AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Promenons nous dans les bois !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Dorian Quiguer
La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.
avatar
La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.

ϟ Parchemins : 1211
ϟ Célébrité : Matthew Bomer



MessageSujet: Promenons nous dans les bois !   Ven 22 Mar - 23:35

Certains vous diront qu’il est tard. D’autres vous diront qu’il est tôt. Pour ma part, je ne sais pas trop. Je n’ai pas dormi encore. Je n’y suis pas arrivé. Une fois de plus. Mes pensées sont bien trop occupées. Toujours la même chose. Je ressasse tout ce que je sais déjà. Des livres, encore des livres. Les mêmes. Rien de neuf. Aucune nouvelle information. Je relis mes notes. Celles que j’ai prises lorsque les sorciers peu fréquentables décident tant bien que mal de répondre à mes demandes. Ils ne le font pas gratuitement, ça, c’est sûr. Je n’aime pas vraiment ce que je dois faire pour eux en échange. Mais c’est un commun accord, donc je m’y conforme. Les heures passent. Cela fait maintenant un bon moment que je suis rentré dans mes appartements de Poudlard. J’ai fait la fermeture des Trois Balais, et pourtant je suis encore debout. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé de m’assommer. D’ici quelques heures, je devrais assurer mon cours. La journée s’annonçait difficile. Mes pensées se perdent. La lueur de ma salamandre m’apaisait, mais ne suffisait pas. Fisgona, elle, dormait. Même très bien à l’entendre ronfler. Il fallait que j’occupe mon esprit à autre chose. À quoi ? Presque machinalement je pris ma veste et l’enfilai lentement. Je refis correctement le nœud de ma cravate et y rangeais ma baguette précautionneusement. Je sortis de mon logement de fonction et marchais maintenant en direction de la forêt interdite. « Lumos. » Le jour n’était pas encore levé, et bien que la lune éclairait d’une blancheur éclatante les environs, elle s’apprêtait à se coucher. La forêt interdite. Cela faisait bien longtemps que je ne m’y étais pas rendu. Depuis que j’avais fini mes études à vrai dire. Cela m’avait souvent causé des problèmes, mais j’aimais tellement m’y rendre que je ne me préoccupais pas des points en moins, ou des punitions que j’aurais. Il n’y avait jamais personne. Enfin, si on enlève les créatures la peuplant. Aujourd’hui est la première fois que je m’y rends en y ayant le droit. Oui, aujourd’hui je suis professeur et je peux m’y rendre autant de fois qu’il me plait. J’avais déjà dans l’optique d’y aller afin de perfectionner certains sorts à l’abri des regards indiscrets. Ici on ne me reprocherait rien. Et si j’avais la malchance de tomber sur des créatures dangereuses, j’avais envie de dire tant mieux. Aujourd’hui ce que je voulais c’était m’entrainer. Et quoi de mieux que de se mesurer aux forces diverses de la forêt ? Intérieurement j’espérais tomber nez à nez avec une d’entre elles. Une acromentula par exemple. Pour commencer, ce n’était pas trop mal. Et cette créature pouvait très bien faire partie de celles qui peuvent protéger l’entrée d’Azkaban, non ? Et je dis bien l’entrée, oui, parce que c’est bien ce que je veux ! Y entrer !

Je commençais à pénétrer à l’intérieur. Je ne les distinguais pas vraiment, mais je pouvais sentir leurs odeurs. Les feuilles pourpres et or tombées à terre. Leurs odeurs étaient si particulières. J’aimais sentir l’automne. Cette senteur mélangée à celle de l’humidité. L’espace d’un instant, je me sentais bien, mes tourments s’évaporaient doucement. Comme s’ils partaient se mêler avec le brouillard de la forêt. « Crack ». Un bruit de pat se fit entendre non loin de moi. « Nox », j’éteignis ma baguette, afin de ne pas me faire repérer trop rapidement. Je voulais savoir à quoi je pourrais avoir à faire. On était jamais trop prudent ici. Je ne voyais rien. N’entendais plus rien. « Crack ». Le bruit de branches écrasées se rapprochait. Toujours rien. Quelqu’un, ou quelque chose marchait près de moi. « Tenebrosa nox ». Comme je l’ai dit jamais trop prudent. J’affectionnais beaucoup ce sortilège. Il me permettait de me fondre dans la nuit. Je ne saurais vous dire combien de fois je l’ai utilisé tant j’ai eu recours à lui. J’avoue qu’il s’agit surement de mon préféré quand il s’agit de se fondre dans le décor. Bon, dans la nuit en ce qui le concerne. J’entendais la créature se rapprocher de plus en plus. Je serais ma baguette. J’étais prêt à rentrer dans l’action. Je n’avais pas vraiment peur de savoir sur quoi j’allais tomber. Non, ce n’était pas de la peur. Pourtant une boule au ventre se faisait sentir. De l’appréhension ? Non plus. C’était autre chose. De l’excitation. Une petite boule d’adrénaline juste là prête à sortir. Oui, voilà, c’était ça. Je vis l’ombre de la créature arriver. Je dirigeais ma baguette en sa direction et aller jeter le sort que j’avais déjà soigneusement choisit un peu avant. Un sombral. C’était un sombral. Un simple sombral c’était approché de moi. J’abaissai ma baguette. Il ne servait à rien de lui lancer immobilus. Les sombrals n’était pas des créatures que l’on pouvait qualifier de dangereuse, non. À chaque fois que j’en voyais une, elle me rappelait ma mère. Morte. Ça ne me rendait pas triste. En fait, je remerciais presque ma mère. Grâce à elle je pouvais voir les sombrals. Et grâce à eux j’avais pu m’évader de l’ennui quotidien qui me suivait lorsque j’étais élève à Poudlard.

Le jour n’allait pas tarder à se lever, la lune était au trois quarts couchée. D’ici dix minutes, elle disparaitrait. Elle était magnifique. C’était le troisième et dernier jour de pleine lune pour ce mois-ci. Il fallait rentrer maintenant. Dans deux heures, je devrais être présentable devant mes élèves. J’aurais bien transplané jusque dans mes appartements. Mais on ne pouvait le faire à Poudlard. Je me trainer donc vers la sortie de la forêt interdite. Fatigué. J’avais comme l’impression d’être suivis, mais je n’y prêtais pas plus attention que ça. Je me trouvais presque à l’entrée, et il n’y avait normalement pas de créatures vraiment dangereuses à cet endroit. En tout cas je n’en avais jamais croisé.
Des bruits de branche tombées à terre craquaient de plus en plus. Mon cœur battait de plus en plus vite. Il ne pouvait pas seulement s’agir de branche. Le bruit était beaucoup plus sourd. Comme... comme un craquement d’os. Je me souviens que le sort de tenebrosa nox était encore actif. Il était de ce fait peu probable que l’on me voit. Seule une créature à la vue aiguisée ou à l’odorat affuté pouvait avoir connaissance de ma présence ici. Je ne sais pas pourquoi, mais je ressentis comme de la peur m’envahir. Non pas la peur de la chose qui se trouvait non loin de moi. Mais j’avais peur parce que je venais de me rendre compte que moi, Dorian Quiguer, n’avait pas paré à toute éventualité. C’était presque impossible. Je passais pourtant des heures, des fois mêmes, plusieurs jours à étudier les possibilités qui pourraient tomber devant moi. Et là, je n’avais pas pensé que même noir comme la nuit, une créature pourrait facilement me trouver. Je devais être un incapable pour ne pas avoir pensé à ça.
Je pris ma respiration, une longue, mais profonde respiration et fit volte-face baguette en main, prêt à attaquer. Je ne bougeais plus. Ce que je vis me coupa net dans mon élan. La peur, la stupeur. La surprise aussi. Je pouvais m’attendre à tout. N’importe quelle créature aurait pu bondir sur moi, c’était dans mon esprit une possibilité. Mais ça ! Ce qui se passait devant moi ne faisait pas partie des options envisagées. Ça non. Je savais que ça existait. J’en avais même déjà croisé lors de mes voyages. Mais à Poudlard ! La directrice, si elle en avait connaissance, en aurait forcément parlé aux professeurs ! Une silhouette devant moi. Une silhouette de quoi ? Je ne pourrais vous la décrire tant sa vision me fit mal. Le spectacle auquel je venais d’assister me stupéfia. Quelques secondes plus tôt, et j’aurais surement été son repas. Je venais de voir se dérouler devant moi, à seulement quelques mètres, la transformation d’un loup-garou, ou ce que je supposais en être un, en être humain. Entendre ces os craquer, comme broyé, me donna le plus grand mal à mes propres os. La silhouette avait repris apparence normale. Elle était couchée, sur le sol. Que faire ? Qui était-ce ? Je m’approchais prudemment. « Lumos. » C’était une silhouette féminine. Belle silhouette je dois dire. Était-ce un professeur ? Une élève ? Maureen, aussi détestable soit-elle, nous aurait quand même prévenus. « Qui êtes-vous ? » pas de réponse. « Vous m’entendez ? » je m’approchais encore un peu d’elle. Je pus m’empêcher de voir le corps magnifique de cette demoiselle. « S’il vous plait ? Tout va bien ? Vous avez besoin d’aide ? Je peux faire quelque chose pour vous? » je ne sais pas si le corps allongé sur le sol m’a entendu. Mais j’attendais. En tout cas, le corps bougeait. Je pointais ma baguette en sa direction. Juste au cas où. Il se pouvait très bien qu’elle me saute dessus. Bien qu’elle avait l’air relativement affaiblie.


Premier message pour Mercredi.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
Revenir en haut Aller en bas
 

Promenons nous dans les bois !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Promenons-nous dans les bois. [Emeric]
» Promenons-nous dans les bois... [Privé]
» Promenons nous dans les bois , pendant que le loup n'y est pas ~PV Yû
» [Défi] Promenons nous dans les bois
» Promenons nous dans le parc ♫ [PV Warren]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mutinlutin Malinpesti :: Evanesco :: Archives :: Saison 3 :: Sujets inachevés-