AccueilAccueil  FAQFAQ  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 What the hell.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Synthia Eden Grey
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités
avatar
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités

ϟ Parchemins : 1634
ϟ Célébrité : Juno Temple



MessageSujet: What the hell.   Dim 31 Mar - 0:27


Premier post pour Philomène


La dernière année à Poudlard. C’était bien beau d’y penser, mais cela voulait aussi dire les derniers examens. Je devais à tout prix briller à la fin de l’année. Je ne voulais pas rester encore ici une année de plus, quand bien même je peinais à m’imaginer quitter cette école. Il était temps de prendre le taureau par les cornes. Cette année, j’allais réussir mes potions. C’est pourquoi j’avais décidé dès le mois de septembre de mettre du cœur à l’ouvrage. J’avais passé la veille à la bibliothèque, profitant encore que Steadworthy ne soit pas passée par là pour aller tous les emprunter ; et j’en étais ressortie avec plusieurs bouquins. Divers et variés, parmi eux un sur les potions. Un manuel de potions avancées que j’avais déjà eu entre les mains et que d’ailleurs je connaissais très bien. Mais en potions, l’apprentissage n’était pas le problème, je pense même que si je le voulais, je pourrais très bien finir par le réciter à la virgule près leur stupide manuel. Non, le souci, en potions, c’était bien de réaliser la potion. Le moment fatidique où je me retrouvais devant mon chaudron. Ce même moment, où il me fallait mettre les ingrédients dans le bon ordre sans être distraite par mes voisins. La réalisation des potions devrait se réaliser à huis clos. Là au moins je serais certaine de l’obtenir mon acceptable. Rare tellement rare. Je ne pouvais que me féliciter de l’avoir vu se pointer pour mes BUSEs et mes ASPICs. Pour le reste, il jouait à cache-cache avec moi. C’était la rentrée, la dernière, je prenais mes bonnes résolutions et je m’y tenais. Parmi elles, réussir en potions. Obtenir un acceptable d’ici le mois de novembre. J’étais prête à faire des heures supplémentaires s’il le fallait. Ou pas.
D’ailleurs, j’avais demandé l’autorisation d’utiliser la salle de cours pour des révisions basiques. Une autorisation que j’avais eue de la part de mon directeur de maison. J’avais obtenu ce droit, j’avais également était mise au courant qu’en réalité, la salle serait ouverte pour tous les élèves désireux de s’entraîner. À cette nouvelle j’avais déchiré la missive, et puis quoi encore ?! Devrais-je aller m’enfermer dans une des salles vides de l’école pour pouvoir être tranquille ? La directrice faisait tout pour que j’enfreigne le règlement, qu’elle ne vienne pas se plaindre par la suite. Soit. Je décidais tout de même de m’y rendre. Après tout, comité réduit, cela ne pourrait pas être pire que mes séances précédentes.

Livre sous le bras, cheveux longs attachés, uniforme règlementaire. Je venais de passer la porte de la salle de potions. Entièrement vide d'êtres humains; pourquoi la vie de tous les jours ne ressemblait-elle pas ça ? Sur les paillasses, des chaudrons, attendant qu’un élève vienne les utiliser. Je posais à peine mon deuxième pied dans la salle qu’un tableau me salua : « Bonjour, Miss Grey, je serais votre surveillant. » Évidemment, ils n’allaient pas laisser des élèves utiliser une salle de cours sans chaperon. Pas folle la folle directrice. Bref. Je saluais de la tête le tableau. Pas besoin de plus. Puis je me dirigeais vers mon nouveau plan de travail. Rangée la plus à droite, troisième table. Peu m’importait l’endroit, j’avais choisi au hasard. J’ouvrais mon ouvrage. Bien sûr, j’avais déjà un peu réfléchi à la potion que je voulais préparer. Je ne voulais pas la ramener dans mes affaires, mais bien la laisser sur la table une fois que j’en aurais terminé avec elle. Si j’arrivais la faire jusqu’au bout. Ce qui impliquait de ne pas faire exploser mon chaudron. De ne pas changer ma mixture en une matière verdâtre et vivante. Mon choix s’était arrêté sur la potion du Mort vivant. Simple. Puissant. Efficace. Et à la portée de la dixième année que j’étais. Largement. Mais je voulais commencer par le plus simple. Peut-être que je mettais tout de même la barre un peu haute vu mon niveau désastreux pour la pratique.
Je m’asseyais sur le tabouret et soufflais un instant. C’était le moment où je devais faire le vide dans mon esprit. Je devais faire fi de tout ce qui occupait mes pensées, sinon, je serais encore capable de faire une bourde pendant la réalisation de mon infusion d’armoise. Aussi, je fermais les yeux puis les rouvrais dans l’immédiat. Je n’étais pas très convaincue par la manœuvre, mais à part ce tableau mouchard, il n’y avait pour le moment personne pour me voir. Je me relevais pour me diriger vers les étagères. Je devrais bien pouvoir trouver ce qu’il me faudrait. Je prenais dans mes bras les quelques ingrédients, dont l’armoise et l’asphodèle, pour ensuite revenir vers mon chaudron. J’en profitais pour me procurer une théière surélevée pour faire mon infusion. Je pouvais commencer.

Accoudée sur ma palliasse, je trouvais le temps affreusement long. Et pour tout dire, malgré ma solitude j’avais trouvé un moyen de me divertir. Tourner les pages de mon manuel. Admirer de plus près les étagères. Me laisser surprendre par la brume. Celle de la fontaine. D’ailleurs, mon infusion était en pleine préparation quand je décidais de quitter mon poste de travail pour m’approcher de la fontaine. Je l’avais toujours trouvée perturbante. Disons plutôt bien plus intéressante que ce qui se trouvait dans mon chaudron. Mains dans le dos, les yeux levés vers la gargouille, je laissais le temps passer. De toute façon, je n’étais pas obligée de réussir de suite non ? Je pouvais bien prendre le temps ? J’avais toute l’année. Peut-être devrais-je alors songer à demander de l’aide à Owen. Je fis la moue. Mauvaise idée. Très très mauvaise idée. Comme s’il fallait se tourner vers mon cousin pour avoir des conseils en matière d’actes réfléchis. Totalement inutile cette idée. Il y aurait bien Charly. Après tout, elle suivait les mêmes études que moi. Elle était ni plus ni moins que ma meilleure amie, la partenaire toute désignée en somme. La partenaire toute désignée pour me déconcentrer surtout ! Cruel dilemme que voilà. J’aurais aussi pu compter sur l’aide de mon autre meilleur ami, Adrian. Mais comment dire, il était absent ces derniers temps. Comme un fantôme. Comme fuyant. Moi ou sa famille cela restait encore à déterminer.
Mon infusion sifflait. J’étais debout devant la gargouille. Je ne voulais plus préparer cette stupide potion. Qu'ils aillent au Diable, j'avais le temps.


DON'T JUDGE ME
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: What the hell.   Mer 3 Avr - 19:03


Du calme ?
Philomène s’était réveillée tôt ce matin-là mais pas à cause de cauchemars ou par manque de sommeil. Non, elle s’était réveillée tôt pour pouvoir préparer une potion. Une potion qu’elle voulait réussir afin de pouvoir s’en servir. Elle avait du mal à être apaisée en ce moment, ses nuits étaient souvent agitées passant du secret de la magie dévoilée, à Lucien pour finalement se tourner vers elle reniée de sa famille. Autant de chose qui la tourmentait depuis un bon moment et qui l’empêchait d’être en paix avec elle-même. Elle était venue à Poudlard pour tout oublier, faire le point mais surtout prendre un nouveau départ. Mais voilà, l’autre crétin l’y avait suivi la poussant à devoir passer une année supplémentaire à l’esquiver. Elle sortie de son lit d’un bond et fila prendre une douche tout en veillant à ne réveiller personne. Elle se lava consciencieusement puis elle enfila son uniforme des Gryffondor réglementaires. Elle savait qu’elle changerait de blason durant l’année mais porter ces couleurs ne la dérangeait pas tant que ça sauf quand certains élèves la confondait avec un élève répartis. Elle n’aimait pas qu’on réagisse ainsi avec elle, mais au final, on ne lui causait pas trop d’ennuis. Elle passa donc rapidement à la bibliothèque pour prendre un livre traitant des Philtres de Paix et elle descendit ensuite dans les cachots pour se rendre dans la salle de potions. D’après ce qu’elle avait compris, la salle serait disponible pour tous les élèves voulant travailler et un tableau les surveilleraient. Elle s’arrêta dans le hall un long moment cherchant comment se rendre à cette salle quand elle s’en rappela alors que son ventre grondait de faim. Elle soupira un bon coup et décida de se rendre aux cuisines pour prendre de quoi manger vite fait. Là, elle demanda à un elfe de lui mettre à disposition si possible du pain et de la confiture d’abricot, la seule que la demoiselle supportait. Il fallait dire que depuis toute petite, la jeune fille vouait une passion pour ses fruits. Elle se souvenait encore des étés à la résidence de campagne des Guises, elle allait souvent dans les jardins cueillir des abricots pour ensuite les manger sous l’arbre avec un sourire heureux. C’était l’époque heureuse, où elle n’était qu’une gamine et où elle ne se posait aucune question d’ordre pratique, d’héritage ou d’honneur de sa famille. Elle mangea ainsi tranquillement deux morceaux de pain avec une bonne couche de confiture pour finalement boire une tasse de chocolat chaud. Car oui, Philomène n’aimait pas le café, alors le matin c’était chocolat chaud et le soir c’était tisane ou thé. Donc, elle savoura son chocolat chaud qui était loin de celui de son enfance quand elle rentrait de l’école mais qui était bon quand même. Puis, elle reprit enfin le chemin pour la salle de potion. Elle s’arrêta devant l’entrée de la salle pour voir une jeune fille face à la gargouille tandis qu’une infusion sifflait dangereusement. Sans un mot, elle posa son livre et son sac à côté d’un chaudron qu’elle comptait prendre puis fila vers l’infusion pour la retirer du feu avec un sourire. Le bruit la gênait réellement et elle retourna ensuite à sa place pour ouvrir son livre et chercher les ingrédients qu’elle devait utiliser. Mais voilà, un grattement de gorge se fit entendre, c’était un tableau qui voulait lui parler. Elle se tourna vers lui intriguée sachant pertinemment qu’elle avait le droit d’être ici pour travailler. « Mademoiselle. Excuse-moi, mais en tant que surveillant je me dois de savoir votre nom et votre maison. » « Ah, oui, forcément. Philomène Victoire Guise, je suis une participante au programme de S.E.C.T.E. actuellement je suis chez les Gryffondors… » Philomène vit le tableau hochait la tête et elle se remit au travail oubliant la présence d’une autre fille qui ne l’intéressait pas vraiment de toute manière. Elle avait laissé son infusion traîner jusqu’à ce qu’elle manque de rater ce qui agaçait Philomène, car cela prouvait un manque de sérieux évident.

Revenir en haut Aller en bas
Synthia Eden Grey
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités
avatar
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités

ϟ Parchemins : 1634
ϟ Célébrité : Juno Temple



MessageSujet: Re: What the hell.   Dim 14 Avr - 16:06

C’était fou tout ce qu’il était possible de faire lorsque l’on était contraint de s’occuper à faire une tâche bien précise. En l’occurrence, ici, réussir une potion du début jusqu’à la fin sans qu’elle n’explose ou ne vire de couleur. D’autres, se retrouvaient dans ce genre de situation lorsqu’il s’agissait de réviser. Mise à part Steadworhy, celle-là, elle a toujours le nez dans les bouquins. Soit. La plupart des élèves normalement constitués se mettaient à inventer tout un tas de passe-temps plus originaux les uns que les autres quand venait le moment des révisions pour les grands examens de fin d’année. Pour ma part, je me retrouvais une fois sur deux dans ce genre de situation, tout dépendait de la matière et du fait que j’ai décidé ou non de réviser avant d’aller à l’examen. Je n’étais pas une tête, ni une genre de première de la classe, mais mon cerveau sectionnait généralement l’essentiel pour obtenir une note moyenne, ou la note acceptable pour ne pas être recalée. C’était suffisant pour moi, pour peu que j’en apprenne toujours plus et que je trouve un moyen de déjouer tous les plans tordus et secrets de mon oncle. Mais mon problème restait toujours le même : les potions. J’étais d’ailleurs là pour ça. Pourtant je restais bien plus fascinée par le fonctionnement de cette fontaine que par ce que qui pouvait bien se passer dans mon chaudron. Encore une fois, je remettais à plus tard. Je faisais mon activité favorite en potions : je procrastinais. C’était passionnant. Plus quand la salle était remplie d’élèves que quand j’étais seule. Je haussais les épaules à cette pensée. Comme un appel à ma curiosité malsaine et mon désir d’abandonner mon chaudron qui ne tarderait très certainement pas à bouillir et à déborder, la voix du tableau surveillant résonna à mes oreilles.
Sans bouger la tête pour autant, je laissais mes yeux glisser vers la mystérieuse demoiselle. Sa réponse me fit arquer un sourcil. Elle ne m’avait encore rien fait, mais je craignais que la fameuse « demoiselle » ne soit un peu trop hautaine à mon gout. Seul le futur proche me le dirait. En attendant, elle ne me portait aucune attention, ce qui n’était pas plus mal. Pourtant je ne pouvais m’empêcher de penser que pour une française, oui car s’appeler Guise et porter un prénom tel que Victoire on ne pouvait qu’être un fou de français ; donc pour une française elle manquait d’une politesse à toute épreuve. Pour avoir eu le droit à une leçon indirecte venant de la part de Seraphine, j’avais pu me rendre compte que dans ce pays certains étaient plutôt très à cheval sur ce genre de pratiques. Celle que j’avais en face de moi ne voulait même pas me gratifier d’un simple salut. La comparaison risquait d’être amusante. Ne serait-ce que d’un point de vue physique, elles étaient totalement opposées. L’une blonde, l’autre brune. Par contre, elles semblaient avoir ce côté pour les manières qui faisait bien frenchie je trouve. L’une portait un patronyme à consonance anglaise ou américaine, l’autre bien français. Entre Adams et Guise la différence était là. Guise ? C’était bien Guise qu’elle s’appelait et elle était à Gryffondor ? Mon regard qui était retourné vers la fontaine, chercha à nouveau la jeune femme. Un sourire naquit sur mes lèvres. Il y avait une nouvelle comparaison à faire. L’une était à Serpentard, l’autre à Gryffondor. L’une était ma S.E.C.T.E., l’autre était celle d’Owen. Il m’avait rapidement parlé d’elle, il y a quelques jours. Oh rien de très précis. Un prénom, un nom, le fait qu’il ait été en retard dès leur première rencontre et cela s’arrêtait là. J’avais dû le quitter subitement pour… pour je ne sais plus quoi d’ailleurs. Envoyer ma lettre de défi pour le professeur Quiguer. Voilà c’était ça. J’espérais ardemment qu’il réponde de manière positive à ma demande, j’avais besoin de pimenter un peu ma rentrée. Quoi de mieux qu’un duel autorisé avec un professeur fraichement arrivé.

Je fis volte-face pour aller m’intéresser à ma nouvelle compagne du jour. J’en profitais au passage pour aller baisser le feu de mon infusion. De toutes évidences, la très chère Philomène s’était permise d’y toucher avant moi. Plongée dans mes pensées j’avais totalement fait abstraction du bruit et de ma bouilloire. Décidément, je devais être bien plus attentive à ce genre de détails, c’était un manquement que je n’arrivais pas à me pardonner parce que je faisais toujours le parallèle avec un éventuel manque de prise de conscience qui pourrait me faire défaut lorsque je me retrouverais face à Rafael. Car oui, je me retrouverais forcément face à lui un jour, c’était écrit quelque part. J’étais prête à aller arpenter les allées de la salle des prophéties au département des mystères pour aller la chercher, encore une fois. Oui encore une fois, je m’étais déjà rendue là-bas en huitième année pour un de mes stages. J’avais réussi à faire en sorte que mon oncle me laisser y aller, c’était ça ou le scandale. Il savait qu’à cette période ce n’était pas le moment de révéler mes origines impures, le secret était donc remis à plus tard. Toujours là, coulant dans mon sang, cette nature mêlée que seuls mes proches connaissaient.
Pour en revenir à mon infusion, je décidais tout de même de baisser le feu et d’y remettre la bouilloire. Pourquoi ? Je ne savais pas vraiment. Réaliser ma potion n’était pas ce qui me tenait le plus à cœur désormais. Je me demandais si cela avait été le cas plus d’une minute d’ailleurs. Peut-être était-ce alors à cause ce foutu esprit de contradiction qui était en moi. C’était toujours plus fort que moo, faire ce que les autres ne veulent pas, j’aimais ça. Je ne saurais jamais comment l’expliquer. Le fait était là. J’aimais contredire. J’aimais en d’autres termes plus familiers : emmerder mon monde. Mais pourquoi McGnou n’était-elle pas ma plus proche confidente dans ce cas ? Puisque j’étais dans les comparaisons, je me laissais prendre au jeu de celle de Hope et de moi-même. Nous avions toutes deux un goût très prononcé pour le règlement. Sauf qu’elle tenait mordicus à ce que tout le monde le respecte tandis que moi, je l’apprenais pour savoir ce que j’encourais lors de mes nombreuses infractions. Nous avions toutes deux une relation privilégiées avec les heures de colles, moi je les collectionnais, elle, elle me donnait sa place puisqu’elle n’en avait jamais, du moins pas à ma connaissance. Elle aimait mon cousin, j’aimais mon cousin. Mon cousin m’aimait, mon cousin l’aimait. Elle était brune, j’étais blonde. C’était une Serdaigle qui n’aimait personne, j’étais une Serpentard qui n’aimait personne. Elle était batteuse, j’étais poursuiveuse. Elle avait été préfète, je l’étais pour la dernière fois. Finalement, je comprenais mieux pourquoi nous ne pouvions pas devenir les amis si proches que l’on pourrait rêver. Nous n’aimions pas particulièrement le concept de l’amitié. J’avais eu bien du mal à en laisser certains pénétrer dans ma vie. Et cela s’était bien souvent fait sur des défis ou bien des échanges musclés. J’avais un sérieux problème pour le relationnel. Charly, un défi. Ashley, une dispute. Adrian, un défi. Damian, un défi. Owen, les deux. Ma mère, les deux. Alice, les deux. Condamnée à avoir une vie aussi pourrie que celle de McGnou.

Je feuilletais les pages de mon livre avant de faire ce que je voulais faire depuis que j’avais pu situer la jeune demoiselle. « Philomène c’est bien ça ? », un sourire, je n’attendais pas de réponse particulière. Pas du tout même, c’est pourquoi j’enchainais de suite sans lui laisser un temps de réponse, le même sourire pendu aux lèvres, « Je crois que nous avons un « ami » en commun. » Petite pause pour théâtralisation. Je reprenais. « Je m’appelle Synthia Grey. », je me corrigeais de suite, « Eden Grey. » Même moi je n’avais pas pris cette habitude. Encore une idée bonne au début qui m’était venu à l’esprit et qui maintenant qu’elle s’était concrétisée devenait trop formalisante. « Je pense que mon cousin a dû te servir de guide, non ? », et encore ce petit sourire pendant que je me maudissais d’avoir voulu prendre le nom de mère comme pour signer la fin d’une ère, celle où je n’appartenais plus à la famille Grey, comprendre celle où je n’appartenais plus à mon oncle Rafael. C’était le début où j’acceptais d’avoir une mère pas vraiment morte, une famille pour moi. Du moins ça c’était la version embellie de l’histoire. En vrai, je fuyais autant que faire se peu ma mère, et j’étais toujours autant attirée par les mystères qui étaient en possession de mon oncle. Pas bonne l’idée. Pas du tout. Je voulais m’affirmer et en même temps je m’éloignais de mon but premier. Tiens l’infusion venait de siffler à nouveau. Je me félicitais presque d’avoir fait attention au détail cette fois-ci. Un coup de chance rien de plus. On ne peut pas être doué partout. Une vérité générale et c’était bien dommage.
C’était toujours d’un air avenant que je regardais la sorcière venant de Beauxbâtons, maintenant j’en étais sûre, Owen devait d’ailleurs me l’avoir dit à un moment. Se faisant, je me demandais ce qu’elle avait dans le ventre et pourquoi elle était là d’ailleurs. C’était toujours la question qui me venait à l’esprit quand je croisais un S.E.C.T.E. dans le couloir. C’était très certainement la première que j’avais dû poser à Seraphine quand je l’avais rencontré dans le Poudlard Express. D’ailleurs, note à moi-même, me plus jamais, mais vraiment jamais boire à outrance la veille d’un évènement important. Rentrée scolaire, entretien décisif et même match de Quidditch. Ca rend exécrable, ce qui n’est pas le problème en soi, non ça fait surtout mal à la tête et longtemps.


DON'T JUDGE ME
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: What the hell.   Ven 3 Mai - 14:59


Snob ? Juste un peu...
Philomène ne s’occupait plus de sa camarade, elle était bien trop concentrée sur le moyen de réussir sa potion. Elle nota calmement les ingrédients dont elle avait besoin ainsi que les quantités respectives pour prendre ce qu’il lui fallait pour sa potion. Elle venait de finir sa liste et elle allait se lever pour se rendre dans les placards afin de choisir ses ingrédients quand une voix résonna juste devant elle. Surprise elle releva la tête, tiens, sa camarade avait bougé de place pour revenir à sa place et travailler un peu. Enfin, c’est ce que se disait Philomène puisque de toute manière elle ne voyait pas vraiment pourquoi elle serait revenu à sa place sinon. Elle observa la fille un instant en se demandant ce qu’elle lui voulait, non parce que franchement elle était dérangeante là. Philomène voulait travailler ses potions pas se taper la discutions avec une Britannique ce que l’autre était au vu de son accent et de la langue utilisée. Oui, Philomène est bilingue avec le français et l’anglais d’où le choix direct de l’école Poudlard plutôt que Drumstrang. Bien sur, elle aurait put choisir Salem, mais elle n’avait jamais vraiment aimé l’Amérique et ses résidents trop pédant pour elle. Finalement elle écouta les informations que lui disait sa camarade et elle haussa un sourcil surpris face à son nom de famille. Grey, comme celui du ministre anglais, c’était intéressant, très intéressant. En tant que Guise elle se devait de devenir amis avec les gens de cette trempe, cela faisait partie de son éducation. Mais quand la jeune fille se corrigea sur son nom de famille, cela déstabilisa la jeune française. Que devait-elle penser ? Elle ne connaissait pas les Eden mais visiblement cela devait être important, la jeune fille ne préféra pas se formaliser de tout ça. De toute façon, Synthia lui parlait juste de son cousin, Owen. Oui, il lui avait servit de guide après avoir finit sa partie de poker et l’avoir fait poireauter pas mal de temps. Bon, elle n’avait pas vraiment apprécié de poireauter mais finalement, elle avait décidé de rester neutre vis-à-vis d’Owen. Ce n’était pas comme ci elle avait vraiment besoin d’aide pour se repérer dans le château. En faites, elle préférait découvrir le château seule plutôt que de devoir tout à un garçon. Elle ne laisse que quelques secondes de silence s’installer avant de répondre à la demoiselle face à elle. Elle n’allait pas non plus la faire trop patienter, se serait vraiment pas sympa et cela ne rimerait à rien. « Oui, Philomène Guise. Et ton cousin est Owen Grey, non ? Car si c’est le cas, ce dont je doute peu, il m’a en effet servi rapidement de guide. Tu m’excuses je vais juste chercher mes ingrédients… » La jeune fille avait parlé d’un ton assez chaleureux, pas trop non plus ce n’était pas dans ses habitudes après tout. Elle se leva et fila au placard rapidement cherché ses ingrédients. A peine dix minutes plus tard, elle était de retour à la table et elle disposait tranquillement ses ingrédients face à elle les organisant suivant l’utilisation qu’elle en ferait. Puis, elle sourit de nouveau à Synthia avant de se lancer de nouveau un sujet de conversation. « Tu fais quel cursus ? » Philomène ne cherchait pas vraiment à détailler la vie de la jeune fille mais elle était curieuse et tenait à savoir au moins les cursus des gens qu’elle rencontrait. En attendant la réponse de la jeune fille, elle s’empara de la poudre de corne de licorne et du jus d’asphodèle qu’elle mit dans son chaudron. Elle l’alluma ensuite a feu doux avant de commencer à décortiquer ses racines de mandragore. Il fallait qu’elles soient réduites en poudre extrêmement fine et elle devait s’y mettre maintenant si elle ne voulait pas que sa potion rate à cause de son temps.

Revenir en haut Aller en bas
Synthia Eden Grey
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités
avatar
Ambitieuse préfète de Salazard. Ruse, pouvoir & responsabilités

ϟ Parchemins : 1634
ϟ Célébrité : Juno Temple



MessageSujet: Re: What the hell.   Lun 13 Mai - 18:15

Si j’avais fait le premier pas vers la demoiselle venue d’ailleurs, je n’étais pas réellement emballée par les conséquences de mon acte qui se voulait social. Cela allait entrainer la venue d’une discussion insipide et d’une banalité redondante. D’ailleurs comme le voulait mon intervention, elle mordait à l’hameçon. Pas de piège dans ma question, ni même dans mon intervention. Par contre, dans ses propos à elle un rejet se fit dans mon esprit. Quelque chose ne me plaisait pas. Ses manières, le ton de sa voix. Le tout n’était pas de mon goût et si je fermais les yeux et ne faisais que l’écouter j’étais persuadée que je finirais par la trouver hautaine. À peine une dizaine de mots et voilà qu’elle venait de rentrer dans la catégorie des filles hautaines de Poudlard, que dis-je des filles hautaines qui débarquaient de Beauxbâtons. Ma Seraphine venait de gagner dix points dans mon estime, car si ses bonnes manières qu’elle voulait attribuer à la France étaient visibles, jamais elle ne m’avait paru aussi distante lorsqu’elle m’avait parlé la première fois dans le Poudlard Express. Bien au contraire, et en réalité j’aurais presque voulu que ce soit le cas à la vue de l’état de post cuite dans lequel je me trouvais ce jour-là. Soit. Il fallait que je reste concentrée sur Philomène, puisque c’était bien son prénom et que j’oublie son assurance à la limite de l’arrogance pour espérer ne pas partir dans une mauvaise voie, pour rien.
Je la regardais aller prendre les ingrédients pour sa potion, ce qui me fit penser à la mienne. J’y jetais un œil bref. Pas de débordement ni de déjections d’aucune sorte. Elle ne serait pas réussie, mais au moins, elle n’était pas encore prête à exploser. J’avais encore un peu de marge.

Cependant, comme elle mettait un soin particulier à sélectionner ses ingrédients, je finis par quitter le plan de travail de la secte pour me pencher un peu plus sur le mien. Mon regard passa sur le livre de potions que j’avais pris avec moi. Goutte du mort vivant. Oh oui c’était vrai. Ma contemplation de la fontaine de la salle ainsi que l’arrivée de la jeune femme m’avaient presque fait oublier ce pour quoi j’étais réellement présente. Je vérifiais alors que mon infusion était sur feu doux, et je jetais un œil à mon plan de travail. Peut-être avais-je été trop gourmande en prenant par instinct les ingrédients nécessaires pour la fabrication de l’antidote de cette potion. D’un geste rapide et précis, je faisais glisser sur la table les écorces et les véracrasses, car elles ne me seraient pas très utiles pour le moment. En revanche, ce n’était pas le cas de l’asphodèle. Je pris les racines de la plante et m’appliquais à la couper en morceaux. C’est à cet instant que Philomène sembla revenir dans le coin. Je posais délicatement le couteau sur ma paillasse, et je me tournais de trois quarts vers la Beauxbâtonnienne. Un unique sourire, c’est qu’elle m’adressa avant de parler. Pour une raison qui m’était inconnue, elle ne m’inspirait absolument aucune confiance. Et en plus, le retour des banalités venait de sonner. Une question. Un sourire. Une réponse. Un sourire. Ma potion était presque plus passionnante. Mais je faisais l’effort. « Défense et auror, sinon je ne viendrais pas travailler cette matière. » Quoique si, par pur esprit de contradiction envers moi-même je serais encore capable de venir me torturer à coup de préparation de potions. « Je préfère ce qui se rapporte plus directement à mon cursus. Duel, sortilèges, défense contre les forces du mal et… escrime. » À ce dernier mot, un petit sourire naquit sur mon visage. Durant une minute je n’étais plus là. Les souvenirs venaient de prendre possession de mon esprit.
Flashback.
« Touche ! » dis-je le sourire aux lèvres et la joie dans la voix.
« Bien joué. », me glissait-il alors que nous nous approchions, et que nous étions proches comme pour nous accoler. Les entraînements étaient des cessions d’amusement pour nous. Au grand dam de notre maître escrimeur et du grand patron des Grey qui tentaient par tous les moyens de mettre un terme à la relation amicale, fraternelle qui était en train de naître entre Owen et moi-même. « Mais ne crois pas que je vais te laisser gagner encore longtemps. » Un éclat de rire. Le mien. J’étais heureuse. Des moments de bonheur volés. Tout le contraire de ce qui était escompté. Rafael pensait que notre esprit de compétition nous dresserait l’un contre l’autre. L’idée était bonne. Mais ce n’était pas ainsi que cela devait se passer.
« Vous êtes ennemis. Pas de familiarité. » Maître Ernest venait de parler. Des grands yeux s’emparèrent de mon visage, ce fut grossièrement que je mimais un sentiment de honte et de contrariété. « Veuillez recommencer ! » Un clin d’œil échangé avec Owen et voilà que nous nous mettions en place. Sabre contre sabre, bras tendu vers l’ennemi présumé, l’autre croisé dans le dos, les jambes en fente. Nous étions prêts. Et même si nous ne prenions pas l’affrontement au sérieux, nous développions une technique excellente.
End flashback.
Désormais perdu dans un monde qui n’appartenait qu’à moi, j’en oubliais déjà ce que j’avais sur le feu que ce soit au sens propre ou au sens figuré. Mon regard presque empreint de surprise croisa celui de Philomène. Tout me revint petit à petit, mais mon esprit semblait ne pas vouloir revenir au moment présent. Il était parti loin. Au temps des enfantillages. Au temps où les entrainements qui ne nous paraissaient que factices posaient déjà les premières pierres de notre édifice destiné à enterrer Rafael Grey. Pourtant une question passa la barrière de mes lèvres : « Il parait que vous avez de l’escrime en France non ? » La raison de la question m’était inconnue. Quoique je voulais bien penser que c’était là un moyen déguisé pour mon cerveau de faire perdurer le plaisir. Les coups de fleurets retentissaient dans mon esprit. C’était merveilleux. J’en avais presque des étoiles dans les yeux car j’étais devenue la spectatrice invisible de ce combat qui n’avait lieu que dans ma tête.


DON'T JUDGE ME
©️ ZIGGY STARDUST.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: What the hell.   

Revenir en haut Aller en bas
 

What the hell.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Welcome in Hell... [Ali & Ysi ]
» 05. What the hell are you waiting for.
» Welcome Hell
» Drag Me To Hell
» Gates Of hell " La porte des Enfers

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Mutinlutin Malinpesti :: Evanesco :: Archives :: Saison 3 :: Sujets inachevés-