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 « Hello darkness, my old friend »

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MessageSujet: « Hello darkness, my old friend »   Dim 31 Mar - 18:21

Voilà que je retournais pour la quatrième fois de la journée le dortoir des Poufsouffles sous le regard étonné de mes camarades, qui tentaient tant bien que mal de me calmer. La situation était plus que tendue pour moi. Mon carnet était aux abonnés absents. La seule chose que je savais était que vendredi matin je l’avais encore, étant donné que j’y avais ajouté quelques notes. Aujourd’hui nous sommes dimanche. Je commençais vraiment à perdre la tête. Ma vision se troublait. Mes poumons me brulaient. Je savais pertinemment que tout ça ne présageait rien de bon. Mes pensées fusaient : qu’allais-je devenir si quelqu’un de mal intentionné avait trouvé mon carnet ? Parce qu’au fond, ce carnet, c’était toute ma vie. Un peu comme un journal intime. C’était quand même ridicule qu’un mec détienne un journal intime ? Bien que pour moi c’était plus que ça. Il s’agissait de mon fil connecteur à Phil’. Toutes les lettres qu’elle ait pu m’envoyer depuis l’âge de 8 ans, je les avais gardées dedans. Une petite voix s’éleva dans mon dos, tandis que je m’évertuais à défaire mon lit pour la troisième fois consécutive. Je ne savais pas du tout ce qu’on me voulait ou ce qu’on me disait, mais je virevoltai. Cinq gars de mon dortoir étaient alignés et me regardaient d’un air bête. Je ne suis pas méchant, mais là vraiment, ils faisaient une belle brochette d’imbéciles à me fixer les bras ballants. J’explosai. « Mais c’est pas possible vraiment ! Vous savez à quoi il ressemble pourtant ! Aidez-moi à l’chercher au lieu de me casser les noises ! » J’avais hurlé malgré moi. Et j’avais juré ! Mais je m’en foutais comme de la dernière pluie. Ce carnet était toute ma vie, j’étais incapable de me rappeler ou j’avais pu le laisser, mais surtout comment j’avais pu le perdre… Sachant que je vérifiais sa présence dans mon sac bien toutes les vingt minutes !

Il n’y avait rien dans ce lit ! Je lançais un coussin de rage au pied de mes camarades et quittais la salle tout en essayant de contrôler ma respiration qui m’échappait. Mes poumons me brulaient de plus en plus. Et je commençais déjà à voir des étoiles. J’arrivais dans la salle commune de Poufsouffle. J’aimais son cadre pourtant, qui avait le don d’être reposant. Mais là, je ne savais plus du tout quoi faire. J’arpentais la salle de part et d’autres dés fois qu’une révélation me serait faite… Mais rien. Je ne savais pas quoi faire de plus que ce que j’avais pu déjà faire. Ou chercher ? Non c’était définitivement mort. Je m’attendais presque à voir certaines des pages accrochées sur les murs de Poudlard dès demain et des rangées d’élèves tournés vers moi, un sourire moqueur aux lèvres. Je sentis mes membres s’engourdir d’un coup, avant de plonger. Je venais de m’évanouir dans la salle commune.

« Non, ne vous inquiétez pas ! Ce n’est rien de grave ! Il s’est juste cogné la tête contre le rebord d’une marche en s’évanouissant ! ». Etrange. Tout ça résonnait comme dans un rêve. Je me réveillais luttant contre le malaise que j’éprouvais. Ma vision était trouble, et les voix que j’entendais sonnaient à l’infinie dans ma tête. Je déglutis et grimaçai. Je reconnus le gout amer du sang. Quelle horreur. J’avais dû me mordre la langue au passage. Un frisson me parcourue le long de la colonne vertébrale. Ne pense pas au sang Mycroft. Tu as un autre problème actuellement… Le carnet ! Oui ! Je me redressai d’un coup, et portai ma main à mon front. J’y sentis un bandage. Et j’avais un de ces maux de tête… « Mais qu’est ce qui s’est passé ? » Dans le coin ou j’étais, je ne voyais personne. Mais je reconnus la voix de l’infirmière. Une voix rauque que je ne pus identifier répondit. « On n’a pas vraiment compris en fait… Il a piqué une crise à propos d’un carnet qu’il aurait perdu. » Non, la brochette d’imbéciles m’avait emmené à l’infirmerie ? Je rejetai la couverture et pivotai pour me retrouver assis sur le bord du lit. J’entendis la brochette s’en aller, tandis que l’infirmière revint vers moi. Elle poussa un cri aigu qui me fit grimacer. « Non, non monsieur O’Connor. Je vous garde pour le reste de la journée au moins. » Le reste de la journée ? Qu’est-ce qu’elle pouvait appeler ‘reste de la journée’ sachant qu’on était déjà en plein milieu d’après-midi ? Je luttai pour l’empêcher de m’allonger à nouveau, bien décidé à ne pas rester ici plus longtemps. « S’il vous plait ! Je n’ai vraiment pas le temps pour ça ! Comprenez… Mon carnet… » Je la suppliai plus que d’essayer de la convaincre. Mais c’est que l’infirmière était difficile à faire changer d’avis. Alors que je bataillais avec elle, elle se stoppa net tout en levant le nez. Ce soudain répit me surpris et je me figeai aussi. Et me tenant toujours aussi fermement elle lança à l’aveuglette. « Oui ! Veuillez juste patienter un instant et je suis à vous ! ». Mais qu’est ce qui lui prenait ? Je n’avais entendu personne entrer pourtant… A croire qu’elle avait un radar à la place des oreilles.
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Dorian Quiguer
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MessageSujet: Re: « Hello darkness, my old friend »   Dim 31 Mar - 21:40

Ça y est. Vendredi. La semaine est enfin terminée. Je venais de donner mon dernier cours. Semaine éprouvante. Je pense que pour une première fois, je ne m’en étais pas si mal tiré. Mais qu’est-ce que ça pouvait être épuisant de donner un cours sur l’histoire de la magie à des élèves qui pour la majorité, n’en ont strictement rien à faire. Enfin, maintenant c’était chose faite. J’avais survécu à mes premiers jours en tant que professeur. « Qu’en penses-tu Fisgona ? » j’eus pour unique réponse un miaulement plaintif. Il faut dire que pour elle non plus la semaine n’avait pas été des plus tranquilles. Elle m’avait accompagné à chacun de mes cours. Oh je ne l’ai pas forcé, non, elle est venue de son plein gré. Enfin, vu que j’avais emmené ma salamandre à chacune de mes représentations, il n’est pas étonnant que mon fléreur soit venu l’accompagner. Depuis l’épisode où Fisgona a été sauvée grâce à elle, elle se sent comme redevable, elle est devenue très protectrice. J’ai bien noté sur le panneau de mon cours qu’il était strictement interdit d’approcher la salamandre, mais que voulez-vous, un élève, c’est pas l’espèce la plus intelligente parmi nous. Fisgona a donc eu beaucoup de travail, entre coup de griffes acérées, et quelques jolis crachats. Je tiens bon de préciser que j’ai décliné toute responsabilité sur ce qu’il pouvait arriver à un imbécile d’élève qui ne respecte pas le règlement.
Je jetais un dernier coup d’œil dans ma salle de classe. Vérifier qu’aucun de mes livres ne trainaient. Qu’aucun d’entre eux n’avaient été trop maltraités. Quelle ne fut pas ma colère quand je vis un peu plus loin, dans les rangées, étalé, là, à même le sol, ce qui ressemblait à un livre. Je fulminais, je pestais, j’insultais de tous les noms les élèves. Etaient-ils si ignoble que ça ? Sans cœur ? Si l’un d’entre c’était retrouvé devant moi, je pense que je l’aurais foudroyé sur le champ ! Je m’approchais de l’ouvrage en question. A le voir étalé, comme ça, j’avais presque peur. Peur de découvrir au fur et à mesure que je m’avançais des pages déchirées, pourquoi pas même des traces de pas dessus. J’étais maintenant à son niveau, et quelle ne fut pas mon soulagement en m’apercevant qu’il ne ressemblait à aucun des livres qui peut peupler les étagères de cette salle. J’eus tout de même un pincement au cœur. Cela n’empêche que ce qu’il ressemblait du coup plus à un carnet qu’à un livre gisant sur le sol. Je me penchais et le pris avec délicatesse. Je donnais un petit coup du revers de la main sur la première de couverture. Une personne avait due malencontreusement marcher dessus, une trace de pied avait été laissée dessus. Je la nettoyais avec soin. J’ouvris rapidement le livre vers le milieu. Des mots, des notes, des lettres. Surement un carnet personnel d’une élève. Je le pris avec mes propres ouvrages, je le lui rendrais lors du prochain cours, pour l’heure c’était le week end.

J’ai passé tout mon samedi en Bretagne. Revoir un peu ma terre natale m’a fait le plus grand bien, et m’a permis d’oublier le temps d’une journée mes recherches. Je me suis enfermé dans la bibliothèque de mon oncle et j’ai relu des livres déjà connus. Et puis j’ai repensé à ce carnet trouvé un peu plus tôt la veille. Quel mal y avait-il après tout à feuilleter un carnet que j’avais sauvé ? Certes ça ressemblait vraiment à un journal intime. Et qui dit intime, dit privé. Mais j’étais tout seul. Et la curiosité ne fait pas de mal. Et malgré son aspect carnet, il s’agissait tout de même d’un ouvrage, et qui dit ouvrage, dit que je dois le lire ! Et j’avais eu cette fille aussi, Eléanore, avec son complot. Elle avait un carnet, si ça se trouve il s’agit du sien, et je dois avouer que j’aimerais beaucoup lire ce qu’il se trouve dedans. J’ai donc ouvert le carnet, et commencer à lire. Des lettres, encore des lettres. Beaucoup de correspondance. Avec la France. Avec une fille. Un homme ! Ce carnet appartenait à un homme ! Je pris une des lettres au hasard, tout en en prenant soin bien évidemment, je ne voulais pas me risquer à abimer quoi que ce soit. Peu importe le type d’ouvrage, je me devais d’en prendre soin, j’étais comme ça et n’y pouvais rien. Mycroft. Tiens ce prénom me dis quelque chose. Il me semble qu’il s’agit d’un des élèves que j’ai eu vendredi. J’ai refermé le carnet, il ne semblait pas y avoir de chose réellement intéressante dedans. Ce qui est sûr, c’est que Lundi, ce Mycroft allait m’entendre ! Laisser un carnet à terre ! Une sorte de journal intime qui plus est ! Abandonner son ami sur le champ de bataille. C’est ignoble.
J’ai décidé de retourner à Poudlard le dimanche dans la matinée. J’avais quelques affaires à ranger dans mes appartements. Je n’avais pas encore eu l’occasion de faire le tour des lieus depuis mon arrivée en tant que professeur. Oh, bien sûr je connaissais Poudlard, j’étais un ancien Serpentard. Mais il y a des endroits où je ne me suis jamais vraiment rendu. Comme les salles communes des autres classes. Hormis celle de Serpentard, je ne savais pas vraiment à quoi ressemblaient les autres. Je sais bien que je ne pourrais pas plus y mettre les pieds, même en tant que professeur, mais je pourrais déjà plus m’en approcher. Je commencerais par celle des Poufsouffle tiens. Je ne sais pas ce qu’il s’y passait mais en tout cas il y avait un vacarme monstre ! On aurait dit quelqu’un qui retournais tout. Je continuais ma visite sans trop me soucier du reste. Gryffondor, puis Serdaigle. Ces escaliers ! Toujours aussi capricieux. J’avais toute la matinée et une bonne partie de l’après-midi pour faire mon petit tour. Je suis repassé près de la salle commune des Poufsouffle sur le chemin du retour. Certaines personnes étaient un peu affolées. « Il a complètement pété un plomb » « il m’a fait peur.» « Non, mais tu te rends compte ? » « Tout ça pour un carnet ! » Un carnet ? Tiens ça ne me coutais rien. « Excusez-moi, que s’est-il passé s’il vous plait ? » j’eus d’abord droit à un regard noir de mon interlocuteur, puis en voyant que j’étais un professeur il me répondit. « c’est Mycroft, il a perdu son carnet, il était fou de rage, et là il se retrouve à l’infirmerie. » Mycroft ? Carnet ? Serais-ce le Mycroft de mon carnet ? Enfin, serais-ce le carnet de ce Mycroft ? « Merci » et je me dirigeais en direction de l’infirmerie. Une personne qui se retrouvait à l’infirmerie pour un carnet m’intéressait ! regrettait-il d’avoir oublié son carnet ? De l’avoir perdu ? Oh, il ne s’en sortirait pas comme ça quand même.

J’étais derrière la porte de l’infirmerie. Je pris le carnet trouvé dans mes mains. Un cri aigu me fit attendre un instant. C’était l’infirmière. « Non, non monsieur O’Connor. Je vous garde pour le reste de la journée au moins » Monsieur O’Connor. Il n’y avait plus de doutes possible, il s’agissait bien du Mycroft du carnet, j’avais pu lire ce nom sur l’une des en tête d’une lettre. Je pris la clenche de la porte de l’infirmerie et m’apprêtais à la pousser. « S’il vous plait ! Je n’ai vraiment pas le temps pour ça ! Comprenez… Mon carnet… » Alors comme ça il pensait à son carnet Il avait essayé de le retrouver. Et maintenant qu’il se retrouvait là, il y pensait toujours. Je m’apprêtais à entrer. « Oui ! Veuillez patienter un instant et je suis à vous. » L’infirmière me fis face. J’aurais juré que quelques instants plus tôt elle se trouvait au chevet de l’élève. « Bonjour, je viens pour cet élève. » Elle baissa les yeux et vit le carnet que je portais. Elle fit un petit sourire pour seule réponse et me laissa passer sans mots. Je me dirigeais en direction du lit que je pensais être celui de Mycroft. D’abord doucement, puis d’un pas un peu plus accéléré. Je commençais ma phrase avant même d’être à son niveau. « Mycroft ? Mycroft O’Connor ? » Je ne le laissais pas répondre. « Je vous garanti que vous avez intérêt à avoir une explication ! Et une bonne ! Vous reconnaissez ce carnet ? » Je ne le laissais toujours pas s’exprimer, j’avais bien compris que j’avais la bonne personne en face de moi. « Savez-vous où j’ai retrouvé ce malheureux ? » c’est fou ce que je pouvais parler fort quand j’étais en colère ! je ne le lui laissais aucun répit. «Je vais vous le dire moi, Monsieur O’Connor. Votre carnet, se trouvait à terre ! Pensez-vous qu’il s’agit de la place appropriée pour lui ? Avec tout ce que vous partagez avec lui, pensez-vous que c’est la place qu’il mérite ? » Je venais de me rendre compte par cette phrase que je venais de me vendre, j’avais feuilleté son carnet. Intime. Il n’avait pas intérêt à m’en vouloir. Je vous jure que sinon j’allais lui faire regretter le restant de l’année d’avoir laissé trainer au sol son carnet dans ma salle de cours. Je le tenais toujours en main. Je ne lui donnerais pas tout de suite. J’allais faire trainer encore un peu les choses. Et peut-être qu’une fois qu’il aurait compris la gravité de ses actes, alors peut-être je que je le lui rendrais. L’infirmière s’était approchée de moi et m’avais coupé dans ma réprimandes. « s’il vous plait professeur, c’est une infirmerie, moins de bruit s’il vous plait. » Gna gna, il s’agit d’un ouvrage quand même, ce n’est pas rien ! je regardais O’Connor, j’attendais ses explications, et elles avaient intérêt à être bonnes.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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MessageSujet: Re: « Hello darkness, my old friend »   Mer 3 Avr - 20:02

Ma tête était vraiment douloureuse. Pas une douleur aigüe. Mais je sentais comme une brulure, une gêne. Je me calmais un peu, tandis que l’infirmière s’en allait à la rencontre du nouvel arrivant. Je profitai de son absence pour étudier plus précisément ce que j’avais sur la tête. Au touché, un bandage apparemment, je regardai autour de moi à la recherche de quelque chose pour me voir. Une petite écuelle sur ma table de nuit allait faire l’affaire. Je l’attrapai et vidai son contenu sur la petite table. Je la tournai et la mis à hauteur de mon visage. Bon, ce n’était pas le meilleur miroir du monde, mais ça faisait l’affaire. C’était suffisant pour voir que je n’avais qu’un gros pansement bien épais sur le front. Je m’attendais à quelque chose de plus gros. J’avais la tête comme dans un étau. Je reposai l’écuelle sur la table. « Mycroft ? Mycroft O’Connor ? »

Je sursautais et l’écuelle tomba à terre dans un bruit retentissant qui me réveilla une vieille migraine. Je grimaçai tout en regardant le professeur. J’aurais peut-être du écouter ce qui s’était dit avec l’infirmière, j’aurais été moins surpris je pense. Ou j’aurais tout de suite su le motif de sa visite. Mais inconsciemment je le savais déjà. Mes yeux fixaient quelque chose qu’il tenait depuis le début, sans que mon cerveau ne fasse directement le lien. Je n’osais le croire. Comment était-il possible qu’il ait mon carnet ? Parce que oui, il avait mon carnet entre ses mains. Je baissai la tête. Perdu. Mes lèvres dirent en silence Reprends-toi. « Je vous garanti que vous avez intérêt à avoir une explication ! Et une bonne ! Vous reconnaissez ce carnet ? » Le carnet. Mon carnet. Pas besoin de parler. Je pense que le regard que je leur portai, à lui et au carnet, voulait tout dire. Un mélange de désespoir, de soulagement et d’interrogations. « Savez-vous où j’ai retrouvé ce malheureux ? » Bonne question, oui. Je me rappelais avoir eu son cours vendredi soir. Pourtant j’étais persuadé avoir encore le carnet en ma possession ce même soir. En fait je me suis réellement aperçu de sa disparition le lendemain matin. «Je vais vous le dire moi, Monsieur O’Connor. Votre carnet, se trouvait à terre ! Pensez-vous qu’il s’agit de la place appropriée pour lui ? Avec tout ce que vous partagez avec lui, pensez-vous que c’est la place qu’il mérite ? » Par terre, ça devait être ça. Il était tombé de mon sac en quittant le cours. J’étais pressé ce soir-là, un jeune poufsouffle m’avait demandé de l’aider dans la réalisation de sortilèges de bases. En revanche, mon attention fut retenue par « partagez avec lui ». Je fixai mon regard sombre sur le professeur tout en fronçant mes sourcils l’air inquiet. Une certitude : il avait lu son contenu. J’analysai l’homme qui restait de marbre. Son ton n’avait rien de moqueur, il semblait réellement énervé en fait. Le contenu de mon carnet l’avait touché, ou du moins le carnet en lui-même.

L’infirmière vint pour lui dire de baisser d’un ton. Je n’avais pas quitté celui-ci des yeux. Lui ou le carnet peu importe. Je devais juste veiller qu’il ne parte pas avec. Bien qu’au fond de moi je savais pertinemment que ce n’était pas le genre. En attendant il avait mon carnet entre ses mains. Et il ne semblait pas décidé, du moins pas encore, à me le rendre dans l’immédiat. J’humidifiai rapidement mes lèvres et je déglutis. « Professeur. Ce carnet est avec moi tout le temps. Je pense que vous avez dû le comprendre ! » Je haussai les sourcils. Insinuant le fait que je me doutais qu’il l’avait lu ou feuilleté. Il fallait qu’il comprenne que je n’ignorais pas cette éventualité. Quant à savoir si je le prenais mal… J’ai toujours apprécié ce nouveau professeur. Il semblait aimable, gentil tout en étant froid et implacable. Les cours se passaient sans aucune accroche. Je me sentais un peu mieux en tout cas. J’étais au fond, presque content que ce soit Dorian Quiguer, nouveau professeur d’histoire de la magie, qui ait retrouvé ce carnet. Il avait l’air d’être respectueux envers les secrets des autres. Ou alors ce n’était d’une impression. Je ne savais pas. Mais dans tous les cas, heureusement que ce n’était pas un élève… ça aurait été tellement pire. Je soupirai. « Pour répondre à votre question. Bien sûr que non, ce n’est pas la place qu’il mérite. Il a dû glisser de mon sac, je ne sais pas comment. Dans la précipitation… »Mes pensées étaient chaotiques. Je réfléchissais tant bien que mal, en même temps de parler. Du coup le résultat n’était pas tip-top. Je sentais qu’il en fallait plus que convaincre le professeur. Le problème était que je ne savais vraiment pas quoi rajouté. Une seule chose m’obsédait actuellement et me bouffait le peu de jugeote que j’avais. « L’avez-vous lu ? Je sais qu’il n’y a rien de mal. Mais certains ne comprennent pas. Ça m’a déjà apporté des problèmes par le passé. » L’incompréhension des gamins. On m’a souvent reproché que tenir un journal c’était un truc de filles. Alors écrire des lettres à une fille et les stocker dans un journal… C’était encore plus bizarre. La situation s’était cependant calmée depuis quelques années. Les trois premières années à Poudlard avaient été animées dira-t-on. Puis on m’avait laissé tranquille. Mais je me méfiais encore. « Hum. Puis-je le récupérer ? » J’espérais vraiment. Mais je savais au fond de moi qu’il ne me le rendrait pas aussi facilement.
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Dorian Quiguer
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MessageSujet: Re: « Hello darkness, my old friend »   Mar 9 Avr - 17:30

Peut-être avais-je réagis trop durement à l’encontre de cet élève de poufsoufle. Durant l’espace d’un instant je me rendis compte qu’à aucune reprise je m’étais inquiété pour cet élève. Certes, les agissements qu’il avait pu avoir à l’encontre de son carnet étaient d’une nature gravissime selon moi. Et j’espère qu’il en était ainsi pour la majorité de la population, bien que cela me paraissais utopique. Mais tout de même, durant une petite seconde, lorsque l’infirmière était venue me dire de la mettre en veilleuse, je me suis souvenu de l’endroit dans lequel je me trouvais. Une infirmerie. Et cet élève de poufsoufle sur qui je m’acharnais se trouvait dans cette infirmerie. Pourquoi? Pas une seule fois je ne me suis inquiété de savoir ce qui avait bien pu lui arriver. Pas une seule fois le bandage qu’il avait sur la tête ne m’avais intrigué. Ça n’avait pas l’air d’un grande gravité, mais tout de même, qu’avait-il bien pu lui arriver?

Je ne bougeais pas en tout cas, j’attendais qu’il réponde à mes questions. Qu’il se défende. « Professeur. Ce carnet est avec moi tout le temps. Je pense que vous avez dû le comprendre ! » Tout le temps je ne savais pas. Sa façon de me regarder, et les mots qu’il avait choisis ne faisaient aucun doute sur le fait qu’il savait que j’avais pris connaissance du contenu de son carnet. Après, je n’avais fait que le feuilleter. J’avais vu quelques lettres entre les pages, mais sans en avoir lu l’intégralité. La vie d’un élève de Poudlard ne m'intéressait guère. J’étais certes curieux, et envieux de connaitre toujours plus. Mais en quoi la vie privée d’un jeune poufsoufle m’aurait-elle aidée dans cette quête de savoir? Et quand bien même j’en aurais lu l’intégralité de son carnet, il n’avait pas intérêt à m’en tenir rigueur! Et puis quoi c’est tout? Pensais-je en attendant la suite. « Pour répondre à votre question. Bien sûr que non, ce n’est pas la place qu’il mérite. Il a dû glisser de mon sac, je ne sais pas comment. Dans la précipitation… » Il n’aurait manqué plus que ça! Qu’il me dise que ce n’était qu’un carnet et que ce n’était pas grave s’il c’était retrouvé à terre! Bon, je dois avouer qu’il n’avait pas l’air de penser ça. À vrai dire, j’avais l’impression que ce jeune poufsoufle, Mycroft, puisqu’il s’appelle ainsi, était sincère. Qu’il regrettait d’avoir oublié son carnet, enfin, plutôt perdu celui-ci puisque d'après ses dires, il aurait glissé de son sac... Je ne suis quand même pas certain que cela me suffise. J’étais tout de même assez remonté. Lorsque l’on tient à quelques choses, on s’arrange pour que ça ne s’égare pas comme ça, d’une simple glissade! Et lorsqu’il s’agit d’un livre, quel qu’il soit, on s’arrange pour qu’il soit bien calé lorsqu’il est dans un sac. Et pour bien faire on devrait même les entourer d’un linge afin qu’ils ne soient pas abîmés.
Je ne répondais toujours. J’attendais. Il cherchait ses mots. Peut-être avait-il mieux comme explication? Peut-être allait-il s’excuser d’avoir abandonné son carnet qui selon lui le suit partout. Oh mais j’y suis, peut-être est-ce un carnet farceur? Un qui aime bien faire des petites blagues à son propriétaire en se faisant la belle! Trêve de plaisanterie, ça n’en était pas un! Premièrement son propriétaire qui se trouve en face de moi m’aurait très certainement donné cette excuse s’il s’agissait d’un de ces carnets! Deuxièmement, pour en avoir déjà croisé, je savais que ça n’en était pas un. Parce que oui, figurez-vous que ce genre de carnet existe. Honte à moi pour ce que je vais dire mais je remercie le ministère de n’avoir fait aucun livre de cours sur ce genre de carnet. Ça aurait été l’excuse parfait pour plus d’un élève qui vient en cours sans ses affaires! « L’avez-vous lu ? Je sais qu’il n’y a rien de mal. Mais certains ne comprennent pas. Ça m’a déjà apporté des problèmes par le passé. » Ah, on y vient! Je savais bien que ça l’intriguait de savoir si je l’avais lu ou non son précieux carnet. Je finirais par lui répondre mais pas pour le moment. Je l’observais. Il me semblait confus. Peut-être était-ce dû à cause de son bandage après tout, qui sait? J’avais toujours le carnet entre mes mains. Mycroft ne le quittait pas des yeux. Il avait l’air d’y tenir. Peut-être était-il sincèrement désolé de l’avoir égaré. J’en avais rencontré des gens irrespectueux envers les ouvrages. Et cet élève, là, devant moi à fixer son carnet ne me donnait pas cette impression. Tout du moins pas à l’encontre de son carnet. Peut-être ne prenait-il pas soin des autres livres, mais pour ce qui est du carnet que j’avais en ma possession, ça ne semblait pas être le cas. J’allais répondre à sa question, mais sans doute ai-je été trop long, puisqu’il me coupa de mes réflexions le concernant. « Hum. Puis-je le récupérer ? » Je pensais réellement lui rendre. De toute façon ce carnet lui appartenait. Et à moins qu’un de mes clients me demande de le lui dérober je n’avais aucune raison de le garder en ma possession. De toute façon je ne vois pas qui voudrait se procurer le journal intime d’un jeune garçon! Ses parent peut-être! Mais je ne fais pas dans ces affaires-là! Sauf s’ils ont quelques choses à m’apporter. Ce serait nouveau pour moi! Je n’ai jamais rien eu de la sorte à dérober jusque maintenant. Cela se limitait souvent à des ouvrages de magie noire relativement ancienne, et relativement rare pour lesquels peu d’exemplaires ont été tirés.

«Non, monsieur O’Connor. Je veux dire, non, je n’ai pas lu votre carnet.» Hum, il n’allait pas me croire. «je l’ai feuilleté, et sans doutes devriez-vous me remercier pour ça. Si je ne l’avais pas ne serait-ce qu’ouvert légèrement, je n’aurais jamais su à qui ce carnet appartenait. Et si je n’avais pas eu connaissance de votre nom, je ne serais pas ici en face de vous avec votre précieux carnet entre les mains!» J’avais gardé un ton sec et que je qualifierais d'hautin. Je me calmais un peu. L’heure n’était plus à la remontrance. « Vous savez monsieur O’Connor, la précipitation que vous avez eu n’est pas une excuse. Bien des accidents d’une grande importance ont eu lieux à cause de précipitations.» Bon, d’accord, il y avait toujours des remontrances, mais elles se voulaient plus douce. Plus chaleureuse. J’étais toujours en colère. C’est vrai. Mais j’essayais de faire comprendre à cet élève l’importance que cela pouvait avoir, alors il me fallait garder mon calme et mon sang froid. « j’ai cru comprendre qu’il vous suivait partout. J’en déduis donc qu’il contient un grand nombre d’informations vous concernant. Vous concernant vous ou votre entourage, je ne sais pas. Ne pensez-vous pas qu’il aurait pu être dangereux qu’une personne mal intentionnée soit tombée dessus? Comme vous l’avez dit, cela vous a déjà valu quelques problèmes. Sans doutes parlez-vous de moqueries de vos camarades je suppose. Il est vrai que ce n’est jamais très agréable, mais cela aurait pu être bien plus grave en fonction des informations que contient votre carnet. Il faut savoir protéger ce qui est précieux à vos yeux monsieur O’Connor. Il faut savoir protéger vos connaissances. Ne pas les laisser à la portée de tous. J’ai bien compris que vous teniez à ce carnet. Je le vois. Vous me semblez sincèrement désolé. Pensez-vous que cela suffise? Comprenez-vous ce que j’essaie de vous dire monsieur O’Connor? Oh vous allez sans doute penser que je suis encore un de ces professeurs qui ne sait faire que râler, que de toute façon c’est à ça que sert un professeur! Détrompez-vous monsieur O’Connor, je suis certes professeur, mais je tiens par-dessus tous aux livres. Quels qu’ils soient. Livres de cours, d’histoire, ouvrages, grimoires, parchemins, carnet, tous. Tous ce qui peut renfermer du savoir, de la connaissance, tous sont sources d’information immense, mais passons.» J’avais l’impression que mon interlocuteur n’avait pas quitté son carnet de toute notre conversation. « je vais vous le rendre monsieur O’Connor. Votre carnet, je vais vous le rendre. Mais dites-moi d’abord ce qu’il vous est arrivé? Pourquoi êtes-vous ici? Pourquoi ce bandage? Rien de trop grave j’espère?» Et bien oui, il avait quand même fallut que je lui demande. J’étais aussi un professeur du domaine de Poudlard. Je ne me voulais pas être un bon professeur, loin de là. Ce n’était pas mon objectif. Mais il me fallait tout de même m’intégrer un minimum. Et quoi de mieux que de se soucier de ses élèves afin de se faire un minimum apprécier d’eux? Et si ça n’aidait pas à être apprécié, au moins je n’étais pas détesté et il y avait donc peu de chance que des rumeurs dérangeante me concernant remontent aux oreilles de notre chère et tendre directrice Filztter.
« Et tant que je suis là monsieur O’Connor, parlez-moi un peu de ce que vous connaissez de la France.» Je lui avais lancé un petit sourire en coin en même temps que ces mots. Il n’y avait plus aucun doute, je connaissais certains contenus de ses lettres, bien qu’à vrai dire, pas vraiment puisque j’avais seulement entrevue une adresse, qui se trouvait en France. Mais ça, il ne pouvait pas le savoir. Peut-être penserait-il qu’en fin de compte j’ai vraiment lu tout le contenu de son carnet, sa vie. Comme je vous l’ai dit, la vie de ce jeune homme ne m'intéresse pas vraiment. En revanche je serais curieux de voir comment il protègera les informations de son carnet. Il n’y a surement rien d’important dedans, mais ça devait l’être pour lui, donc il se devait de protéger son contenu. J'espérais qu’il avait retenu ma petite leçon en fait. S’il m’en parlait, soit il n’avait rien compris, soit il n’y avait effectivement rien d’intéressant dedans.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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