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 Une journée à la bibliothèque.

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MessageSujet: Une journée à la bibliothèque.   Dim 5 Mai - 15:31

Une journée à la bibliothèque.

Une journée des plus banales avait débutées. De nouveaux bleus étaient apparus sur mes joues pales accompagné d’un petit mot de Thyra au creux de ma main. Mon démon m’interdisait de toucher à la boite qui avait été déposer sur ma table de nuit. Bien évidemment, la curiosité envers les affaires de mon double n’était guère une de mes qualités où défaut : je me fichais de ce qu’elle faisait, son temps en moi était compter, je trouverai un moyen de me débarrasser de cette entité qui me hante depuis des années et des années. Habituée à ce genre de traitement, ce ne fut pas sans quelques maux que je m’étais levée de ma couche, ressentant les effets de la nuit de ma maladie. Je me demandais toujours ce qu’elle pouvait faire de mon corps, la pensée de tous ses petits plaisirs me glaçait le sang dès que je m’interrogeais… Qu’avais-je donc fais pour mériter ce genre de traitement ? Pourquoi les codes génétiques qui étaient en moi étaient si défectueux ?
Au fond, j’enviais les autres, tout ceux qui étaient normaux. Pourquoi ne pas me donner une maladie incurable qui me tuerait plutôt que cette malédiction ? Etait-ce mon sang pur qui m’avait rendue folle ? Le mélange qui se faisait depuis des siècles et des siècles avait donné un résultat des plus compromettant pour notre nom : après tant de respect, allait naître de ma faute une honte sans limite. Plus personne ne prendrait une famille de fabriquant de potion s’ils ne pouvaient guérir l’une de leurs descendantes de sa folie !

En y repensant, ma mère qui s’était toujours battue pour moi me manquait. Cela ne faisait que peu de temps qu’elle nous avait quittée et celle-ci s’était toujours battue contre ma maladie. Qu’allais-je faire sans elle ? Comment allais-je pouvoir combattre ma propre personne ? Devais-je m’attacher le soir avant de me coucher dans le but de contrer Thyra ? J’espérai par dessus tout que ma nouvelle thérapie pourrait enfin me soigner où l’empêcher de souiller mon corps lorsque je me reposais. Etait-ce trop demander ?
‘Shut up !’ entendais-je dans ma tête. Il n’était pas rare que j’entende mon double me parler lorsqu’elle me trouvait trop complaignante.

Il m’avait fallut plusieurs minutes pour camoufler grâce à du maquillage les traces de coups, morsures et griffures qui trônaient fièrement sur ma peau. Un jour, j’en étais persuadée, je ne serai plus obligée de devoir cacher celle-ci : mes marques n’existeront plus et j’aurai gagné mon combat. Vetue ce fut sur le pas le plus joyeux possible que je quitta ma salle commune.
Chez les Serpentard, je devais bien faire partie des exceptions qui n’avaient guère leurs places. Par combien de fois avais-je entendu que seul mon sang et mon ambition étaient les caractéristiques qui faisaient de moi une Serpentarde ? Qu’en dehors de cela je n’aurai jamais du faire partit de ceux qui, aujourd’hui, se disaient supérieur. N’en faisais-je donc pas partie ? Bien sur que si. J’étais juste folle, pas incompétente !

Ma matinée s’était passée à réviser, faire quelques travaux pour mes cours afin de maintenir mon niveau au meilleur. Ma réussite scolaire ne devait pas pâtir de mon instabilité. Loin de là. Je devais rester irréprochable, camoufler ce qui n’allait pas chez moi en donnant une image parfaite, droite et juste de moi-même. Thyra ne gagnerait pas cette partie. Elle savait aussi bien que moi, que cacher son existence était la meilleure des choses à faire. Du moins, pour le moment. Je ne pouvais en aucun cas prévoir ses actions, ses idées, tout venant d’elle était incontrôlable.
Après ma session de travaux, je m’étais rendue manger dans la grande salle en compagnie des rares amies que j’avais, discutant de tout et de rien, le temps était venu pour moi de me rendre à la bibliothèque. Une fois sur place, je récupéra les quelques livres que j’avais fais commander par le service de l’école. De nouveaux ouvrages sur les potions, poisons et antidotes avaient vu le jour en début de semaine, et cela avait pris jusqu’au dimanche pour les recevoir et enfin, y mettre le nez avec joie, bonheur et excitation.
L’odeur des livres neufs était de ce genre d’odeur que seul un passionné pouvait apprécier, il y avait comme l’impression d’être sur une liste spéciale lorsque l’on était le premier à ouvrir un livre encore non touché.

Installée au fond de la bibliothèque sur le bord d’une des fenêtres, je lisais au bout du rayon M-N des potions lorsque mon attention fut captée par la silhouette familière d’un adulte. Le professeur de la magie semblait flâner entre les rayons de la bibliothèque. Un autre passionné de lecture qui venait donc de pointer son nez ici bas.
Hésitant durant quelques minutes tout en l’observant, je me demandais si lui faire confidence et lui parler de mon petit problème pourrait, non seulement, me soulager mais peut-être obtenir un conseil vis à vis de mon besoin de canaliser et faire disparaître ma maladie.
Cela me prit encore 5 minutes pour oser m’approchée du professeur. Fermant avec une précaution religieuse le livre que je tenais et le déposa sur le bord de la fênetre avec le reste de mes affaires.

Ce fut d’un pas de loup que je m’approcha du professeur, abordant un sourire hésitant, j’attendis qu’il me remarque afin de saluer celui-ci, poussée par une impression et envie secrète de pouvoir enfin libérer un peu la pression en moi.

« Bonjour professeur. Est-ce que je vous dérange ? » Avais-je demandé timidement. Evidement, s’il me disait oui, je rebrousserai chemin, sans pour autant insister.
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Dorian Quiguer
La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.
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MessageSujet: Re: Une journée à la bibliothèque.   Ven 10 Mai - 16:17

Les journées étaient longues et se ressemblaient toutes. Voilà maintenant un mois que j’étais enseignant à Poudlard. Un mois et je n’avais pas avancé le moins du monde dans mes recherches, ni même sur quoi que ce soit d’autre. Premièrement, je n’avais pas pu commencer mon entraînement intensif. En même temps en tant que professeur d’histoire de la magie, je n’en avais pas réellement l’occasion. Oh, il y avait bien cette jeune serpentard, Synthia. Nous avions fait un duel pour le moins particulier. Enfin un défi plutôt puisque je n’avais rien demandé, elle était venue comme ça comme si de rien était. Nous allions nous revoir, pour des choses moins conventionnelles, mais pour le moment pas grand-chose de fluctuant. Deuxièmement, au niveau des informations que je pouvais recevoir, c’était aussi le calme plat en ce moment. Pas beaucoup de demandes, donc pas beaucoup de réponses. Philomène faisait partie de mes nouvelles clientes, il faudrait voir ce que ça allait donner un peu plus tard. Selon elle, elle pourrait m’avoir des informations inédites. Et qui viennent du ministère. Bon en France, mais c’était déjà ça.

Un mois que j’étais là. Un mois que je n’avais pu croiser la directrice. Je voulais absolument essayer de renégocier mon poste d’enseignant. Mais bon elle devait surement être trop occupée à je ne sais quoi! Comme accueillir tous ces nouveaux secte, ou encore ce nouveau professeur de défense contre les forces du mal, le poste que je désirais bien entendu! Il fallait vraiment que je trouve une solution. Pourquoi m’être enfermé dans Poudlard et dans son corpus d’enseignant, si je ne pouvais mener à bien ce pour quoi j’étais là?

Le temps ne me permettait pas vraiment d’aller dans le parc du château. J’aurais bien continué à étudier de plus près ce rocher enchanté, mais l’automne étant bien là, avec le brouillard et toutes ces feuilles mortes au sol, ce n’était pas vraiment le temps idéal. Ça pouvait bien attendre un peu de toute façon, le rocher ne risquait pas de s’en aller.
J’avais bien eu ce matin une petite nouvelle. Pas grand-chose. Une information qui avait tardé à venir. Je suis simplement allé bousculer un peu le type concerné. Selon lui il y aurait un ouvrage qui renfermerait tous les secrets d’Azkaban. Et ce livre se trouverait dans la réserve de la bibliothèque de Poudlard. L’information valait ce qu’elle valait, mais j’avais un peu de mal à y croire tout de même. Comment cet homme pourrait savoir ce genre de chose ? Il n’avait pas accès à cette réserve que je sache, et à ma connaissance on ne tenait pas de liste de ce que la réserve pouvait contenir. Bon après tout ça ne me coutait rien d’aller y faire un tour.

C’est donc dans l’après-midi que je me suis enfin décidé à aller y faire un tour. Surement la plus mauvaise idée que je pouvais avoir aujourd’hui. À peine les portes de la bibliothèque ouvertes, quel visage m’apparut en premier? Celui de Louve Llewellyn! Non pas que j’ai quelques choses contre son visage en tant que tel. Il était même plutôt joli. Je n’avais d’ailleurs pas grand-chose contre elle si ce n’est qu’elle était la bibliothécaire! Oh je la déteste du coup, oui, mais c’est la faute de Maureen. Encore. C’est toujours de sa faute de toute façon! Quelle idée d’avoir nommée une cracmole en charge des livres dans un établissement comme celui de Poudlard. Oh je n’avais rien contre les cracmols à la base, je n’avais d’ailleurs pas vraiment de problème avec les sangs ou leurs qualités, mais Louve cumulait trop de point négatifs pour que je puisse l'apprécier.
Je ne lui adressais aucun mot, aucun sourire, à peine un regard. Un regard de défiance, de dégout. J’avançais, et m’enfonçais en réalité, dans le fin fond de la bibliothèque. Je voulais être tranquille.
À vrai dire, c’est étonnant, mais depuis mon arrivée ici en ayant le statut de professeur, c’est la première fois que je mets les pieds dans la bibliothèque. Je n’en avais pas eu l’occasion avant, ni même vraiment l’envie. Je n’avais pas grand-chose à y faire. En tout cas, pas tant qu’il y aurait Louve pour surveiller ce que je pourrais y faire.
Je décidais donc de seulement trainasser dans les différents rayons de la bibliothèque. Je faisais plus du rangement qu’autre chose. Des livres mal placés, ou bien qui trainaient à droite à gauche. C’est quand même dingue ça! Nous sommes dans un lieu où normalement les gens s’y trouvant doivent prendre soin des ouvrages, mais on s’aperçoit très rapidement que ce n’est pas le cas. Et du coup je me demande aussi à quoi sert cette Louve si elle n’est même pas capable de faire respecter ça!
Je me posais sans vraiment prendre le temps de m’asseoir avec livre. Il parlait de lévitation. Le sujet ne m'intéressait pas grandement, mais bon. C’est le premier qui me tomba dessus. Je n’eus pas le loisir d’aller bien loin dans ma lecture. Dix minutes tout au plus. Une jeune fille s’était approchée de moi. Elle me paraissait hésitante. Elle était venue très discrètement. Je ne sais pas ce qu’elle attendait, mais elle attendait. Je décidai donc de lever la tête en sa direction. Une serpentard bien trop surmaquillée. Malgré le manque de confiance en elle qu’elle paraissait avoir, elle avait l’air de vouloir plaire aux hommes. Pourquoi se maquiller autant sinon ? Et il faut dire qu’une fille timide, ça doit toujours être plus simple pour un homme. Peut-être le savait-elle et en jouait! Je regardais rapidement autour de moi, il n’y avait personne d’autre. Elle esquissa un sourire et me salua. «Bonjour professeur. Est-ce que je vous dérange?» Si elle me dérangeait? Bien sûr que oui elle me dérangeait. Nous étions dans une bibliothèque, et de surcroit j’étais en pleine lecture! «Oui, mais le mal est fait maintenant! Que puis-je pour vous? Et je me permet de rajouter que vous ne devriez pas laisser trainer vos livres comme ça n’importe comment» je désignais celui qu’elle avait posé un peu plus loin avec ses affaires. Elle aurait pu prendre la peine de le ranger dans son sac au moins, au lieu de le laisser sur le rebord de la fenêtre! Les livres ne sont pas tous adeptes de la lumière! En tant que professeur, je me devais de demander à cette demoiselle ce qu’elle voulait. J’étais là pour ça après tout. Enfin, Maureen et Poudlard pensaient que j’étais là pour ça!







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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