec toi.
Je me rends chez mes adversaires l’esprit combattif. J’espère revenir victorieuse. J’espère que Cassandre guidera mes pas. »

« Cher journal,
Le début de l’après-midi arrive. Je ne suis toujours pas partie faire mon expédition en terre inconnue. En vérité, j’ai cherché le moyen de me protéger d’eux avant d’aller les trouver. Mais les sortilèges sont hors de ma portée. J’ai bien trouvé un sortilège qui m’enfermerait dans une bulle hermétiquement close. Rien n’y fait journal, j’ai essayé, j’ai failli m’étouffer dans mon enchantement. Je ne pourrais espérer le lancer qu’avec plus d’entraînement ou bien plus d’expérience. Le temps me manque journal. Je ne voulais pas partir chez eux sans m’assurer d’être protégée. Je n’ai vraiment pas le choix. Plus j’attendrais, plus le complot gagnera. J’ai peur. Encore. »

J’ai pris le portoloin de l’île sur laquelle nous vivions avec notre famille pour me rendre directement à Londres. Choisir cette destination faisait partie du plan. Londres, la capitale. La ville où les esprits les plus avisés sauront me comprendre. C’était ce que j’espérais. Le plan avait tout intérêt de fonctionner. Il faisait chaud dehors. J’aurais dû me trouver un peu moins vêtue que je ne l’étais. Mon pull noir, mon pantalon et mes chaussures fermées étaient les éléments de ma combinaison. A défaut, d’avoir été capable de lancer le bon sortilège j’avais dû réfléchir à un moyen de secours. Les moldus et leurs microbes ne se mettraient pas en travers de ma quête. Pourvu qu’ils m’écoutent.
Je venais d’entrer dans le Chaudron Baveur. Je remettais alors mes cheveux biens droits en place, pour masquer mon visage. Cette auberge était une porte ouverte sur le monde des moldus, si l’on ne voulait pas que je m’y rende, c’était l’endroit idéal pour m’intercepter. Mes pas étaient rapides. Mon esprit se confondait avec la nuit. Je me voulais invisible. J’étais invisible. Je ne regardais personne. Je n’écoutais pas non plus. Je n’étais pas là. Je poussais ma porte de sortie avec force et précipitation. J’étais en territoire étranger. Ce n’était pas la première fois que je m’y rendais, c’était vrai. Je n’aimais pas m’y rendre. Le soleil tapait fort sur mes manches, j’avais chaud. Maudit moldu. J’avançais dans la ruelle, puis dans les rues de Londres les bras croisés en me tenant les coudes. Je regardais chaque moldu que je croisais. J’essayais de percer à jour leurs sombres desseins. Je voulu même faire demi-tour. S’ils étaient des objets du complot, alors ils pouvaient bien disparaître. Eux et leur technologie invasive. Je manquais de changer de trottoir en voyant arriver vers moi une famille nombreuse. Je résolu le problème en attendant tranquillement derrière une poubelle qu’ils passent pour me faufiler derrière eux.
Le chemin fut long jusqu’à Trafalgar Square. J’avais un bon sens de l’orientation, je m’étais procuré des cartes. Mais je me refusais de prendre un transport en commun. C’était ouvrir grand la porte sur le vice. Tous ces moldus agglutinés les uns sur les autres. L’enfer dans quelques mètres carrés. J’avais fait de cette place mon lieu de ralliement à mon rendez-vous secret que je m’étais fixé avec le destin et Cassandre. J’avais cru comprendre que les politiciens, ou au moins ceux qui avaient l’âme de la revendication en eux aimaient à se produire devant les spectateurs de ce lieu. Je ne comprenais pas très bien pourquoi. Mais j’y allais.

Je ne savais pas vraiment quelle heure il était lorsque j’arrivais à Trafalgar Square. Ce qui m’importait étant seulement que j’y sois. J’analysais la situation sur place, ce qui n’était pas pareil que sur les photographies moldues que je m’étais procurée. Deux fontaines, une colonne, des bâtiment à perte de vue. Comment était-il possible de captiver les foules dans un tel agencement? Les moldus étaient les rois du mauvais goût. Mais je devais me conformer au plan. Je me rendais vers une des fontaines où un attroupement s’était fait. Je montais sur son rebord en faisant bien attention de ne le toucher que de mes pieds. Je pris une inspiration grande, que je regrettais immédiatement, l’air était-il infesté de nanotechnologie ? Je pris la parole. « Ecoutez-moi. S’il vous plait. » Quelques têtes seulement se tournèrent vers moi, ce n’était pas assez. Je haussais alors le ton. J’hurlais même. « ECOUTEZ-MOI ! » Toutes les têtes environnantes se levèrent. Ceux qui étaient un peu plus loin s’arrêtent dans leur balade sans pour autant avoir l’intention de s’installer. Je lâchais alors la phrase qui ferait opérer la magie. « JE SUIS UNE SORCIERE ! » J’étais fière de ma réplique. Je ne faisais plus attention au nombre de personne qui occupait mon auditoire. J’étais lancée. J’étais prête. « Oui je suis une sorcière. Mais je ne vous veux aucun mal. Je viens vous prévenir. Vous êtes en danger. Tous en danger. Mais pas à cause des sorciers. À cause du pouvoir. Les sphères hautes vous observent. Elles sont à l’affut. Un complot, n’ayons pas peur des mots, est en marche depuis des années. Croyez-vous que ce soit normal que l’on ne vous révèle notre existence que maintenant ? Je ne crois pas ! Cela a été savamment calculé. Les puissants qui dirigent le monde avec leurs lois et leurs richesses avaient tout prévu. Ce n’est que le début. Tout ce que l’on vous dit n’est que supercherie ! Le complot est partout ! Ouvrez vos yeux. Sachez lire entre les lignes. Voyez le monde différemment. Imaginez le complot, car il est plus qu’une idée, il est la réalité. Voyez le premier ministre moldu comme il pourrait être. Un objet de la supercherie ou bien un des grands investigateurs ! » Je ne m’arrêterais jamais. J’étais prête pour mon moment de gloire. J’étais triomphante.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Danaé E. Winnfield
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Lun 25 Mar - 16:37

    Au coeur de la différence.
    DANAÉ & ELEANORE & LIAM

    .ReedNight



    Et noyer mon amertume au fond des verres humides. Je repose le verre vide sur le bois sale de la table du Chaudron Baveur, agite vaguement la main dans les airs, pour signaler «encore, encore». Je bois, comme un trou, comme un homme. L’alcool endort la voix dans ma tête. Quand je suis ivre, je ne l’entends plus. Tu CROIS que tu ne m’entends plus, nuance ! Je claque des doigts. Que le tavernier se hâte, par la barbe de Merlin ! Je le vois, gros et gras, le visage rouge, qui s’agite dans tous les sens, son ventre répugnant qui dépasse de son pantalon en tissu. Je l’observe, les yeux plissés, comme un chat qui guette la souris devant son trou. Prête à lui sauter à la gorge. Un éclair brille dans mon regard, puis se meurt, presque aussitôt. Mon regard est terne, aussi trouble que ce verre, alors que l’homme verse l’alcool dedans. Il fait mine de s’arrêter, je le foudroie du regard, et il verse encore. Puis disparais, me laissant seule, avec le whisky et la déprime. Ce sentiment qui enserre ma gorge, me fait suffoquer, s’abat sur mes épaules, comme animé d’une volonté propre. Quand je déprime, c’est comme si on appuyait sur mes épaules, pour me maintenir la tête sous l’eau, juste assez pour que je manque de me noyer. Puis, on me tire de l’eau, je reprends conscience, et on recommence. C’est comme si on me jetait dans un cachot, minuscule, à peine quelques mètres de diamètre, que je puisse à peine m’y tenir accroupie, et que les murs se resserraient autour de moi. Un sentiment d’oppression. Aucun espoir. Rien. Tout était sale, sombre, et insipide, comme cette taverne, ce monde, ces gens. Rien d’excitant. Rien de brillant. De luisant. Aucune lueur d’espoir. Juste le chaos, éternel chaos, les ténèbres dans lesquelles nous évoluons, à tâtons, telles des chauve-souris en pleine lumière.

    Et puis, soudain, entre cette chevelure rousse. Une tâche flamboyante, un feu-follet au milieu d’une forêt sombre, détruite et déserte. Une crinière comme animée d’un esprit à part entière. Qui danse devant mes yeux, se détachant au milieu de ses tignasses brunes et hirsutes. Mes yeux la suivent. Elle est belle. Elle est trop belle. Je fronce les sourcils. Ce n’est pas normal, qu’une créature féérique vienne se promener au milieu de cet endroit, sale et dégoûtant. Y a un truc qui cloche. Peut-être dans ce geste de la main. La façon qu’ont ses cheveux de recouvrir son visage. Elle est bizarre. Je trouve aussi. Elle n’est peut-être pas d’ici ! Et peut-être que c’est une sang-de-bourbe au service de la sang-de-bourbe de directrice de Poudlard ! Tu crois ? .... J’en suis sûr ! Regarde ses petits yeux de fouine ! Elle prépare quelque chose, j’en suis certain ! ... Qu’est-ce qu’il faut que je fasse ? .... Suis là ! Si c’est une espionne pour le compte de Maureen Filztter-Murray, tu ne penses pas que Rafael Grey sera... heureux... de savoir de quoi il retourne ? .... J’humectais mes lèvres, mes yeux bleus plissés, signe de ma concentration extrême. La voix avait raison. Pour une fois qu’elle servait à quelque chose ! Toujours là pour ça, gourdasse ! J’avais vidé mon whisky d’une traite et, me levant, je suivis la créature rousse à l’extérieur du Chaudron Baveur. Je rabattis ma capuche sur ma tête, et m’enfonçait dans ce monde moldu que je ne connaissais -pour mon plus grand malheur- que trop bien. Je tentais de me dissimuler dans l’ombre. Le coeur battant, je me prenait pour un agent du ministère. Mission : discrétion extrême pour surveillance rapprochée. Mes pas étaient rapides. Discrets. Chaque fois que je la sentais ralentir, j’en faisais de même. Observais la devanture d’un magasin. Faisais semblant de m’intéresser à un objet moldu présenté dans une vitrine. Je gardais les yeux rivés sur la chevelure rousse, tentant de faire abstraction des corps des moldus qui se pressaient contre moi. Chair contre chair. Je frissonnais de dégoût. La pensée de Rafael Grey me réconforta, et je me concentrais sur ma tâche. La suivre. La suivre.

    Nous débarquâmes à Trafalgar Square. La foule, plus dense, m’offrait une couverture facile, mais il était également aisé de la perdre. Je dû me concentrer, pour ne pas la perdre de vue. Bousculer quelques moldus inutile, écrabouiller le pied d’un enfant qui passait sur mon chemin. Lorsque ses pas l’arrêtèrent devant la fontaine, j’arrachais le guide touristique d’un couple qui passait sous mes yeux, et me glissais dans la foule, pour m’approcher, sans me faire repérer. Faire semblant d’être une moldue me rendait nerveuse, j’en avais des frissons et des sueurs froides. Mais je me concentrais. Pour le ministère de la magie. «Ecoutez-moi. S’il vous plait.» Je fronçais les sourcils. «ECOUTEZ-MOI !» Instinctivement, je refermais le guide touristique, et portait la main à ma ceinture. Malheureusement, je n’y trouvais pas le contact rassurant d’une baguette magique. «JE SUIS UNE SORCIÈRE !» Je manquais de m’étouffer avec ma propre salive. Oh bordel de merde... FAIS QUELQUE CHOSE TOI AU LIEU DE RESTER PLANTER LÀ ! Les bras m’en étaient tombés. «Oui je suis une sorcière. Mais je ne vous veux aucun mal. Je viens vous prévenir. Vous êtes en danger. Tous en danger. Mais pas à cause des sorciers. À cause du pouvoir. Les sphères hautes vous observent. Elles sont à l’affut. Un complot, n’ayons pas peur des mots, est en marche depuis des années.» RÉAGIS ESPÈCE DE CHOUETTE DÉPLUMÉE ! «Croyez-vous que ce soit normal que l’on ne vous révèle notre existence que maintenant ? Je ne crois pas ! Cela a été savamment calculé. Les puissants qui dirigent le monde avec leurs lois et leurs richesses avaient tout prévu.» Je sentis mon sang, qui bouillait dans mes veines. Mes poings se serrèrent, et mes phalanges blanchir sous la pression exercée. «Ce n’est que le début. Tout ce que l’on vous dit n’est que supercherie ! Le complot est partout ! Ouvrez vos yeux. Sachez lire entre les lignes. Voyez le monde différemment. Imaginez le complot, car il est plus qu’une idée, il est la réalité. Voyez le premier ministre moldu comme il pourrait être. Un objet de la supercherie ou bien un des grand investigateurs !» S’en était trop. Il fallait que ça cesse. Maintenant.

«Bien sûr ! Et les petits bonhommes verts sont débarquer dans leurs soucoupes volantes !» Quelques rires fusèrent dans la foule, et je ne savais pas si je devais me sentir fière d’avoir capturé leur attention, ou malade, d’être écoutée par des moldus. «Je suis la seule à penser que cette nana est complètement dérangée ?» Je devais bien reconnaître, malgré tout, que je savais, comment fonctionnaient les moldus, pour avoir vécut parmi eux, contre mon gré, durant toutes ses années. «Moi j’ai entendu dire qu’il y avait un hôpital psychiatrique pour les sorciers dans le coin ouais ! Sainte Langouste, une connerie du genre !» La brûlure sur mon poignet du bracelet de Sainte Mangouste, bien que ne le portant plus, me sembla bien réelle. «Ça m’étonnerait pas qu’on voit des types venir la chercher ouais !» Je joins mon rire à la foule. Quelques touristes se dispersèrent, et je dardais mes yeux bleus dans les yeux de la rousse. Tente de parler encore une fois, et je t’arrache la langue !


she'll cut your head & eat your balls
C’est comme l’intelligence, la folie, tu sais. On ne peut pas l’expliquer, tout comme l’intelligence. Elle vous arrive dessus, elle vous remplit et alors on la comprend. Mais, quand elle vous quitte, on ne peut plus la comprendre du tout.
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Liam Manderly
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Lun 1 Avr - 17:14

Je me sens bien ce matin. Dans mon élément. Il pleut sur Galway. Le vent souffle et tape sur les vitres de la chambre, faisant trembler les montants. Les gouttes s'abattent contre les carreaux avant de couler lentement. En dehors du bruit de la tempête, je ne perçois rien autour de moi. L'appartement est silencieux, comme le reste de la maison.Tout est calme, trop calme.
Un curieux pressentiment m'envahit. Lorsque je me lève, je perçois un mouvement. Dans le cadre au-dessus du lit, Ailise agite sa main. Elle me salue gaiement avant de me faire signe et de sortir du cadre. Comme si elle partait vers un ailleurs inconnu.
Le choc est brutal. Un tsunami d'une rare violence. La rage monte dans mes tripes, vers le coeur. La tension monte et je sens mes veines pulser contre mes tempes. Ailise. Elle est morte. Le choc est dur, comme tous les matins. Mais pire aujourd'hui. Elle a quitté le cadre et c'est comme une nouvelle mort. La colère qui m'avait saisi me quitte tout aussi brutalement, me laissant dans un état d'épuisement profond.C'est dans un état second que je me lave et m'habille.
Stout arrive alors, se frottant contre mes jambes. Il doit venir de son coussin au salon. Il dort là si souvent. Mes nuits agitées ne lui conviennent plus, pour partager le grand lit, même si je suis seul à l'occuper. Mes mouvements automatiques me permettent de le caresser un peu, avant de verser quelques croquettes dans sa gamelle. Il reste assez d'eau pour la journée.
Changer d'air. Cela devient nécessaire. Au hasard de mes pensées. La sensation d'étouffement change de forme. Je transplane vers Belfast. La porte de la maison de mes parents est devant moi. Non. Pas Belfast. Pas ma famille.
Deuxième saut dans l'espace. J'arrive dans une rue animée, dans laquelle déambulent de nombreux touristes. Les téléphones en main, ils suivent les indications de leurs GPS pour visiter la ville, en écoutant les commentaires audios de leurs guides virtuels. Londres. Très bien. Ici, les sorciers sont rares et je retrouve mes habitudes moldues. Je suis seul dans les rues bondées. Mais j'ai l'impression que les passants s'éloignent sur mon chemin, un peu trop loin, comme si quelqu'un était présent à mes côtés. Suis-je à nouveau en train de devenir fou? J'accélère la cadence de mes pas, me laissant porter par la foule vers une destination quelconque. Les rues et les places de Londres passent les unes après les autres.

Je m'arrête soudain, lorsque j'entends ces mots. «JE SUIS UNE SORCIÈRE !» D'une main, je vérifie que ma baguette est à portée. Mes réflexes d'oubliators remontent vite. Je jauge la foule. Trop nombreuse pour moi tout seul.

Je tourne la tête vers la jeune femme qui parle, près de la fontaine, mais c'est un autre visage qui retient mon attention. La jolie blonde qui lui répond. C'est avec elle qu'Ailise s'était engueulée un jour. Impossible d'oublier cette scène. Mais que fait-elle ici? Dur à dire, mais elle pourrait être un allié pour calmer la jeune fille qui fait la maligne sur la place.

Il faut rapidement décider comment réagir. Que les moldus connaissent les sorciers, pourquoi pas. Mais qu'ils croient à un complot. Non. Pas besoin de rajouter de l'huile sur le feu actuellement. En rire? Me faire passer pour son père et lui passer un savon en public? Prévenir les collègues du ministère et jeter quelques sorts d'oubliettes sur le public? En attendant, détournons l'attention des passants. Je pointe discrètement ma baguette sur un bus à impériale rempli d'asiatiques. Un discret Amplificatum fait hurler le moteur, ainsi que les hauts parleurs qui crient en japonais des informations sur Trafalgar square. Vont-ils continuer à écouter la demoiselle au bord du bassin?


Let's have a Party in the Greenhouses

Light helix in the greenhouse, Ankara, 2013,<br />erdalinci.tumblr.com
copyrights Erdal Inci


Dernière édition par Liam Manderly le Mer 24 Avr - 9:53, édité 1 fois
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Illusions
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Jeu 4 Avr - 16:20


Intervention d'Illusions

Les propos de Eléanore laissent perplexe la foule de moldus qui est venue l'écouter. Certains font des signes à ceux qui sont plus loin pour leur dire de venir voir le spectacle; ils ne vont pas être déçus !

L'intervention de Danaé scinde l'opinion en deux. Certains tiennent des propos du même type que la cracmole et le clame à leur tour haut et fort. Mais la foule reste présente.

Si l'idée de Liam était excellente pour faire diversion, un enfant accroché à la veste de sa mère à vu son geste. Le petit garçon crie à sa maman et le pointant du doigt: "Maman c'est un sorcier là !" . La rumeur s'élève dans la foule. On regarde alternativement les deux protagonistes sorciers sans oser bouger. Certains semblent tétanisés. Les réactions des moldus peuvent être diverses et variées, Illusions laisse votre imagination parler.


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Eléanore Z. F. Graysome
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Jeu 4 Avr - 19:45

« 24 août 2033
Cher journal,
Tu aurais dû être là. Je surplombais de ma prestance tous les moldus. Ils m’écoutaient, moi Eléanore Graysome. J’étais Cassandre sur la place publique. J’étais la sauveuse. Je leur disais la vérité. Ils me regardaient, ils buvaient mes paroles. Je me suis sentie pousser des ailes journal. Mais elle est intervenue. Elle, la blonde. La fille entre les deux mondes. Je ne le savais pas quand cela s’est passé. Mais la fin de la journée me l’a appris. Une cracmole journal. Elle ne valait pas mieux qu’eux, pas mieux que tous ces moldus que je voulais essayer de mettre sur le droit chemin. Elle a pris la parole. Si tu veux mon avis journal, elle est folle. Vraiment folle. Cette cracmole parlait comme une moldue. Mais qui veut leur ressembler journal ? Quelle cracmole digne de ce nom veut donner pareille image de son être ? Le pire. C’est que certains l’ont cru. Des moldus l’ont suivi. Elle ne vaut pas mieux qu’eux. Ils ne valent pas mieux qu’elle. Je n’aurais pas dû chercher à les sauver. Maintenant ils savent, même s’ils ont fait semblant de me pas me croire. J’aurais dû les abandonner à leur propre sort journal. »

J’étais triomphante. Dans un élan de clameur, je levais mes bras durant mon discours. Une voix couvrit la mienne. Je m’interrompis. Pour moi, son intervention débuta à partir des soucoupes volantes. Je voyais l’âme de la discorde venir vers moi. Je voyais cette fille ruiner mes efforts. Je voyais un nouvel obstacle. Elle ne devait pas savoir que je n’en étais pas à la première âme réfractaire venue. Elle ne savait que je combattais tous les jours les forces qui me forçaient à me taire. Elle, comme tous les autres, ils ne savaient pas. J’étais droite. Je restais sur mon rebord de fontaine. Je voulais garder ma place de choix en hauteur. J’étais à ma place, au-dessus de tous pour les guider. Lorsque le mot dérangé sortit de sa bouche, je ne cessais de la garder. Je l’observais avec attention. Je savais qu’elle n’était pas une moldue. Je l’avais déjà rencontré avant. Je l’avais aperçu plusieurs fois. Elle était une sorcière qui voulait me réduire au silence. Etait-elle une envoyée du ministère chargée de me faire taire ? Jusqu’où avait-elle le droit d’aller pour arriver au terme de sa mission ministérielle ? Je la regardais avec ardeur. D’autant plus lorsqu’elle déforma volontairement le nom de l’hôpital. Un rictus se dessina sur mes lèvres. Ses propos n’avaient pas de sens. Elle était soit une traitre à sa race, soit une envoyée du Ministère. Elle pouvait aussi être les deux à la fois en refusant comme tous d’ouvrir les yeux sur la vérité. Elle se tut. Je ne pouvais pas la laisser sans répliquer. Des moldus riaient. Plusieurs folle et cinglée parvinrent à mes oreilles. Je sentais la colère monter au fond de moi. Si elle pensait me faire taire, elle se mettait la baguette dans l’œil ! « Elle vous ment. Plaider la folie pour unique défense, voilà qui manque cruellement de preuve n’est-ce pas ? Surtout venant de la part d’une personne pour qui la magie n’est pas une étrangère. ». Je la fixais de mon regard brûlant. J’avais serré mes poings.

« 24 août 2033,
J’étais prête à l’accuser publiquement de mentir de la même manière qu’elle l’avait fait pour moi tu sais journal. J’avais raison c’était en plus d’être une abomination pour son sang, une traître à son rang. Déshonorer ainsi les sorciers. Je plains sa famille journal. Mais passons, je te parlerais de la famille Winnfield quand j’en aurais appris plus sur eux. J’étais prête. J’avais toujours ce même feu au fond de moi. Les moldus comme témoins de notre discorde me donnaient de l’ardeur. Mais je n’étais pas la seule sorcière présente journal. Crois-le ou non, le professeur de botanique de Poudlard était là. Je crois que la directrice a voulu garder un œil sur moi. Je crois qu’elle l’a envoyé me surveiller. Je me disais bien que j’avais été suivie les jours derniers quand j’étais allée à Londres pour faire mes derniers achats. Je crois que cette année la directrice pourrait bien donner des informations sur mes agissements au Ministère. Je l’ai toujours su, c’est une vendue. Elle tient compte de mes lettres, mais c’est une vendue. Le professeur a été repéré par un enfant journal. »

Un cri parvint à mes oreilles alors qu’un car au son démesuré passait dans la rue. Je regardais dans la direction du bruit. Je vis un visage qui ne m’était pas inconnu pendant que je comprenais après entente la mise en garde du petit garçon. Que faisait-il là ? J’étais entourée de sorciers aux mœurs étranges. La blonde traitresse et le professeur sympathisant avec les elfes de maison. Je le savais ! S’il se servait des espions c’est parce qu’il en était un lui-même. J’avais envie de sortir ma baguette magique. C’était un réflexe de défense. Je ne voulais pas qu’il me lance un sort, lui ou la blonde. Je ne voulais pas. J’envisageais de fuir, mais la foule semblait très compacte. Je choisissais d’utiliser une arme qui ne me ferait pas autant de tort : mes mots. Je ne voulais pas user pas user de ma baguette. Je ne voulais pas faire de faute grave. J’étais élève à Poudlard en sixième année, le secret de notre existence a été révélé, en parler ne pourrait pas me porter préjudice, mais exécuter de la magie sous leurs yeux ne pourrait que être désastreux. J’étais une sorcière sans pouvoir.
Le car disparaissait peu à peu. Les rumeurs des moldus parvinrent à mes oreilles. « Un sorcier, nous devons fuir ! » « Si vous êtes un sorcier dites-nous la vérité ! » « Oh mon Dieu ! Mon chéri ne le regarde pas dans les yeux il va nous hypnotiser. » « Il paraît qu’ils peuvent nous tuer en un seul mot. » « Oui, j’ai lu un article du Times ! » « Ils vont nous faire du mal. ». Le car faisait un détour assez loin pour je puisse reprendre la parole et ajouter mon grain de sel à l’histoire. Je criais à moitié pour me faire entendre. « Je vous l’avais dit ! Il fait partie du complot. C’est un des leurs. Il veut se servir de sa baguette contre moi, et elle là », je montrais la blonde, « c’est très certainement sa complice ! Je suis venue vous parler en amie. Je n’ai pas usé de sorts, mais lui oui ! », je pointais le professeur Manderly maintenant, « A vous de décider qui sont les cinglés à enfermer. Ils savent que la magie est interdite ! Ils le savent et ils le font. Vous êtes en danger je vous l’avais dit ! ». Je voulais que l’attention des moldus se porte sur les deux. Sur le sorcier qui s’était révélé, et sur la blonde sorcière. Je voulais que les moldus leur parlent. Je voulais fuir avant que le Ministère ne me rattrape. Car si les deux étaient là, c’était forcément pour moi non ?

HJRP : Eléanore a le droit de ne plus se présenter en cours de botanique jusqu'à la fin de sa vie scolaire après ça ? Je crois qu'elle s'emporte un peu.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Danaé E. Winnfield
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Ven 19 Avr - 22:46

    Au coeur de la différence.
    DANAÉ & ELEANORE & LIAM

    .ReedNight


    Et ils m’appelaient folle. Je regardais la rouquine, créature diabolique, qui parlait, en agitant ses mains, les yeux fous, totalement fous, poussée par je ne sais quelle force. Une folie bien à elle. Toi c’est pire. La ferme ! Je ne mets pas notre monde en danger, moi ! Et je ne viens pas raconter dieu sait quel complot, chose totalement ridicule soit dit en passant, au beau milieu de moldus ! Je ne me mêle pas aux moldus. Les moldus sont des créatures inférieures. Elles sont nées pour servir les sorciers. Ce sont des sous-hommes. Si complot il y avait, ce ne serait qu’un projet de domination sorcière. On ne peut pas appeler ça complot, quand c’est pour écraser les races inférieures. C’est... de la colonisation. Des missions bienveillantes. C’est pour leur bien, au final, qu’on fait ça. Enfin, s’il y avait un complot, ce serait pour leur bien. Il n’y en a pas. Rafael Grey en aurait parlé. J’en aurais entendu parler. Les familles de Sang Pur seraient au courant. Je serais au courant. Alors,je fais ce que j’ai de mieux à faire. Protéger les sorciers. Protéger le ministère. Protéger la magie. Me moquer d’elle. Tenter de détourner l’attention de la foule. Ça marche, un peu. Quelques éclats de rire. Des moqueries qui fusent. Une bouffée de fierté m’envahit, m’enserre la gorge. «Elle vous ment. Plaider la folie pour unique défense, voilà qui manque cruellement de preuve n’est-ce pas ?» «Suffit de te regarder, pas besoin de plus de preuve !» la coupais-je. Tentative pour la réduire au silence. Ferme là. Ferme là, sinon.... «Surtout venant de la part d’une personne pour qui la magie n’est pas étrangère.» Son regard était fixé sur moi, mauvais, et je le lui rendis au centuple. A l’intérieur, je m’effondrais. A l’extérieur, mon visage restait impassible. Comment savait-elle ? Elle te connaît, peut être ? Je n’pense pas. Elle a peut être lu l’article de la Skeeter. Et elle se souviendrait de mon visage, depuis tout ce temps ? Je sais pas, HÉ, je te signale que je suis dans TA tête ! J’ouvris la bouche, m’apprêtant à répliquer, souligner sa folie, lancer un «ABRACADABRA !» tonitruant, pour me moquer d’elle, quand le hurlement du bus qui passait près de nous me vrilla les tympans. WTF. Je tournais la tête, scrutant la foule. «Maman c’est un sorcier là !» Le sang bouillant dans mes veines, je fis volte face, scrutant la foule, cherchant le «là», comme une Walkyrie une veille de bataille. J’avais le coeur qui battait à tout rompre, le sang qui affluait, déclenchant des poussées d’adrénaline. La foule murmurait, je m’énervais. Je ne voyais pas. Je ne voyais rien. Où, OÙ avais-je envie de crier ! Un moldu me bouscula, et je fus prise d’un haut le coeur. BEURK ! Il t’a touché ! Il t’a touché ! «Je sais ! La ferme !» grinçais-je entre mes dents. Je jetais des regards, tout autour de moi. Par la barbe de Merlin. Si j’avais une baguette, je les Stupéfix-erais tous, et je leur ferai oublier tout ça. Et je torturerais la rousse, aussi, un peu je crois. Ouais. Ce serait fun.

    Je lance des regards répugnés à la foule, en entendant des idioties telles «il va nous hypnotiser». Allô, les sorciers ne sont pas des vampires ! Quelle sera la prochaine imbécilité ? Les sorciers mangent de la chair humaine ? «Je vous l’avais dit ! Il fait partie du complot. C’est un des leurs. Ils veut se servir de sa baguette contre moi, et elle là...» Je fronce les sourcils, alors que son doigt se pointe vers moi. J’ai envie de lui arracher, lui tordre, lui briser, lui couper. «c’est très certainement sa complice !» Je laisse échapper un éclat de rire qui résonne, cristallin dans la foule. «Bien sûr ! Je suis une sorcière, regardez... Abracadabra !» J’agite les mains dans les airs, prenant un air terriffiant. Un rire, sur ma droite. Un froncement de sourcil, sur ma gauche. «J’ai mieux à faire de ma journée que de fomenter des complots ! Get a life !» m’exclamais-je. Et tandis que la rousse reprend son monologue totalement tiré par les cheveux, je m’approche, doucement, tentant de me fondre dans la foule, de m’approcher, doucement, discrètement. Je me saisis de l’opportunité qui m’est présentée, alors qu’elle pointait du doigt le sorcier qui avait déclenché le haut parleur du car touristique, dont je n’avais pas réussi à voir le visage, perdu au milieu de la foule dense. «Ils le savent et ils le font. Vous êtes en danger je vous l’avais di.....» Plouf. D’un geste, rapide, sec, précis, je l’avais poussé dans la fontaine. Un sourire satisfait se dessine sur mon visage et je glisse mes mains sur mes cuisses. Bien. Je pourrais aller jusqu’à la noyer mais... y’a du monde. Voilà. Ce ne serait pas discret. Certains risqueraient de penser qu’elle disait vrai. LOL.


she'll cut your head & eat your balls
C’est comme l’intelligence, la folie, tu sais. On ne peut pas l’expliquer, tout comme l’intelligence. Elle vous arrive dessus, elle vous remplit et alors on la comprend. Mais, quand elle vous quitte, on ne peut plus la comprendre du tout.
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Liam Manderly
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Mer 24 Avr - 11:15

L'agacement commence à se faire plus intense. Autour de lui, les murmures se font de plus en plus forts et audibles. Foutus anglais. Ce n'est pas sur son Ile que tout cela serait arrivé. Les Irlandais ne sont pas comme cela (au tout du moins, il veut le croire). Liam n'a pas que cela à régler aujourd'hui. Maintenant qu'il est pris dans le tourbillon des évènements, il tente de reconnaitre la jeune femme qui est debout sur le bord de la fontaine. Il essaye de se remémorer les photographies des élèves des différents niveaux et maisons de Poudlard. Elle est une sorcière suffisamment jeune pour être encore à l'école. Elle l'accuse de fomenter des complots. Qu'est ce qui peut bien lui passer par la tête? A la limite, si elle l'accusait d'être un nationaliste irlandais, mais là... Après quelques hésitations, il se souvient d'elle. Un premier flash. La directrice qui lui demande de faire attention à Hector, pendant les cours des Sixièmes années. Il parait qu'elle a une dent contre les elfes de maison. Un deuxième flash. Il l'a déjà rencontré à Ste Mangouste. Pas une patiente. Non. Mais son père est un des psychomage qui l'avait pris en charge après la mort d'Ailise. Graysome. Serdaigle. Et classée étrange par les professeurs. Liam pense même avoir vu un peu de tristesse et d'agacement dans le regard de son père, quand il l'a rencontrée. Le docteur Graysome...
C'est ce moment que choisit une ambulance pour traverser la place, sirènes hurlantes, projetant les rais bleus de ses gyrophares sur les murs. La blonde, la rousse, les accidents. Décidément, tout aujourd'hui le ramène à son ex-femme. Un flux nerveux part dans ses nerfs para-sympathiques. Liam reconnait bien cette sensation. Son coeur semble s'arrêter de battre un instant et ralentit ensuite son rythme. La salive monte dans sa bouche, tout comme les sécrétions de ses autres organes digestifs. Il ressent comme un coup de poing dans l'estomac, qui lui coupe le souffle. Et les larmes commencent à couler sur son visage. Une, puis deux, puis des dizaines. Pas maintenant. Pas en public. Pas devant les autres. Il n'est pas un homme fragile. Il a grandi dans un milieu difficile.
Mais pourquoi ces deux femmes sont-elles ici? Y en a-t-il d'autres? Il jauge la foule qui l'entoure et, à travers ses yeux embrumés, il croit voir d'anciens amis, des collègues, des voisins d'Ailise. Ses tempes se mettent à battre plus fortement. Dans quel piège est-il tombé?
Alors qu'il est emporté par le tsunami de ses émotions, il entend vaguement un cri, suivi d'un de chute dans l'eau. La blonde a poussé la rouquine. Il est ramené à son problème actuel. Ses voisins, qui l'accusaient d'abord, avant d'être perturbés par ses larmes se sont tous tournés vers les jeunes femmes. Certains rient, d'autres s'offusquent. L'esprit analytique de Liam reprend le dessus. Ses joues s'assèchent lentement. Il fend la foule. Les gens s'écartent sur son passage ou sont légèrement bousculés. Certains gardent un air terrorisé en le voyant passe à leurs côtés. D'autres semblent indifférents ou incrédules. Ils ne l'ont pas vu lancer le sort et un problème technique pouvait expliquer les sons du car de tourisme. Le cartésianisme des uns est le meilleur rempart des sorciers. Il a appris cela il y a longtemps maintenant.

Il parvient enfin au niveau de la blonde furieuse et lui jette un regard sombre, les joues encore humides.
Non mais vous n'êtes pas bien, vous! Depuis quand agresse-t-on ainsi les gens! Cette fille a effectivement tenu des propos incohérents, mais rien qui ne nécessite une telle douche froide, en public. Eloignez-vous un peu! Il parle assez fort pour être entendu de tous ses voisins. Mais lance un discret clin d'oeil à Danaé.
Puis il tourne la tête vers la rouquine, qui sort la tête de l'eau, les cheveux collants le long de son visage et les vêtements dégoulinants. Bien sûr, à ce spectacle, il ne peut s'empêcher de sourire. Il doit admettre qu'au fond de lui, il trouve qu'elle a un peu mérité ce qui lui arrive. Mais il s'inquiète de la réaction des deux femmes et du public.
Je crois que notre amie n'a pas aimé que vous l'accusiez. Mais moi, je ne comprends pas vos attaques. Expliquez-nous donc ce complot du "Pouvoir"! Et donnez-nous des arguments! Parce que je dois admettre, qu'une adolescente qui hurle du haut d'une fontaine a du mal à me convaincre, jusqu'à présent. Malgré ses yeux rougis, Liam essaye de mettre toute sa conviction dans ses propos. Il fait un sourire et reprend plus bas. Vous l'avez dit vous-même. Les sorciers ne sont pas responsables du complots. Moi le premier. Mais si complot il y a, je peux peut être vous soutenir. Il s'est discrètement glissé entre les deux femmes pour empêcher des échanges de coups, forts probables, étant donné l'état d'agacement des protagonistes. Il tend ensuite une main secourable à Eléanore. Et pour ne pas l'inquiéter davantage (ou au contraire pour qu'elle croit que le complot est encore plus étendu, il n'en est pas certain lui-même, il interpelle un moldu, à côté). Vous, ne restez pas planté là comme un idiot, aidez-moi à sortir cette jeune fille de là, avant qu'un bobby n'arrive! (il ne manquerait plus que la police britannique s'en mêle...) Le professeur ne compte pas reprendre sa baguette tout de suite. Pour ne ps effrayer les moldus et surtout pas Eléanore. L'esclandre sera bien assez fort, comme cela. Au fait, où sont ses parents? Elle n'a que 16 ans et n'est pas londonienne, d'après son père...


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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Sam 25 Mai - 20:31

«24 août 2033
Cher journal,
Le chemin de celui qui connait la vérité n’est pas sans embûche lorsque ses contemporains ne sont pas encore assez évolués pour le suivre. Les remarques intempestives de cette erreur de la nature prouvaient en plus qu’elle manquait d’un savoir vivre impressionnant. De quoi faire pâlir tous les maîtres à éducation de l’aristocratie anglaise. Sa famille devait la portait en horreur. J’en fais déjà de même. Sa rhétorique n’est pas digne de celle du rang de sa famille. Une simple enfant sortant d’une famille bien éduquée aurait très certainement pu rendre le débat plus intéressant. Rien d’étonnant dans le fait qu’elle ne possède pas de pouvoir magique. Sa prestance ne vaut pas plus que les moldus se pavanant dans ce qu’ils appellent des soirées huppées. Elle est folle. Elle ne vaut rien. Elle prouve que les cracmols n’ont pas leur place ici bas. Pourquoi ne veut-elle pas se suicider et arrêter de polluer l’air de ses comparses ? Elle est haïssable. Elle a porté la main sur moi. »
J’étais lancée. J’étais triomphante. Il y avait cette fille qui tentait vainement de couvrir ma voix, mais elle n’arrivait pas à me donner envie de mettre une fin au règne de mon discours. Je ne l’entendais presque pas. Elle parlait dans le vide, pendant que mes paroles gardaient leur ardeur première. Apprendre à attendre son tour pour parler est une règle de d’or dans tous discours si l’on ne veut pas être ignorée, surtout lorsque l’on tente de piéger son adversaire. Des coups d’épées dans l’eau c’était bien ce qu’elle faisait. J’avais vu des rires et visages outrés suite à ses interventions idiotes. Juste de quoi épater la galerie. En attendant la plupart de l’attention était dirigée vers moi. Je les voyais qui me regardait. Je voyais le doute dans leurs yeux. Je voyais le questionnement. J’étais prête à assumer ce rôle depuis des années, j’allais les instruire et les guider. Je m’apprêtais à proposer aux moldus de me poser leurs questions, car j’avais des preuves, des pistes, des rumeurs, des faits. J’étais prête à les leurs fournir. Le secret du monde magique envolé, les propos que je pouvais tenir devenaient immenses. Ma question ne fut jamais prononcée car je perdis l’équilibre.
« 24 août 2033
Cher journal,
Tu imagines journal ? Cette chose a osé me toucher. Moi ? Eléanore Zélia Faith Graysome ! Elle a posé ses mains sur moi. Ses mains que la magie n’a même pas voulu toucher. Je me suis sentie comme volée. Comme si par ce contact elle m’avait volé mes pouvoirs. J’ai pu vérifier journal je suis intacte, je suis entière. Comme je te l’ai déjà dit, je ne savais pas encore qu’elle était une cracmole. Je pensais avoir en face de moi le sourire satisfait d’une moldue comploteuse qui venait d’arriver à ses fins : avoir une place dans le monde des sorciers en ayant volé le pouvoir d’une sorcière ! »
Je ressortais la tête de l’eau le regard furibond, des sortilèges aux éclairs verts dans les yeux. J’étais prête à faire la fierté de ma chevelure rousse en faisant coulant le sang. Je voulais voir cette fille allongée au sol. J’allais me relever d’un bond mais je me ravisais. Le sorcier indigne venait de se diriger vers moi. Je le savais il était là depuis le début pour moi. S’en était fini je venais de jouer mon dernier acte. Cassandre m’avait abandonné au même sort funeste qui avait été le sien. Oh comme je la comprenais cette divine prophétesse muette dans les oreilles des troyens. Je serais digne. Je levais la tête, je baissais les épaules. J’attendais fièrement la sentence. J’étais prête à réclamer mes ultimes paroles avant de trépasser ou bien d’être réduite au silence par la torture, ils avaient le droit de savoir ! Il parla. Je fuis prise d’une stupeur et d’une surprise inattendue.
«24 août 2033
Cher journal,
Je ne voulais pas te le dire de suite, mais imagines seulement mon étonnement lorsque j’ai su qu’il n’était pas avec elle. Je voulais te laisser le suspense à toi aussi ! Il m’a presque défendu dans sa première phrase. Pour ensuite, redevenir l’homme de ministère que j’avais imaginé et traiter mes propos comme étant incohérents. Ce professeur devrait quitter Poudlard. Des elfes, une ouverture d’esprit minime, je ne peux pas en supporter plus. Les cours de botanique vont être longs pour cette rentrée ! Il pense que je suis son amie. Il pense très mal journal. Comme si j’allais fricoter avec des personnes telles que lui. Ami des elfes. Très peu pour moi. Timothy me dit que j’ai tort pour les elfes de maison. Mais Timothy est trop gentil.
Tu sais ce qu’a ajouté le sorcier indigne journal ? Jamais je n’aurais pu croire cela possible. Il m’a demandé des preuves. Alors que je venais déjà d’en énumérer certaines. Mais où était-il pendant qu’il exécutait bêtement les ordres de la directrice qui lui demandaient de me surveiller de près ? Je dépendais uniquement de mes parents. Je peux me rendre à Londres comme je le désire. Mon père ne travaille-t-il pas à Ste mangouste après tout ? »
Il sourit étrangement. Il venait de me dire que je ne l’avais pas convaincu. C’est parce que vous ne voulez pas entrer dans mon monde professeur ! Vous êtes le problème. Je suis la solution. Ce qu’il ajouta plus bas me laissa perplexe. Bien sûr que si les sorciers pouvaient être des responsables du complot au même titre que les moldus de la haute société. Mais où était donc passé son esprit pointu de l’analyse. Je commençais à parier sur le fait que cet homme n’avait jamais mis les pieds dans la maison des aigles pour ne pas voir l’évidence là où elle se trouvait. Pire encore, il voulait me soutenir. Non merci, je n’ai pas besoin d’incompétents dans mes rangs. Vous feriez tâche dans mes projets de démantèlement. Pire que pire encore, ce qu’il proposa par la suite à un moldu devant la fontaine. J’amorçais un mouvement de recul furieux. Ce moldu ne me toucherait. Non ! Je ne voulais pas subir un second contact. Cette folle de moldue m’avait suffi, je pataugeais comiquement dans l’eau. « Non me m’approchez pas. Vous ne me croyez pas. Vous ne pouvez pas comprendre. Vous pensez que je ne vous explique pas et pourtant les preuves et les faits ont été énumérés. J’attends des questions précises, non pas des bis repetita. ». J’essayais de me ressaisir. J’avais la crainte dans le regard. Je me calmais du mieux que je pouvais. Je prenais sur moi pour m’adresser au moldu. « Je vous remercie Monsieur, mais ça ira. » Je me relevais aussitôt dit. Je restais les pieds dans la fontaine. Je regardais mon assemblée. Je tentais une ultime percée. « Rendez votre esprit moins obtus que ceux de ceux qui ne savent qu’agir que par des gestes et des actions sans raison. Cela fait des siècles que les sorciers connaissent votre existence et qu’ils vous étudient ! Certains sont même engagés pour que vous oubliez la mémoire, c’est pour dire ! Alors revoyez autrement mes propos et prenez garde à ce que vous dise vos compagnons haut placés. » Je croisais les bras. Je toisais la fille horrible et le professeur. J’avais envie de m’en aller. Je n’avais plus grand-chose à leur apporter. Pas dans ses conditions. Je leur laissais un temps de réaction. Après je disparaîtrais.




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Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Jeu 4 Juil - 21:51


Intervention d'Illusions
Suite à la chute dans la fontaine d'Eléanore, le doute s'est installé dans les esprits des moldus et ces ces derniers ont même commencé à se demander s'il ne s'agissait pas d'une troupe théâtrale venue là pour faire une satyre des mouvements actuels. Se moquer des sorciers en somme. Certains passants se dissipent déjà sur l'étendue de la place.

Eléanore qui émet le désir de fuir peut s'en aller à toute jambes. Cependant, sachez qu'un journaliste du Times s'est glissé dans l'assemblée et qu'il vient de se faufiler à travers l'attroupement. Le voilà qui essaye de parler par dessus les propos de la jeune rousse et qu'il prononce les mots suivant : "Je veux une interview exclusive." Fuite ou réponse la décision vous appartient. Mais peut-être serait préférable d'orienter les propos de ce journaliste non ? La réputation des sorciers en dépend.

N'importe lequel d'entre vous peut répondre en premier. Une fois qu'une personne a posté après Illusions vous reprendrez l'ordre de départ après la personne qui aura été la plus rapide à réagir.


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Liam Manderly
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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Ven 9 Aoû - 13:58

Liam avait cru, un bref instant, lire de la sympathie dans le regard de la jeune fille. Mais l'éclair de lucidité ne fut pas long. Très vite, la rage et les protestations énergiques firent leur retour.
Un soupir agacé sorti des narines du professeur.
Eléanore semblait décidée à rester dans l'eau. D'une rare impolitesse, elle avait failli insulter les braves hommes venus l'aider. Heureusement, sa bonne éducation avait repris le dessus. Il baissa donc le bras secourable qu'il avait tendu et posant ses deux mains sur les hanches, l'air navré et une moue au coin de la bouche, il se força à écouter la suite des propos d'Eléanore.

Et c'est dans l'eau, qu'elle reprenait son discours paranoïaque et incohérent. Après tout, devait-il réellement s'inquiéter des propos de la demoiselle? Elle suffisait à elle-même, pour saper les fondations de son exposé.

Elle en finissait maintenant. Liam vit qu'une partie des badauds quittaient la place. D'autres regardaient les échanges avec un air curieux. Et un homme à l'allure négligée s'approchait d'eux. Liam reconnut immédiatement le style. Un journaliste. Pendant des années, à Belfast, il en avait vu passer. Des vêtements fonctionnels, un visage plus ou moins soigné, une barbe de quelques jours et toujours un carnet, un stylo, une caméra ou un appareil enregistreur en main. Celui-ci tendait son téléphone. Filmait-il ou enregistrait-il seulement les propos?
Liam se demandait s'il devait intervenir. Sincèrement. Plus par respect pour son ancien médecin que pour sauver les sorciers d'un quelconque vindicte. Le reporter du Times était sûrement intelligent, plus qu'un Anglais moyen, du moins. Il n'allait quand même pas porter foi à ce discours!

Tant pis, il interviendrait. Se tournant vers le journaliste, il lui bloqua le passage. Une fois l'homme bloqué et arrêté d'un regard décidé, il se força à sourire.
Mister, cette jeune femme est mineure. Je crois que vous devrez demander l'autorisation de ses parents pour la citer. Et je doute qu'ils acceptent. Je les connais bien. Plus censés qu'elle, ils ne voient pas de comploteurs derrière chaque mur.
Pour marquer ses propos, il secouait la tête, montrant sa réprobation.
Il n'y a évidemment pas de complot! Au contraire, le Premier Ministre Wayne a agi, en révélant un secret. Les Sorciers existent depuis toujours et ont vécu pendant des années, en bonne harmonie avec les autres habitants de cette belle Terre.
Aujourd'hui, ils se montrent davantage et doivent apprendre à vivre avec cela, comme les gens ne disposant pas de pouvoirs magiques.
Il n'y a rien de plus à dire, je crois, de la part du commun des mortels. Si les riches, les puissants ou les politiciens ont des secrets, ce n'est en tous cas pas, celui du monde magique.

Un instant, face au journaliste, son instinct pris le dessus. Il avait lui aussi des choses à dire, après tout. Et autrement plus importantes.
Si vous souhaitez parler d'un drame réel, pourquoi ne pas revenir sur la lutte entre les Sujets de Votre Gracieuse Majesté et les libérateurs d'Irlande du Nord. Le pays est toujours sous le joug des forces armées anglaises. Ce sont des hommes en armure complète et armés de fusils qui assurent la pseudo-sécurité de Derry et de Belfast! Pas de complot là-dessous, mais une guerre larvée, des tensions, des blessures profondes et une paix qui n'existe toujours pas. Mais le Times préfère sans doute les divagations d'une jeune fille, vivant dans un mirage et souhaitant son quart d'heure de gloire warholien.
Pfff...


Allons! C'était parti. Liam savait que cela tombait comme un cheveu sur la soupe. Il se sentait en partie ridicule, mais ses vieilles rancoeurs remontaient à la surface. C'est son enfance et ses drames qui étaient revenus à son esprit, brutalement. La bombe qui avait fait sauter un journal et Ailise avec. Et le terroriste qu'il avait tué, d'un sort impardonnable. Tous ses morts, tous ses fantômes qui l'empêchaient si souvent de dormir. Tout ça à cause d'une petite idiote, debout sur le bord d'une fontaine. Les larmes commençaient même à troubler sa vision. Qu'allait-il ressortir de cet échange? La petite allait-elle se calmer? Et la blonde enragée? Et le journaliste, bien sûr...


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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Ven 13 Sep - 12:58

 « 24 août 2033
Cher journal,
je le sais. Je vais me répéter. Mais tu ne peux pas imaginer journal. Ce jour fut une catastrophe. L’aveuglement des moldus et de mes semblables. Il me faudra plusieurs jours pour me remettre d’aplomb. Je ne peux pas y croire. Je pense à l’existence d’une supercherie. Autant de mauvais sens ne peut pas exister. Le bon sens s’est évadé. Il s’est fait la belle. Me voilà entourée de personne sans convictions. Adieu les bel-ami. Le monde devient triste, je le crains journal. Ce qui s’est passé hier en est la preuve. Une fois sortie de mon eau, l’évidence s’est faite à moi. Je n’ai pas eu le choix. Le professeur est irrécupérable. Je le sais d’avance. Il me mettra des bâtons dans les roues à Poudlard. Je ne sais pas encore comment il s’y prendra mais tu verras journal. Nous avons pas fini d’entendre parler de lui. Un journaliste s’est présenté à nous. J’étais dépitée. Je n’ai pas eu le courage de prendre la parole. Je n’ai pas eu le courage d’être la porte-parole que je suis destinée à être. Je voulais me placer devant tous ces moldus arrogants. Je voulais me dresser fière. Je voulais que le journal m’écoute moi. Pour qu’il comprenne. Je suis érudite. Je suis la seule à voir clair. J’aurais dû parler journal. Mais j’étais abattue. Alors le professeur l’a fait pour moi. Ce fut horrible. J’en ai même oublié l’inqualifiable erreur de la nature qui m’avait poussé dans la fontaine. Le professeur. Tu ne peux vraiment pas imaginer. Il m’a conduit dans la honte la plus profonde. Il m’a dénigré. Il n’a pas cherché à protéger une personne de sa race. Bien au contraire. Il m’a qualifiée de folle devant tous ces moldus et surtout devant ce journaliste détenant entre ses mains la plume vicieuse de la vérité. C’était tranchant journal. Je suis insensée. C’est ce qu’il sera publié. Je le hais. Je n’irais plus en botanique. J’y jouerais les fantômes. Croyait-il que je ne pourrais pas l’entendre ? Je me suis sentie lapidée en pleine place publique. J’étais Hypatie. Trop savante pour les Hommes, ils veulent me faire taire. Cassandre s’est révoltée. Je l’ai senti bouillonné au fond de mon être pendant qu’il continuait. Il parle de faits qu’il ne connait pas. Le premier ministre est un vendu. J’ai déjà entendu parler d’inferi journal. Et s’il en était un ? Ce secret n’aurait jamais dû exploser. Les sorcières de Salem sont de retour. Nous allons tout périr sur le bûcher. Ces immondes moldus ont bien brûlé Jeanne d’Arc alors qu’elle n’était même pas sorcière. Ils n’hésiteront pas sur le statut de notre sort à tous. L’harmonie n’est plus. Le professeur a eu tort. Comment peut-il seulement enseigner ? Je pense qu’il faut que j’enquête sur lui. Il doit cacher quelque chose. Un maître manipulateur. Un passé tragique. Je dois creuser la piste. Il n’a pas pu parler avec autant de ferveur sur des guerres moldues sans raison. Il est vendu. Il n’a plus d’âme. Je ne peux le sauver. Il m’a prise pour n’importe qui. Pour une de ces gamines qui se prennent pour des célébrités moldues. Leur art est fabuleux. Cruellement fabuleux. Le drame de mon existence. Mais je ne suis pas comme eux. On ne peut pas m’associer à l’un d’entre eux. Je l’ai laissé continuer journal. J’avais vu des regards posées encore sur moi. Je voulais qu’ils disparaissent tous. »
   

Je passais mes mains sur les plis de ma tenue. J’étais trempée. Mais j’étais trop accaparée par le fait qu’il m’ait porté. Je ne suis pas une assistée. Je ne suis pas insensée. Je ne divague pas. Je ne vis pas dans un mirage. « Je suis derrière le mirage et vous tous devant à ne rien voir ». Je marmonnais  entre mes dents. J’étais l’investigatrice de cette mésaventure. Il faut faire des expériences pour en connaître les résultats. Les résultats exacts. Résultat de mon expérience : il faut neutraliser la menace sorcière avant de vouloir récupérer les moldus. Je n’étais pas convaincu par l’idée d’aller chercher un soutien chez les moldus. Mais ils étaient partie intégrante de mon complot. Je devais les prévenir. Cassandre m’insufflait la force nécessaire pour entrer dans leur monde. J’allais me servir de cette même force pour le quitter. Qu’il pleure l’imprudent. Je n’avais que faire de ses états d’âme alors qu’il venait de me spolier.
J’étais hors de ma fontaine. Je regardais le journaliste. Je lui adressais une unique parole. « Ecrivez les faits. Ecrivez brut de décoffrage ce qui a été dit. Vous ne pourrez pas être au plus près de la vérité. Ensuite, laissez vos lecteurs faire le reste. Cessez d’écrire pour paraître. » J’avais les yeux sur les badauds. Ils n’étaient pas agressifs dans leur regard. Je pouvais partir sans risquer de me faire attaquer. « Il n’a plus rien à voir à part les restes d’une guerre personnelle. » J’avais lancé cette phrase plus forte que je ne l’aurais voulu. Le professeur ne semblait pas son assiette. Son esprit était ailleurs. Il aurait dû y penser plus avant de mettre les pieds dans mon discours. Si j’avais parlé, il était le responsable. Plus que moi. On l’avait surpris baguette magique en main. La magie n’apporte rien de bien lorsqu’elle est utilisée pour ceux qui prêchent la vérité. Cela venait encore d’être prouvé.

« D’ailleurs, je m’en vais. » Je me mettais en marche. J’entendais des protestations. Une ou deux, qu’importait le nombre. Je l’avais décidé. Je ne voulais pas rester. Je n’étais pas dans mon élément depuis le début. Je partais. Je ne faisais pas attention à la blonde. Plus depuis qu’elle m’avait poussé hors de l’eau. Avait-elle parlé par-dessus les propos du professeur ? Par-dessus mes propos ? Elle ne savais pas tenir sa langue une chose était sûre. Elle ne savait pas converser. Elle ne savait que s’intercaler sans prendre le temps de comprendre et d’écouter. Elle n’était digne de rien. Encore moins d’être sorcière.
Je ne pensais plus qu’à une seule chose. Mon journal m’attendant sur mon lit. Mon île bienfaitrice.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Liam Manderly
La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.
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La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.

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MessageSujet: Re: Au coeur de la différence.   Dim 10 Nov - 21:30

La discussion semblait devoir tourner court. Liam attendait avec inquiétude la réaction du public. Il regardait les uns et les autres, attendant les coups et cherchant du soutien, du regard. Finalement, les larmes n'avaient pas coulé. Si les yeux s'étaient embués un instant, le vent chaud de la fin de l'été londonien avait tôt fait de les sécher.
Peu de réponse, dans la foule. D'ailleurs, la grande blonde semblait avoir disparu. Après avoir poussé mademoiselle Graysome, elle s'était sûrement enfuie. En tout cas, elle n'était plus visible nulle part, pour le moment.
De son côté, la jeune demoiselle prenait le temps de se sécher, attirant vers elle les regards amusés des passants. Elle s'adressa au journaliste:
« Ecrivez les faits. Ecrivez brut de décoffrage ce qui a été dit. Vous ne pourrez pas être au plus près de la vérité. Ensuite, laissez vos lecteurs faire le reste. Cessez d’écrire pour paraître. »
Liam avait beau tourner ces phrases dans tous les sens, il était incapable de les comprendre. Qu'est ce qu'Eleanore pouvait bien savoir? Quels secrets avait-elle découverts et essayait-elle de mettre en lumière? Probablement rien de plus que les divagations d'une adolescente trop habituée à lire des romans d'espionnage... Rien d'intéressant.
« Il n’a plus rien à voir à part les restes d’une guerre personnelle. »
Ce coup-ci, s'était directement au professeur qu'elle s'était adressée. Mais encore une fois, impossible de comprendre ce que cela annonçait. Elle n'allait tout de même pas déclarer une guerre à Liam? Croyait-elle seulement avoir une seule chance de la remporter? Cette fille était vraiment très bizarre. Peut être que son père ferait mieux de s'occuper de sa famille et moins de ses patients, à Ste Mangouste.
« D’ailleurs, je m’en vais. » Ouf, elle déguerpissait. L'air aussi digne que possible, elle partait. Une longue trace humide suivait ses pas. Liam ne put s'empêcher de lui trouver du panache. Il avait presque envie de la suivre pour s'assurer qu'elle arrive à bon port, sans dommage. Mais il craignait trop de subir les sarcasmes ou les reproches d'Eleanore. Il la regarda donc fendre la foule, évitant tout contact avec les moldus. L'état de ses vêtements facilitait les choses. Personne n'avait envie de se frotter au linge detrempée et sentant l'eau chlorée de la fontaine. Quelques touristes soupiraient, triste que le spectacle se termina. D'autres prenaient des photos des "acteurs" amateurs de cette pièce impromptue.
Liam se retrouva bientôt seul lui aussi. Le journaliste avait dû fuir le militant irlandais qu'il était. Un complot politique, peut être même un complot sorcier aurait intéressé son rédacteur en chef, mais pas un hystérique de l'IRA.
Il se surprit à murmurer tout seul. Et bien voilà. La vie de sorcier est souvent étrange. L'ancienne magie se joue de nous. La destinée nous mène sur le chemin de nos semblables. Simples pantins, plutôt qu'acteurs de nos vies. Dieu guide mes pas, mais les voies du Seigneur sont souvent peu pénétrables... Amen.
En traînant les pieds, Liam repartit donc de Trafalgar Square. Il était venu ici pour se changer les idées. Il avait réussi, mais au prix d'une altercation avec ses congénères et un journaliste. Bravo! Pourvu que l'information ne remonte pas jusqu'à Poudlard. Il préférait commencer son nouvel emploi avec une autre réputation...

Pour passer à autre chose, il se laissa porter par la foule et entra dans un grand magasin de vêtements. Finalement, quoi de mieux que des nouveaux habits pour se changer l'esprit?


Let's have a Party in the Greenhouses

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