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 Bal d'Halloween de Poudlard

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Maître du jeu. Décide & éxécute.

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MessageSujet: Bal d'Halloween de Poudlard    Dim 9 Juin - 20:34



Bal d'Halloween

Poudlard, grande salle, 20h, 31 octobre
« Trente et un octobre, fête des morts. Les modus se déguisent en sorciers et autres créatures du monde magique, pendant que ceux qui vivent dans ce qu’ils croyaient jusqu’il y a peu l’imaginaire commencent à se demander s’il ne serait pas de mauvais ou de bon de goût de revêtir un costume moldu pour l’occasion. Fête païenne pour les moldus, fête mystique pour les sorciers anciennement appelée Sahmain. Quoiqu’il en soit c’est l’occasion de faire la fête. Poudlard comme à son habitude ne passe pas à côté de cet évènement. Le goûter d’Halloween de l’après-midi s’est transformé en bal pour la soirée. Les cours ont été suspendus pour la fête depuis le début de l’après-midi. Membres de l’école et élèves ont été chargés d’une mission bien particulière quelques heures avant le début des festivités : celle de trouver un costume épousant à merveille le thème du bal. En effet, jusqu’à ce trente et un octobre, treize heure tapante, personne n’avait émis l’idée que le bal puisse avoir un thème. Une volée de hiboux a envahi l’école de sorcellerie sur les coups de treize heures, délivrant à tous et toutes un rouleau de parchemin dans une bague noire. Quelques mots seulement.


Bal d’Halloween – 20h
Thème : créatures magiques
Bague enchantée capable de vous confectionner un costume dès que vous la passerez à l’annulaire. Attention, la bague ne fournit qu’un seul costume, soyez donc réfléchi et précis. Vous avez jusqu’à 20h pour vous habiller.


Une heure après l’annonce fracassante du thème du bal, pendant que les esprits s’échauffent, que des élèves se baladent déjà en mode chauve-souris, les rapaces reviennent à la charge. Un second parchemin entre les pattes. Toutes les personnes de Poudlard viennent de se voir attribuer un partenaire imposé pour la fête. De quoi faire rager ceux qui avaient eu le courage d’inviter la fille de leurs rêves il y a trois jours. La direction en a décidé autrement. Quelle n’est pas la surprise lorsque les langues se délient et que l’on apprend qu’élèves et professeurs sont mélangés, de même que certaines paires ne tiennent pas compte de la différence de sexe. L’autre thème du bal d’Halloween serait-il le partage ?


Votre partenaire pour le bal d’Halloween est…


Le bruit retentit dans le clocher de Poudlard pendant que les portes massives de la grande salle s’ouvrent. Les festivités viennent de commencer et les ponctuels s’ébahissent déjà devant la décoration de la salle qu’ils ont imaginé depuis l’annonce du bal il y a deux semaines. Devinant d’abord le décor particulier, les convives devront passer le rideau de pluie magique qui tombe des portes en chêne massif. Une pluie oscillant entre l’apparence de l’eau et des paillettes, mais une pluie qui ne laisse pas de traces et qui ne mouille pas. Derrière ce rideau éphémère une grotte haute à six voûtes occupée par une végétation vivante en divers endroit. Sous la voûte principale la piste de danse dont le centre est occupé par une fontaine, à l’ombre d’une pommier de pommes rouges vénéneuses, surmontée d’une gargouille de granit de laquelle s’échappe un liquide mystérieusement rouge sang. Qui sait ce qu’il contient vraiment. Unique boisson de la soirée, vous trouverez vos verres en forme de tomate-citrouille sur le rebord de la fontaine. Les fenêtres de la grande salle ayant complètement disparues, les mets et sucreries d’Halloween sont disposés à la gauche de la salle sur diverses étagères larges taillées dans la pierre de la caverne. Les différents hors d’œuvres sont dissimulés derrière le même rideau magique qui garde l’entrée de la salle de bal. Alors fermez les yeux et laissez le hasard  choisir pour vous ce que vous dégusterez. Patacitrouilles, suçacides, dragées surprise de Bertie crochues, pâte d’amande, chamallow sauteurs, chocochauve-souris et autres confiseries qui sauront ravir les palets des plus gourmands. Pour ceux qui auraient un petit creux à combler ils n’ont pas été oubliés non plus : allumettes de citrouilles et diverses crudités accompagnés de plusieurs sauces, des marrons, des blanches, des noires. Et pour ceux qui se laisseraient tenter par des viennoiseries ils seront servis. Une grande table ronde, de granit et lourde, a été disposée au fond de la salle. Comme enfermée dans une caverne dans la caverne, sur le plan s’y trouve quatre types de pâtisseries ayant toute leur pâte de couleur orange, c’est la crème qui la surmonte qui change : violette,  rouge, verte et bleue.
La lumière est assurée par des lanternes orangées volantes au grès des occupants de la salle qui pourront s’amuser à les déplacer pour danser avec leur ombre. A vous de savoir jouer avec la pénombre, c’est la fête des morts, il n’est pas interdit de faire une frayeur à celui qui a peur du noir. D’autant plus que le brouillard s’échappant des dalles recouvertes d’une herbe soyeuse du sol de la salle saura donner une ambiance plus magique à cette caverne merveilleuse. Si le lieu honore comme il se doit le thème du bal costumé, il honore aussi parfaitement cette fête de l’épouvante. La caverne est le refuge de quelques créatures qui sauront arracher quelques cris aux demoiselles : insectes, araignées, scorpions, mais aussi lutin de Cornouailles. On vous rassure les créatures dangereuses ne sont que des illusions que la directrice aura pris soin de mettre en place, par contre en ce qui concerne les plus inoffensives… rien n’est moins sûr. Halloween est une fête facétieuse, gardez l’œil. Alors, des bonbons ou un sort ?  »



Explications & conseils & contraintes.
x. Préférez des messages de 500 à 600 mots pour que cela aille plus vite.
x. Sachez que ce qui est décrit dans le sujet et qui est consommable est ensorcelé. Vous devrez consommer dans vos posts. Mais les effets des aliments et boissons ne seront révélés qu'après.
x. Des évènements ont été prévu pour ponctuer un peu le bal. De quoi s'amuser un peu.
x. Vous devez au moins faire une danse avec votre cavalier commis d'office. Pour le reste vous être totalement libre.
x. Nous n'avons pas prévu de gérer la musique. Aussi si voulez vous pouvez dans vos posts dire quelle est la musique qui passe en l'écrivant au début ou la fin en gras.



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Yekaterina Z. Grey
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 13 Juin - 3:03

Nous étions le trente et un octobre. Chose surprenante, jusqu’à aujourd’hui je crois que c’est la seule chose qui ne diffère pas vraiment entre l’école de Dumstrang et celle de Poudlard. Les cours ont été suspendus depuis le début de l’après-midi. L’occasion de se changer un peu les idées, et de faire autre chose que les conneries qu’ils essaient de nous faire ingurgiter. Je me promenais dans les parcs de Poudlard. Ils étaient assez agréables je dois dire. J’aimais en faire le tour. Et ça me permettait de pouvoir voir un peu Falco. Je ne pouvais pas vraiment le faire rentrer dans le château comme si j’avais eu un chat ou un quelconque autre animal. Je réfléchissais aussi à la tenue que j’allais porter ce soir. Je n’y avais pas vraiment réfléchi jusque là. Je verrais bien un peu plus tard. Pourquoi pas en moldu tiens ? J’en avais déjà croisé qui se déguisaient en sorcier ou sorcière pour leur fête des Morts. Pour faire peur soi-disant. Je trouve qu’un déguisement en moldu peut-être de circonstance pour nous après tout !
Alors que je marchais le long du lac noir, une envolée de hiboux fit son apparition, et ce fut une pluie de parchemins qui se mêla au vent déjà présent puis arriva. Un tomba directement entre mes mains. Je le déroulais sans trop me presser.

Bal d’Halloween – 20 h
Thème : créatures magiques
Bague enchantée capable de vous confectionner un costume dès que vous la passerez à l’annulaire. Attention, la bague ne fournit qu’un seul costume, soyez donc réfléchi et précis. Vous avez jusqu’à 20 h pour vous habiller.

Et bien voilà, je crois que j’ai bien fait de ne pas m’emmerder à trop chercher un costume. Il fallait bien une différence entre Poudlard et Dumstrang après tout. C’était chose faite ! Le mot « magiques » n’aurait pas succédé créatures, je suis certaine que moldu ça aurait pu le faire ! Bon il me fallait maintenant savoir qu’elle tenue je voulais et apparemment la bague se chargerait du reste.
Je finissais le tour du lac quand un deuxième parchemin arriva sur moi ! Non, mais ils n’en ont pas marre à la fin !

Votre partenaire pour le bal d’Halloween est Owen Grey.

Voilà que maintenant j’avais un partenaire commis d’office, moi qui pensais être tranquille à ce niveau-là. Et ce n’est pas n’importe quel partenaire, ils n’ont rien trouvé de mieux que de me trouver mon adorable cousin pour l’occasion. Il n’ont vraiment peur de rien !
Le bal était à vingt heures. Il devait être maintenant pas loin des seize heures, il fallait que je me prépare. Direction la salle commune des Serpentard et les dortoirs. Elles étaient toute en train de parler de leur partenaire, de leur tenue et bla et bla. Ça donnerait presque envie de vomir tout ça ! Je me posais sur mon lit et m’assoupis quelque temps. À mon réveil il était presque vingt heures. Je n’avais toujours rien, le dortoir était vide. Je ne sais pas pourquoi, j’enfilais la bague et elle se mit à m’habiller. J’aurais mieux fait de penser à quoi je voulais ressembler avant de l’enfiler ! Me voilà déguisée en Meigas. Bon ça va encore, il y a pire. Pourquoi en Meigas ? Tout simplement parce que je venais d’en rêver pendant mon sommeil. C’était des fées de la Galice, qui dans leurs quêtes de l’amour pouvaient se trouver très dangereuses. Ma mère m’avait parlé d’elles.

Je me dirigeais vers la salle du bal et en arrivant devant, un rideau de pluie ! Bon c’était bien réussi et très joli, mais ils n’étaient pas obligés de recréer le temps de dehors ! Bon, je m’aventurais à l’intérieur. Je dois dire que c’est réussi. Ça me briserait presque le cœur de dire que Poudlard peut parfois faire des choses bien. Et toutes ces couleurs rouge sang au milieu de la piste de danse sont plus que plaisantes.
Ah oui, j’y pense, c’est vrai que j’ai Owen en cavalier ce soir. Je regardais rapidement dans la pièce sans le voir. De toute façon s’il croyait que j’allais me diriger vers lui à sa vue, il se trompait ! C’est lui qui viendrait à moi. Je suis une femme et avant tout une Grey, je ne ferais pas le déplacement jusqu’à lui. Et oui j’étais bien une Grey avant d’être une femme ! Ça a pris environ trois mois pour savoir que je serais une femme, mais dès le début j’étais une Grey ! Et si Owen me sort qu’il est un Grey aussi, et bien tant pis pour lui, en deuxième lieu, je suis une femme, donc il se bougera !
Je me dirigeais tout de même en direction de la fontaine, ce rouge sang m’intriguait, et apparemment il n’y avait que ça à boire de la soirée. Je pris un verre en forme de citrouille pour y déposer le liquide à l’intérieur. Je pris une gorgée. Et attendais. Attendre quoi ? Je ne sais pas vraiment, mais j’attendais. Surement qu’on me laisse en paix. J’avais le nez qui me démangeait depuis que j’avais enfilé la bague. Je ne sais pas pourquoi. Mais c’était horrible. Et surtout très élégant ! Peut-être que ce breuvage la ferait passer.



♅ Grey ♅
♅ Yekaterina Zhannochka Esperenza ♅
«La méchanceté d’un homme fait de lui un démon, la méchanceté d’une femme fait d’elle un enfer.»
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Synthia Eden Grey
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 13 Juin - 21:42

Le sujet était dans toutes les discussions. Toutes les lèvres n’avaient plus que ce mot là à la bouche. Le bal. La tenue. Les préparations. Les couples que l’on allait retrouver. C’était cette ultime phrase qui avait tout mon intérêt. Les couples. Je faisais inconsciemment la liste depuis le début de l’après-midi des hommes qui auraient pu être à mon bras. Ils étaient nombreux et tout plus séduisants les uns que les autres. Mais aucun n’était disposé à être mon cavalier. Pour la simple et bonne raison que j’étais en retrait depuis bien trop de temps et que le recul ne me faisait pas mal. Cela ne prenait par contre pas en compte mes quelques encartades à mes règles imposées et passées. Il était vrai qu’avec Owen cela restait encore et toujours quelque chose de différent. Encore dans la grande salle qui s’était vidée suite au repas, un sourire s’étira sur mes lèvres. Et un parchemin me tomba sous le nez. Je levais la tête vers le plafond enchanté, une nuée de hibou venait d’envahir le château. Charmant. J’enlevais et je découvrais la missive, en même temps que le tout Poudlard. Créatures magiques ? Pourquoi pas. Je triturais la bague entre mes doigts. De la main droite je portais la gauche autour de mon cou. C’était comme un réflexe, mais mes doigts ne rencontrèrent que ma peau. Plus de collier, plus de pierre d’onyx plus de bague de fiançailles. Tout était bon pour le placard.
Je gardais précieusement la bague, les pensées vers mon costume tout en quittant mon lieu de détente improvisé. Le dernier pour cette fête. Sauf évènement exceptionnel de la part de l’école comme l’année passée. Mais j’en doutais. J’étais assez persuadé que notre futur ne serait pas rempli de fêtes. Les derniers instants d’innocence. Le dernier costume. Il se devait d’être inoubliable. Une envie de ne pas passer inaperçu parcouru mes veines. La chaleur s’empara de mon être, et pendant que le rouge me montait aux joues, d’autres oiseaux vinrent à ma rencontre. Là ils commençaient sincèrement à devenir chiants avec leur missive. Pour le coup, c’était peut-être une flopée d’heure de colle qui venait de tomber. Il paraissait qu’elles tombaient sans délai en ce moment. Ce n’était pas mon cousin qui allait dire le contraire. Votre partenaire pour le bal d’Halloween est Eryn Adams-Keynes. Je m’arrêtais de marcher. J’étais dans les couloirs des sous-sols. Un battement manqué par mon cœur et je reprenais mes esprits. Je l’avais déjà aperçu cette fille. J’avais vite pris mes distances. Cette fille était impossible pour le croire. Un sosie. La même que celle qui se trouvait sur les photographies de mon oncle et qui se tenait à ses côtés avec un magnifique sourire venu de nulle part. Photographies qui ont eu vite fait de disparaitre au passage. Eryn venait de Salem, et son nom n’était pas inconnu pour la famille. Adams, le même que Jenny la mère de Owen. Les fantômes du passé, j’avais déjà donné, je ne voulais pas donner une nouvelle fois dans les mauvaises surprises. Cette nouvelle ne me plaisait pas beaucoup. Je n’aimais pas savoir que j’allais durant quelques minutes au moins devoir supporter le regard d’un fantôme. J’étais perplexe. Pas prête à fuir comme à mon habitude mais perplexe. En attendant, mes envies demeuraient les mêmes. Avoir un costume à la hauteur de l’évènement et piquer Owen à la personne dont il serait l’heureux cavalier. Comme un aimant j’avais ce besoin de passer du temps avec lui dans cette mondanité. Histoire de renouer avec nos habitudes d’antan. C’était quelque chose que nous aimions particulièrement faire en ce moment.

Dix-neuf heures. Tout était dans ma tête. Allongée sur mon lit, les yeux sur les tentures vertes, je m’étais laissée bercée par les flots du lac noir. J’étais sereine. Et pourtant j’avais envie d’action. Je me relevais. J’attrapais le verre de lait qui se trouvait sur ma table de chevet. J’avais pris le soin de me le procurer pour accompagner les quelques friandises que j’avais récolté en me rendant chez Honeydukes lors de la sortie à Pré-Au-Lard lors du premier week-end du mois. Je le déposais et prenais cette fois la bague. Je la regardais un instant. Pourvu que ce ne soit pas encore une blague de la directrice. C’est qu’à force de côtoyer ma mère, elle allait finir par devenir aussi dérangée qu’elle. Cela dit j’avais toujours émis un doute sur l’influence que chacune pouvait avoir l’une sur l’autre, si bien qu’une fois je m’étais surprise à supposer que la plus raisonnable des deux était ma mère et non la directrice. Je passais malgré tout la bague à mon doigt, l’image de ma créature sous mes yeux clos.
J’ouvrais mes yeux sur mes mains. Des écailles fines d’un blanc pur mais presque translucide en forme de V s’étaient échouées sur le dos de mes mains. Mes bras étaient nus mais aussi recouverts de ces écailles. Pour la robe, le haut me collait parfaitement au corps. Un dos nu couvert lui aussi d’écailles, et une sorte de bustier pour le devant. Le tout dans un blanc éclatant, autant que s’il avait fallu ne s’en tenir qu’à là je ne serais pas passée inaperçu. Mais ce n’était pas tout, je n’avais pas choisi n’importe quelle créature magique. Il était vrai que la licorne m’avait pas mal séduite. Ce n’était pas ce que j’avais fini par choisir. Le bas de ma robe se voulait un petit peu plus évasé et encore plus tape à l’œil. Le tissu donnait l’impression de brûler. Du feu artificiel, du feu sur du tissu. J’adorais la magie lorsqu’elle devenait poésie de cette manière. Le tissu en feu partait en lambeaux pour découvrir mes jambes écailleuses pour terminer l’effet reptile. Et pour parfaite le costume il ne fallait pas oublier la queue de la salamandre. Créature magique, il ne fallait pas non plus oublier ce genre de détails. En parlant de détail c’était à mon tour d’ajouter le mien. Si le bas de ma robe était rouge orangé, cette touche devait se retrouver vers le haut. Je saisissais ma baguette magique. J’inspirais un bon coup. C’était la première fois que j’essayais. En un sortilège je venais de passer à la petite blonde aux yeux bleus à la rousse flamboyante. J’avais dit que je voulais que l’on me remarque non ? En quittant les dortoirs des Serpentard mon cœur se serra quelques instants lorsque je passais devant celui qu’occupait Adrian l’année passée. J’aurais tellement aimé pouvoir officialiser avec lui et m’y rendre à son bras. Mais ce n’était pas le cas.

Après avoir discuté avec plusieurs citrouilles enchantées, j’arrivais dans la grande salle. Effectivement, elle avait bien changé depuis que je l’avais quitté. Comme d’habitude c’était magnifique. Presque trop pour une si petite fête. Je passais les grandes portes dans une légère vague de brume. Comme à mon habitude, je scrutais très rapidement les lieux, j’étais prête à aller vers Owen d’entrée de jeu s’il était déjà dans la salle. Force était de constater que non. Il y avait par contre Steadworthy qui était là, s’était habillée en fléreur. Comme c’était étonnant dites-moi. Je soupirais presque en entendant cette fausseté de perfection rire puis mes yeux se posèrent une fée hispano-moscovite que j’aurais bien étranglé. C’est vrai qu’elle était là celle-là désormais. Sûre de moi, j’allais vers la fontaine, non loin de là où elle se trouvait. Je prenais ce qui servait de verre, et plaçais ma petite citrouille sous la fontaine de sang. Elle était d’un côté de la fontaine, j’étais de l’autre. Je la regardais tout en portant le verre à mes lèvres. Légère défiance du regard mais rien de bien méchant. « Tu aurais dû rester dans ton pays. Il n’y a rien à faire ici.  » Simple mise en garde et je regardais à nouveau la salle. Sa venue avait chamboulé tous mes projets. Au départ, je devais éliminer Rafael et je connaissais parfaitement toutes les variables. Maintenant il y avait-elle. Cette abjection prête à tout faire pour la famille Grey. « Santé. »
De quelques pas je m’éloignais que très peu d’elle. La tête haute. Des boucles rousses. L’impression d’avoir une robe en feu. J’étais plutôt fière du résultat. Et en sens mon costume m’allait à merveille, car rien ne peut éteindre le feu de la salamandre.


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 14 Juin - 1:16

« Atchoum ! »Bien que je ne pensais pas participer au bal d’Halloween qui se déroulait ce soir, je suis revenu sur ma décision il y a à peine quelques minutes. J’avais décidé de ne pas y aller parce que ce n’était pas vraiment mon truc, les bals. Peut-être de mauvais souvenirs qui remontent à quand j’étais élève ici même, ou à Beauxbâtons. J’ai toujours pensé ne pas y avoir ma place. Je n’étais pas vraiment apprécié, et pour un bal, et bien ce n’est pas pratique. Ne serait-ce que pour trouver une cavalière. Mais cette année c’était différent. Si j’y allais, ce ne serait pas en tant qu’élève, mais bien en qualité d’enseignant. J’avais appris que seul le professeur Manderly serait dans l’assistance. Cela me paraît peu pour le nombre d’élèves qui sont attendus. C’est donc tout naturellement qu’en fin de compte je suis revenu sur ma décision. Il fallait que je vienne en aide à mon collègue afin de contenir tous ces jeunes écervelés !
Qu’est-ce que je raconte ?! Non, bien sûr que non ! Je me fiche royalement que mon collègue rencontre des difficultés ce soir. La raison était tout autre. Je venais de croiser quelques instants plus tôt une créature d’une beauté rarement égalée. Elle était vêtue d’un blanc écaille immaculé mélangé à une incroyable chevelure rousse flamboyante qui se mariait merveilleusement bien avec les lambeaux de feu qui recouvraient à peine ses jambes sensationnelles. C’était féérique, magistral. Magique, en somme. Oui ! C’est pour elle que j’ai décidé que je me rendrais au bal de ce soir. Je ne sais pas ce que j’avais avec elle, mais c’était plus fort que moi. C’était plus qu’une attraction.

Il me fallait donc indéniablement de quoi m’habiller. Si je me souviens bien des parchemins que les hiboux laissaient à tous, le thème était les créatures magiques. « Atchoum » et cet espèce de rhume que j’avais chopé surement à cause du mauvais temps qui régnait dehors en ce moment m’agacait vraiment ! Il faudrait que je trouve quelque chose, ça ne le ferait pas ce soir sinon !
Je tenais ma bague entre mes doigts. Une seule chance. Il ne fallait pas que je me trompe. Même si de toute façon je n’avais surement rien à attendre de ce bal, j’essaierai de faire de mon mieux. Oui, c’est ça ! Je savais comment m’y rendre. La rapidité avec laquelle la bague agissait été incroyable ! Je me trouvais dans mon bureau et il y faisait habituellement sombre. C’était juste éclairé à la lueur de ma salamandre. Mais là, une lumière tout autre vint illuminer la pièce et recouvrir celle de Shikha. Cette lumière émanait de moi. En réalité, il ne s’agissait pas de lumière. Mais de la lueur que pouvait produire l’incandescence. Oui c’est ça. L’incandescence même que produit un corps continuellement en flamme. L’incandescence du phénix. Parce que c’était bien à cette créature magique et parfaite que j’avais pensé en enfilant la bague. J’avais même le droit à une paire d’ailes qui s’était repliée discrètement derrière mon dos. Je n’ai pas pour habitude de dire ça, mais je me trouve franchement pas mal comme ça !
« Atchoum » Ah, je l’avais presque oublié celui-là ! Il fallait que je trouve une solution rapide pour y remédier. Bon les potions sont en général plus appropriées pour ce genre de cas, mais là je n’ai pas vraiment le temps d’en concocter une, ce sera donc un léger sortilège de guérison qui devrait faire l’affaire au moins pour la soirée.
C’est maintenant chose faite, direction le bal.

Le décor était bluffant. C’était le mot ! Tout y était enchanté et envouté, mais ce n’est pas ce qui retint mon attention. Je regardais à droite, puis à gauche. Où ? Ah, elle était là ! Au centre. Elle était d’une splendeur magistrale. Je ne pense pas me tromper en disant qu’elle serait sans nul doute la créature la plus céleste qui soit ! Miss Eden Grey. Parce que oui, c’est bien d’elle qu’il s’agissait. En plus de toute la perfection qui l’entourait pour l’occasion, son regard ne trompe pas. Du moins, pas moi. Ce sont bien les yeux de Synthia qui sont là, au milieu de toute cette transcendance. Je ne pouvais pas y aller comme ça. De plus elle était occupée. Avec sa cousine si je ne me trompe. Ça devait être de famille, c’était une jolie créature aussi, mais loin d’égaler Miss Eden Grey. Je me dirigeais sur les côtés de la salle, je ne voulais pas en perdre une miette. Je pris une viennoiserie qui se trouvait parmi un tas d’autres choses à manger et je l’observais. Discrètement, mais je n’en ratais pas une miette. J’irais peut-être lui parler au moment opportun. Je ne sais pas de quoi encore. Le hasard fera les choses.







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 14 Juin - 22:12

Me voilà autorisé à participer à un bal. J’aurais cru que la directrice m’aurait interdit l’accès à cette petite fête, ou m’aurait consigné dans la salle commune des lions. Il s’avère que notre charmante et mystérieuse directrice peut faire preuve de beaucoup de clémence. J’étais assis tranquillement à une table de la bibliothèque. Je recherchais depuis plusieurs jours un peu de tranquillité. Cela tombe bien, les cours étant suspendus. il n’y avait pas grand monde dans la bibliothèque. Seul quelques rats, accros à la lecture et aux savoirs. Personne pour venir me déranger pendant que je lisais un article « Sur les traces des Cerbères ». Un article, au combien intéressant si l’on désire élever ce genre de créature. Juste devant moi, mon invitation et la bague noire. L’hibou me l’avait gentiment délivré en me le jetant sur la tête. J’avais émis un grognement. Le contenu du parchemin indiquait :


Bal d’Halloween – 20h
Thème : créatures magiques
Bague enchantée capable de vous confectionner un costume dès que vous la passerez à l’annulaire. Attention, la bague ne fournit qu’un seul costume, soyez donc réfléchi et précis. Vous avez jusqu’à 20h pour vous habiller.
 
Le premier parchemin fut accueillit avec bienveillance, par contre le second… . Ma partenaire de ce soir était ma cousine.  Ce n’était pas ma charmante cousine Synthia qui serait à mon bras. Non. Ce serait, mon autre cousine, moins adorable et plus vipère que jamais. Et dire que lorsque nous étions enfants, on s’entendait bien. Tout ceux-ci était du passé. Maintenant, on essayait de se supporter lors de réunions familiaux interminables et minables. En quoi j’allais me déguiser, me disais-je soudain en prenant la bague noire entre mon pouce et mon index. Je réfléchissais. Mon regard se posa sur une jeune femme brune. Un passage rapide entre des rayons. Depuis, quelque temps j’avais l’impression de voir ma mère un peu partout. C'était assez perturbant de voir ce visage à Poudlard. Au début j’ai cru voir un fantôme. Après avoir posé quelques questions par-ci, par-là, j’ai appris qu’il s’agissait d’une Américaine. Eryn Adams. Une Adams. Encore une. Alors que j’avais toujours espéré rencontrer la famille de ma mère, voici qu’elle se présente à moi. Ma mère est décédée alors que je n’étais encore un nourrisson. Et je n’avais vu que très peu de photo d’elle. J’avais envie de lui parler, d’en savoir plus. A chaque fois que mon regard ce posait sur ses yeux blues, je ressentais comme une douleur. Imperceptible et silencieuse. Un petit coup dans le cœur. En fait, j’avais peur de lui parler. Lorsque nos yeux se rencontrèrent, je baissais ma tête vers mon magazine. J’hésitais à regardais dans sa direction. Et lorsque, je me décidais enfin, elle avait disparu.


Je refermais mon magasine et me dirigeais vers ma salle commune. Sur la route, je repensais à mon costume. Je n’avais pas d’idée en entrant dans ma chambre, ni sous la douche. L’heure défilait et je ne savais toujours pas ce que j’allais porter. Je repensais à ma mère. A sa mort. Au même moment alors que mes pensées divaguaient, j’enfilais la bague ensorcelée à mon doigt. Je regardais mon reflet dans le miroir de ma chambre.  J’étais habillé d’un costume sombre. Ma peau était sombre, noircie. Ce qui me frappa le plus étaient mes yeux Ils étaient blancs, devenant brillant dans la pénombre. Les traits de mon visage semblaient figés et froids. Dans mon dos une paires d’ailes noires, qui me fessait penser à celles d’une chauve souris. Mes oreilles étaient long et en pointe. J’étais un Sombral. Erreur, j’étais déguisé en Sombral. J’ai toujours été fasciné par ses créatures et le fait de penser à ma mère, j’aurais cru que la bague m’aurait transformé en spectre. Surprise. J’étais effrayant et beau à la fois. J’étais fasciné. Je me demandais si j’étais invisible à ceux qui n’avais pas vu quelqu’un mourir. Trop impatient de découvrir si le fait d’être déguiser en Sombral m’accorderait leur pouvoir d’invisibilité, je descendis les marches quatre à quatre et m’arrêta dans la pièce principale de ma salle commune. La plupart des regards s’arrêtèrent sur moi et leurs visages exprimaient de la surprise et une certaine angoisse. Apparemment, le fait d’être déguisé en une créature dont la plupart pensait qu’elle portait malheur, les rendait nerveux. Mon côté provocateur, ne pouvait qu’être satisfait. Juste un peu déçu de ne pas être invisible à certain regard. Il fallait sans douter. La directrice n’aurait certainement pas permit que l’un de ses élèves puissent rester invisible aux yeux de certains. Surtout s’il s’agissait de moi. Je descendis les marches pour atteindre la grande salle. Je balayais la pièce de mon regard vide et aperçu une créature des plus merveilleuses. Ma cousine, pas Yekaterina, mais Synthia était … ma mâchoire m’en tomba. Je sentis tout mon corps s’enflammer. Malgré le fait qu’on ne pouvait rien déceler de mes émotions dans ce genre de costume, mes veines bouillonnaient de désire. Je m’approchais de la belle créature à la chevelure rousse en prenant soin de ne pas me faire repérer. Je voulais la surprendre. Alors que je m’approchais de Synthia. Les yeux rivés sur son corps exquis, un lutin de Cornouaille vint me tirer les cheveux. Je pestais entre mes dents et le chassais d’une main. Ma charmante cousine se retourna et ma surprise tomba tout bonnement à l’eau. « Pour l’effet de surprise … je crois que c'est raté. »Dis-je en fessant la moue. Je la dévisageais de la tête au pied. « Tu es magnifique ». J’aurais pu rajouter excitante même avec des écailles. Restons gentleman. L’ombre attiré par la lumière. Je ne fessais pas du tout attention à Yekaterina. Je me penchais pour déposer un baiser sur la joue de la jolie salamandre et me dirigea vers la fontaine pour prendre un verre.
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Yekaterina Z. Grey
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Sam 15 Juin - 1:23

Je buvais tranquillement mon jus rouge dans mon verre citrouille. J’étais tranquille. Je n’avais rien demandé à personne. Je n’avais pas encore eu d’envie sanguinaire. Et il a fallu qu’elle se pointe ! Non pas que sa présence elle-même me dérange. Je fais avec depuis que je suis à Poudlard. Je n’ai pas vraiment le choix. Mais jusqu’à maintenant, j’avais essayé de rester suffisamment à l’écart d’elle. Si ça dégénérait dans la soirée, c’est à elle qui faudra le reprocher. Elle était hautaine avec sa tenue de soirée et sa démarche. Défiante, et un peu je me la pète ! En plus du m’as-tu-vu bien sûr ! Je dois avouer que sa tenue était tout de même très belle. J’aurais pu en avoir une tout autant qu’elle si je m’étais donné la peine et n’avais pas enfilé bêtement cette fichue bague sans réfléchir. Je me retrouvai avec des bouts de tissus noirs qui partaient en lambeaux. Tellement de lambeaux qu’on pouvait se demander si j’étais habillée ou non. Ma tenue ressemblait à un mixte entre celle d’un détraqueur, et celle que l’on donne dans les contes aux sorcières de Salem ! Elle posait le verre sur ses lèvres en me lançant « tu aurais dû rester dans ton pays. Il n’y a rien à faire ici. » Qu’est-ce que je fais, je la tue maintenant ? Ici ? Devant tout le monde ? Oh oui, se serait tellement jouissif ! Et la voilà qui fait comme si je n’étais pas là, à regarder la salle comme ça. Comme si je n’allais pas lui répondre ! J’ai le sang chaud, vaut mieux éviter de me provoquer de la sorte. Mais bon, ça ne servait à rien de s’emporter pour si peu. Ça lui aurait fait trop plaisir à ma chère cousine. Chaque chose en son temps. « Santé » je m’occuperais d’elle plus tard. Rien ne presse. « Ne t’en fais pas pour moi. Surveille plutôt ton si bien aimé cousin. » Pas un mot plus haut que l’autre. De la froideur, oui. J’avais tendu mon verre pour joindre mes mots et répondre à son santé hypocrite.

D’ailleurs en parlant de ce cher cousin il avait fait irruption dans la salle. Il descendait les marches qui se trouvaient à quelques mètres de nous. Avec la mâchoire ridiculement décrochée et la bave qui en coulait presque, je suppose qu’il venait de voir sa tendre blonde ! Enfin, rousse, pour l’occasion. Je ne sais pas s’il m’avait vue l’observer ou pas, mais en tout cas pour lui, c’est comme si je n’étais pas là, et c’est tant mieux. Déjà que je devais me le coltiner comme cavalier pour au moins une danse, autant ne pas trop en rajouter. Pour le moment en tout cas. Ce n’est que le début de la soirée. Je sens qu’elle s’annonce pimentée. Je me retournais, comme le fît ma cousine, afin de leur tourner le dos. Nous n’étions pas juste à côté, mais suffisamment proches pour entendre les sottises que mon cousin pouvait lui raconter. « Tu es magnifique » et bla et bla et bla. Le contraire m’aurait étonnée. Je les égorge tous les deux maintenant ou là aussi j’attends encore un peu ? Owen s’était approché de la fontaine pour se servir un verre. Tout en regardant les convives arriver au fur et à mesure dans la salle, et sans prendre la peine de tourner la tête vers lui, vu que de toute façon il ne prêtait apparemment aucune attention à moi, je lui glissais comme si de rien n’était : « Amuse-toi bien cher cousin. Tant que tu le peux encore. » Je me relevais de la fontaine, fît un pas en avant, puis m’arrêtais. Je tournais légèrement la tête en direction d’Owen avec le regard en coin. Pas méchant, mais qui se voulait provocateur. Je retournais mon visage vers le reste de la pièce et m’apprêtait à repartir, quand je faillis écraser un fichu lutin de cornouiaille. Qu’est-ce qu’il ficha là lui aussi ? Je levais la tête en inspirant profondément pour ne pas faire quelque chose que je regretterais. Moi ou cette pauvre bestiole !



♅ Grey ♅
♅ Yekaterina Zhannochka Esperenza ♅
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Lun 17 Juin - 20:21

J’ouvris un œil puis l’autre. Je serrais ma couverture près de mon visage, m’éveillant doucement sur cette nouvelle journée. Depuis quelques jours, mes camarades de chambré parlaient du bal du trente-un octobre. J’adorais faire la fête mais leurs blabla insensés me donnait la migraine. Je regardais ses filles s’agiter dans tous les sens. S’habiller pour les cours du matin, parlant d’une voix forte et sans gêne. Sans remarquer que l’une de leur camarade était encore dans son lit. J’attendis qu’elles descendent avant de décider de me lever. Je m’approchais de la fenêtre et ouvrit les rideaux. Le soleil sec et écrasant de la Louisiane me manquait par moment, alors qu’il essayait désespérément de percer entre les nuages gris écossais. Je soupirais devant ce temps maussade. Mes yeux se posèrent sur Misty qui dormait encore dans son petit lit, accroché au-dessus du baldaquin. En approchant de mon lutin, je pouvais entendre son petit souffle. Une respiration régulière et douce. Je l’enviais de pouvoir profiter de sa condition de petite créature. Aucune contrainte, aucune responsabilité et le droit de faire la grâce matinée quand bon lui semble. C'est avec une envie d’aller me recoucher, que j’enfilais mon uniforme et descendis dans la salle commune des Serdaigle.
Ma matinée fut rythmée par les cours, un déjeuner copieux et une avalanche de parchemin amené par des hiboux. Le thème était les créatures magiques. A la lecture de l’invitation, j’avais déjà plusieurs idées. C'était à prévoir pour une passionnée. Je me dirigeais vers la bibliothèque, avec l’idée que le hasard allait m’aider à choisir. Je fus saisi par le silence des lieux. Quelques pauvres âmes étaient assises à des tables, la tête dans leurs livres. J’avançais à pas de chat pour éviter de troubler leur quiétude. Arrivé dans le rayon des créatures magiques, je sentis des yeux me fixer. Je levais ma tête et découvrit des yeux blues. Aussi blues qu’une mer glaciale, les mêmes que les miens. Troublant. Il s’agissait d’un jeune homme, les cheveux courts, avec un beau visage et habillé d’un uniforme aux couleurs des Gryffondors. Il avait vite baissé les yeux sur son magasine. Son visage me disait vaguement quelque chose. N’ayant pas le temps de chambouler mes souvenirs, je me hâtais de trouver un livre sur les créatures magiques. Je pris une encyclopédie. Un énorme bouquin dont la couverture était d’un vert sombre. Je posais l’ouvrage sur la table et inspira avant de l’ouvrir. Je ne pouvais choisir une créature magique. J’aimais tellement de créature qu’en aucun cas, je ne pouvais me résoudre à en choisir une. Alors destin ? Lorsque j’ouvris les yeux, mon doigt était tendu vers l’image d’un oiseau. Un Vivet doré. J’en souris. Je refermais l’énorme livre et le rangea. Ma cavalière. Oui, une cavalière. Synthia Eden Grey. J’avais entendu parler d’elle et d’ailleurs nous nous sommes déjà croisés. Mais j’avais le sentiment étrange qu’elle essayait de m’éviter. Grey, un nom qui me disait encore quelque chose. C'était le nom marital de ma tante, Jenny. Peut-être que cette soirée, serait l’occasion de faire connaissance avec une partie de la famille qui reste tabou chez les Adams.

Je remontais dans la tour des aigles. Les garçons et particulièrement les filles étaient très agités. Des oiseaux en cages qui piaillent. Je montais à l’étage, la bague noire entre mes doigts.  Pourquoi attendre. Un instant de magie. Je me regardais dans le miroir. J’étais éboulis par la beauté de ma robe qui épousait merveilleusement mes formes. Ma peau de mon visage, de mes épaules et de mes bras étaient légèrement dorées. Mon bustier de plumes dorés était comme cousu sur ma peau, descendant ainsi en chute de tissus de soie transparente. Les plumes camouflées les parties les plus intimes de ma personne. Mes yeux blues étaient remplacés par des iris de couleur rubis. Mes cheveux étaient légèrement relevés et des boucles tombaient sur mes épaules. Ils étaient retenus par un serre-tête avec sur le côté une fleure rouge incandescente. J’illuminais littéralement. Il était temps de descendre et d’aller faire la fête.
 
Je descendis vers la grande salle et découvrit le décor. Tout était magnifique. J’avançais vers le milieu de la salle et cherchais du regard celle qui était censé être ma cavalière. Je l’aperçu dans sa jolie robe. Elle avait troquée le blond vénitien pour un roux flamboyant. Elle était près du jeune homme aux regards blues. Je m’approchais d’eux, d’un pas félin. Prête à sauter sur ma proie. Je ne fessais pas attention aux autres. Que ce soit de cette demoiselle Russe ou du Gryffondor au regard sombre. Je m’arrêtais devant Synthia, un sourire aux lèvres. « Salut … Je m'appel Eryn. Apparemment, je suis ta cavalière pour ce soir. Est-ce une coutume de l’école de choisir les cavaliers pour les élèves ? » Demandais-je toujours aussi souriante.
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Seraphine J. Adams
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 20 Juin - 12:45

L’idée d’un bal m’avait, si l’on pouvait dire ainsi, illuminé la journée, car le temps dehors était vraiment loin d’être à la fête. J’avais déjà imaginé la magnifique robe que j’aurais pu porter et la personne avec qui je me rendrai dans la grande salle le trente et un octobre. Mais, alors que l’échéance arrivait à grand pas un petit hibou déposa deux lettres pour moi qui mirent fin petit à petit à mes idées. Un thème imposé, les créatures magiques, encore, cela pouvait passer, j’avais déjà une bonne idée de la tenue que j’allais porter du coup mais le fait d’avoir un cavalier imposé… Une cavalière qui plus était… Cette école était vraiment étrange. Je savais bien que nous étions à une époque où les couples du même sexe étaient très bien acceptés désormais, et ce même dans le monde sorcier mais ce n’était pas une raison pour nous obliger à nous rendre à un bal avec une personne imposée. Mais je cachais ma frustration car je ne voulais pas gâcher l’ambiance festive qui commençait à s’installer dans le château. Pour une fois que les élèves oubliaient un petit peu les cours et les examens de la fin de l’année. Pourtant, les serpentards, ma maison d’adoption, n’étaient pas particulièrement connus pour leur gout des études mais je ne pouvais pas m’empêcher de le remarquer quand ils faisaient leur devoir où qu’ils travaillaient la matière dans laquelle ils avaient des difficultés. Je n’avais pas l’intention de me rater mon année moi non plus mais je ne voulais pas passer ma vie à faire cela.

Pendant toute la journée je pris la peine de réfléchir à ma tenue, y réfléchissant avec le plus de détails possibles et ainsi, dans la salle commune des serpentards je dessinai quelques esquisses histoire de passer le temps et de réhabituer mes doigts au dessin. Depuis que j’étais entrée à Poudlard j’avais été tellement occupée que je n’avais pas pu prendre mes crayons et mes fusains a part pendant le cours de botanique sur le bois des baguettes. Bientôt, l’heure de se préparer arriva et j’entendais toutes mes camarades faire des pieds et des mains pour passer la bague la première ou insister pour dire qu’elle serait la plus belle. Elles étaient tellement mignonnes au fond, elles avaient besoin de se mettre en valeur, c’était leur choix, personnellement je me contentais de les écouter d’une oreille, l’important n’était pas d’être éblouissante dans la salle commune mais plutôt dans la salle de bal. Alors, lorsque le moment fut venu, le plus tard possible pour conserver l’effet de surprise je me mis dans le dortoir, face à un miroir et, rassemblant mes pensées, j’enfilai la bague à mon annulaire droit. Fermant les yeux je me retrouvai bientôt vêtue une magnifique robe incrustée de pierres précieuses dans les tons dorés et orangés dont le décolleté du dos luisait des flammes protectrices des crabes de feu. Mes cheveux étaient relevés dans un chignon sophistiqué maintenu par un filet de topazes ambrées et mes ongles luisants comme des rubis. M’observant dans le miroir avec un léger sourire au bord des lèvres je finis par relever les pans de ma longue robe pour remonter les escaliers et sortir de la salle commune.

Le passage qui menait à la salle de bal donnait l’impression d’un véritable rideau de pluie que je passais rapidement espérant que c’était bien magique et qu’il n’allait pas me mouiller. Bonne surprise ce n’était pas le cas et je pus entrer dans la salle sans encombre. C’était plutôt mignon, l’équipe administrative de Poudlard avait fait du bon travail si l’on pouvait dire comme ça. Nous allions surement passer une très bonne soirée. Jetant un coup d’œil autour de moi je reconnus rapidement mon binome dans le château, la jolie Synthia qui avait troqué son blond pour un magnifique roux qui lui allait particulièrement bien. Les reste des élèves était plutôt magnifique aussi, les anglais avaient une bonne imagination c’était une bonne surprise. Je ne trouvais pourtant pas ma cavalière imposée, la jeune Sidney, il me semblait qu’elle s’appelait comme ça. Je ne l’avais croisée que quelques fois dans le château mais je pensais être capable de la reconnaitre si elle se présentait dans la salle. M’approchant du banquet je pris quelques morceaux de citrouille pour calmer les grondements de mon estomac vu que je n’avais pas mangé de la journée et fis en sorte de boire un petit verre de la boisson servie pour le bal, l’unique boisson d’ailleurs.
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Eléanore Z. F. Graysome
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Dim 7 Juil - 14:33

« 31 octobre 2033,
Cher journal,
Tu ne devineras jamais ce qu’il vient de m’arriver ! Ce qu’il vient d’arriver à tous les habitants de Poudlard. Je viens de recevoir deux lettres. Pas une mais deux. Rien de très conventionnel. Je m’en désole. J’ai reçu une bague très étrange. Une bague enchantée. J’étais avec Jenny lorsque nous l’avons reçu. Elle l’a laissé s’échapper d’entre ses mains lorsqu’elle s’est rendu compte qu’elle tenait un objet purement magique. Je me demande si elle arrivera un jour à surpasser cette crainte inédite. Je crois qu’elle ne viendra pas ce soir. Elle ne veut pas porter la bague. Elle n’adhère pas au thème. Il y a un thème tu sais journal, les créatures magiques. Je reste perplexe. J’ai bien envie de tenir compagnie à Jenny. Je ne veux pas la laisser seule, mais j’ai aussi envie d’aller côtoyer Poudlard dans cette mondanité mesurée. Si jamais je pouvais en profiter pour glisser quelques mots. Pour en apprendre plus. Je me dois de toujours être au courant. Je dois être au cœur des évènements importants même si je reste dans l’ombre. Parfois, je dois savoir rester dans mon coin tout en étant présente. Espionner. C’est ce que je vais faire ce soir journal. Sauf que je rencontre un problème. La deuxième lettre. J’ai un partenaire imposé pour le bal. Je n’en voulais pas. Je ne voulais pas danser. Je ne prends jamais la peine de danser. Je n’aime pas danser. Je ne veux pas danser ce soir. Ni avec un garçon, ni avec une fille. Pas avec la fille que l’on a choisi à ma place. Si j’avais voulu en choisir une ce n’aurait pas été elle. Je suis en couple avec Hope McGwen. Tu sais journal, la préfète de Serdaigle, celle qui a déjà interrompu un de mes discours. C’était l’année passée dans le couloir du quatrième étage. Trop près de la bibliothèque alors elle est venue me couper l’herbe sous le pied. Pour cette intervention, je ne l’apprécie guère. Pour le reste, je dois dire qu’elle possède des talents que j’apprécie. La littérature me rapproche d’elle. Pas assez pour faire d’elle ma cavalière ce soir. Je ne danserais pas ! Je l’ai décidé journal. On ne me forcera pas. Pas moi. »

« Cher journal,
L’heure du bal va sonner d’ici un petit quart d’heure. Je ne me suis toujours pas décidée. Je ne suis pas sûre de vouloir m’y présenter. De plus, je ne sais pas sûr quelle créature m’arrêter. Je ne sais pas quelle carte jouer. Celle de la fierté, celle de l’acceptation, celle de la légèreté. Je ne sais pas. Quelle idée stupide ce bal ! Il y a bien plus important à célébrer que la fête des morts ! Ils devraient penser au destin des moldus plutôt que d’essayer de fédérer tout le monde dans un bal qui n’a pas d’intérêt. »

J’étais devant les doubles portes. Elles étaient déjà ouvertes. Je n’étais pas venue dès leur ouverture car l’écriture me prenait ma notion du temps. J’avais interrogé Cassandre afin de savoir quelle décision prendre. Sans réponse de sa part, j’ai décidé de suivre son exemple et de subir les évènements de mon temps de la même manière qu’elle le fit des siècles auparavant. J’avais ma bague autour du doigt. J’avais mon costume sur le dos. Des plumes. J’avais voulu un oiseau. Je m’étais imaginée en pantalon et simple haut avec des plumes, la magie avait fait bien plus. J’avais eu le droit à une robe. Une vraie. Une de ses robes qui font qu’on vous regarde. Un rapide coup d’œil à la salle me permit de voir que je n’étais pas la seule dans le cas. J’avais une robe courte sur le devant et longue sur le derrière. Une traîne. Une unique couleur pour les plumes. Une multitude de nuances d’orange. Je me voyais autrement. Je me voyais féminine. Je m’appréciais sous un nouveau jour. Un potentiel que je n’avais encore jamais trop soupçonné. Journal si tu étais là tu n’en croirais pas tes yeux. Mais après tout Cassandre elle-même n’était pas une de beauté insoupçonnée ? Se pourrait-il que la ressemblance aille même jusqu’à ce détail ?

Je fis mon premier pas dans la salle. Mal à l’aise. J’étais perchée sur des talons que là encore je n’avais pas choisis. Une première expérience. Je ne danserais pas. Ma cavalière n’était de tout façon pas là. Mon regard s’attarda un peu plus sur Yekaterina. Une Grey étrange qui venait de Russie, elle était là depuis cette année. Elle me plaisait. Son déguisement un peu moins. Pas mal de regards étaient accaparés par l’autre Grey. Synthia. Elle, elle voulait attirer l’attention avec ses cheveux roux. Elle m’avait copié ! J’étais toujours rousse. Un roux se fondant presque dans les nuances d’oranges de ma robe. Quelques plumes comme une seconde peau sur mes avants bras et mes jambes. Un oiseau en somme. Pas n’importe lequel. J’avais bien choisi. Un focifère. C’était ainsi qu’ils me voyaient tout. Comme un oiseau au chant qu’inaudible. Un chant que l’on n’apprécie pas à sa juste valeur.
J’étais devant les entremets. Je n’avais pas faim. Je n’avais envie de rien. Si. Un siège. Un siège pour les regarder tous. Un siège pour être spectatrice. Un siège pour ne pas danser voilà tout. Je n’avais pas de siège. J’avais des pâtisseries. J’en pris une. Une surmontée d’une crème rouge. Je croquais dedans. J’attendais. Jessalyn, Jenny, Timothy ou Hope ? Par pitié qu’ils viennent.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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Illusions
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 9 Aoû - 7:44


Intervention d'Illusions
Illusions se rend compte que le bal d'Halloween a quelque peu stagné. Mais qu'importe nous sommes là pour nous amuser, aussi reste-t-il toujours d'actualité. Tout le monde peut participer même si vous n'avez pas eu de partenaires attitré. Illusions attendra au moins deux réponses avant de réellement intervenir dans le bal. A vos plumes !

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Liam Manderly
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 9 Aoû - 12:55

Hors RP: désolé pour la réponse très lente. Entre les vacances et une petite baisse d'idées, je me remets au boulot aujourd'hui...

Halloween. Liam aimait cette fête lorsqu'il était enfant.
A Poudlard, l'ambiance de magie accentuait tout le merveilleux de la soirée. Aujourd'hui, par contre, il ne voit pas les choses du même oeil. Il a dû travailler pendant des heures pour organiser une partie de la salle. Faire pousser rapidement et joliment plantes biscornues, fougères et champignons dans chaque recoin de la grande salle.
Bien sûr, il s'est fait aider dans sa tache. Quelques elfes de maison mais aussi certains élèves en retenue.
Avec tout cela, il n'a pas vu le temps passer. A 19 heures, il n'a toujours pas de costume sur le dos et doit encore penser à se laver.
Il faut admettre que sa cavalière est particulièrement charmante avec son sang de vélane. Lui qui se voyait chaperon, pour la soirée, s'inquiète déjà de ses réactions. Pourvu que la douleur de la perte d'Aileen saura rester bien vivace ce soir. Bizarre de penser à son ex-femme ainsi. Mais ce n'est pas sa mort, que Liam se rappelle. Bien sûr. C'est la femme qu'il a aimée au premier regard, celle qui a partagé la plupart de ses joies, pendant des années. Celle qui est sa blessure la plus profonde. L'Amour est un pouvoir puissant. Plus fort que le sang de vélane. Liam tenant cela pour certain, il reprend confiance en lui.
C'est pris dans ses pensées, qu'il file vers ses appartements pour prendre une douche fort méritée avant de redescendre enfiler la bague magique.

Avantage des professeurs, il savait que la soirée était costumée et avait eu le temps de réfléchir à une tenue adaptée. Pas besoin d'y penser longtemps, d'ailleurs. Quoi de mieux qu'un Sinistros pour le botaniste dépressif?
Il visualise bien sa tenue en glissant la bague à son index. En un instant, il sent les vêtements se former le long de son corps. Une longue tenue noire, un museau sombre qui crache des vapeurs oranges et rouges, entre des crocs pointus, des yeux brillants aux pupilles injectées de sang. Dans son dos, une excroissance au niveau des vertèbres lombaires et des fausses pattes, toutes en fumées noires, qui laissent une traînée obscure derrière lui. Et une queue qui fouette le sol rageusement. Lorsqu'il retire la bague et fait un premier pas, il entend distinctement le bruit des griffes sur le dallage. Un bruit sur la droite et il se tourne vivement. Il a le temps de reconnaître un jeune élève de Serpentard, qui part en courant devant son air effrayant. Un sourire déforme ses babines. Encore un qui croit au Sinistros.
Un instant, il regarde la bague avant de la reposer, un sourire carnassier au coin des babines.

Allons! En route pour la Grande Salle, maintenant. Chacun des pas de Liam est accompagné du bruit des griffes sombres contre le dallage. En se retournant sur ses pas, il croit même voir les traces de griffures sur la pierre grise. Liam sourit et prie rapidement pour ne pas tomber sur le concierge. Il n'apprécierait sûrement pas qu'un enseignant dégrade l'Ecole.

Les portes sont ouvertes et les élèves entrent les uns après les autres, qui émerveillé par l'aspect de la chute d'eau pailletée, qui prenant un air blasé. Ah! Les adolescents! Toujours à jouer des rôles. Les Poufsouffles présents dans la queue saluent leur directeur et lui glissent quelques compliments sur son costume.
Montrant les crocs, le professeur s'ouvre un espace dans le flot d'élèves. Autre avantage des enseignants, il peut passer devant les autres. Il remercie cependant poliment ceux qui lui laissent leur place dans la file.
La salle sombre est déjà bien envahie par la foule. D'un oeil, il cherche sa partenaire et des visages connus. Les cousins Grey sont déjà là. Faudra-t-il surveiller Owen après sa récente folie?
Miss Graysome est là, elle aussi. Loin de la jeune fille délurée qui hurlait du bord d'une fontaine, à Londres, c'est ce soir une femme élégante qu'il suit d'un regard discret. Pourvu qu'elle ne plonge pas dans la boisson ce soir. Mais Danaé ne viendra pas ici. Ouf!
Sa partenaire n'étant pas encore là, il se dirige d'abord vers les verres. Il en saisit deux et se sert des portions généreuses de boisson. Puis il se dirige vers son collègue Quiger. L'ombre pour Liam et la lumière pour Dorian. Il feraient un bon duo.
C'est un verre tendu vers son collègue qu'il fait les derniers pas.

Alors, collègue? Tenez, un verre en guise de bienvenue. La soirée-chaperon va commencer. Prions pour que les monstres présents ne fassent pas trop d'horreurs! Auriez-vous également perdu votre cavalière?


Let's have a Party in the Greenhouses

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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 9 Aoû - 14:38

J’observais la salle. Synthia était vraiment éblouissante. Bien entourée aussi diras-ton. Pas moins de trois personnes étaient à ses côtés. Beaucoup trop tôt pour aller lui parler ou ne serait-ce que la saluer. J’étais un professeur et je devais savoir me tenir, montrer l’exemple. Que diraient mes collègues s’il me voyait aller aborder une jeune étudiante ? Bien sûr ils ne pourraient pas savoir les projets que Synthia et moi avions depuis la fin de notre duel. Mais tout de même, il fallait que je n’éveille pas trop les soupçons. Une autre élève attira mon attention, il me semble qu’il s’agit de cette jeune demoiselle qui était venue me voir à la fin d’un cours d’histoire de la magie pour me parler d’éventuels complots. Il faudrait que je me décide à aller lui parler à elle aussi, elle avait éveillé ma curiosité, et pas qu’un peu ! S’il y avait des complots au sein de l’école ou au sein du ministère, elle pourrait me venir en aide un jour. Il fallait que je m’en fasse une alliée. Ce ne serait pas choses faciles, elle à l’aire très méfiante, et je ne suis pas certain qu’elle me porte dans sons cœur après notre première rencontre. Je suis même presque sûr qu’elle croit que je fais partie de ses éventuels complots ! Enfin bref. Le décor était magnifique ! Je fermais les yeux. Je me revis enfant. Étrange sensation. Je voyais mon père. Juste avant qu’il ne soit emmené par ces fichus détraqueurs à Azkaban. De quel droit ? Comment peut-on enlever le père d’un enfant en si bas âge ? Savent-ils au moins ce que j’ai dû endurer pendant toutes ces années ? Comment j’ai du me construire sans l’identité d’un père ? Oh certes, ils diront que j’avais une figure paternelle ! Pff, tu parles, s’ils font allusion à mon Oncle ! Absent les trois quarts de l’année, aucune réponse à mes questions. Je le remercie quand même. Grâce à lui, j’en suis là aujourd’hui. Je ne pense pas que ce soit vaniteux de dire que je suis un sorcier d’une certaine puissance grâce à l’apprentissage et à la débrouillardise qu’il m’a laissée. N’empêche que j’ai besoin de revoir de l’espoir dans ses yeux. Dans les yeux de mon père. J’ai besoin de savoir qu’un jour il sera là pour m’expliquer pourquoi. Qu’un jour il sera là pour m’épauler.

Un bruit de pas à mes côtés m’enleva de mes pensées. « Professeur Manderly. » Son costume était osé. Un sinistros. J’aimais ce côté décalé. Ça ne plairait pas à tout le monde, c’est certain.
Mes fichues crises d'éternuement n'étaient pas vraiment passées. Si le sortilège que je m'étais lancé juste avant d'entrer dans le bal avait fait son effet jusqu'à maintenant, il commençais à se dissiper. et me voilà de nouveau en train d'éternuer. Et trois fois de suite qui plus est! Il faudra que je pense à m'absenter quelques instants afin de renouveler l'enchantement. Le professeur Manderly me tendit un verre. Tant mieux. Je ne suis pas sûr d’en avoir eu assez avant d’être venu à ce bal d’Halloween. J’étais pourtant passé aux trois balais avant, mais les deux douzaine de bons armagnacs ne suffisaient pas. J’avais toujours toutes ces pensées concernant mon père, Azkaban. Ça fait maintenant deux années que je bois de plus en plus pour essayer de dormir tranquillement. En vain. L’armagnac me rappelait ma douce France. L’odeur que sentait si souvent mon père. Bien qu’il sentait aussi l’hydromel, mais bon, je n’aime pas le miel !
« Merci beaucoup, à la vôtre » dis-je en approchant mon verre du sien. Ma cavalière ? Tiens je n’y pensais plus ! « je n’ai pas vraiment de cavalière attitrée . Je suis venu ici sans pour autant avoir reçu de hiboux pour me désigner une partenaire. Je ne voulais pas venir, mais comme vous dites, il va falloir surveiller tous ces monstres ! » j’observais un instant la pièce. « Et la vôtre, laquelle est-ce ? »







♦️ Après un choix, tu t'demandes ce qui t'arrive
Tu t'dis c'est du délire
Tu souhaites qu'on te délivre
Pour qu'enfin tu puisses vivre
Que tu réapprennes à rire
Un choix peut-il être si violent au point de faire semblant d'être libre?
♦️
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Sam 10 Aoû - 20:40

Comme si de rien n’était je portais encore et toujours mon verre rempli de ce breuvage inconnu à mes lèvres. J’en espérais bien que de l’alcool se cachait dedans ne serait-ce que pour éviter le désastre à venir, or moi je savais à quoi ressemblait ma cavalière de la soirée. En attendant, je devais me coltiner la remarque de Yekaterina. « Surveille plutôt ton si bien aimé cousin. » Et bien en voilà une délicate attention qui ne manque pas de charme. J’avais envie de lui balancer à la figure le reste de mon verre mais le regard appuyé du professeur Quiguer m’interloqua juste assez pour me freiner dans mon élan. Je serrais alors les dents et disais à ma vénéneuse cousine : « Tu n’as pas choisi le bon adversaire. » Qu’elle essaye seulement de toucher à un seul de ses cheveux la garce. Justement quand on parle du loup on en voit le bout de la queue, une main me surpris et lorsque je me retournais ce fut pour plonger les yeux dans ceux d’Owen. Chose avantageuse que mon costume on ne put me voir rougir à sa vue car mes pensées étaient dirigées vers l’épisode de l’ancienne infirmerie. « Tu es magnifique. » Je pris le compliment pour ce qu’il était. J’aimais que l’on me séduise. J’aimais que l’on m’apprécie. Je n’allais pas non plus me flageller pour cet état d’âme. « Merci. » Même si j’aurais bien eu d’autres choses à lui dire. Un instant mes hormones me dictaient d’oublier tout le monde dans cette salle et de l’embrasser. Encore. Je n’avais pas de volonté. C’était pathétique. Il m’embrassa sur la joue, je lui rendis rapidement son baiser sur la sienne avant qu’il n’aille se servir un verre. « Amuse-toi bien cher cousin. Tant que tu le peux encore. » Elle m’agaçait sérieusement celle-là. J’endossais presque le rôle de la petite amie jalouse, ce qui en soit n’était pas très compliqué pour moi. Un pas et le trio Grey de la soirée était rassemblé autour de la fontaine. « C’est qu’elle aurait presque des griffes la Russe. » Ton monocorde et voix normale. Comme une discussion banale. Autant dire que si quelqu’un venait se servir un verre dans le coin il repartirait sans demander son reste tellement l’air était glacial. Cela ne m’empêcha pas de voir arriver vers moi ma fameuse cavalière. Je masquais rapidement ma surprise pendant qu’elle passait les portes de la grande salle. Chose à faire : préserver au maximum Owen de cette vision, si moi elle me perturbait, je n’osais pas imaginer ce que cela pourrait provoquer chez lui. Je lui glissais rapidement tout en ignorant royalement Yekaterina. « J’espère que tu me feras l’honneur d’une danse. » Je ne pus en dire plus. Encore une fois j’avais croisé le regard du professeur d’histoire de la magie. Non mais il avait un sérieux problème lui. C’était l’effet rousse qui le mettait dans cet état. J’avais bien envie d’aller tester la température de son côté. Mais je n’en fis rien. C’est que j’étais presque très convoitée ce soir.

« Salut… Je m’appelle Eryn. Apparemment, je suis ta cavalière pour ce soir. Est-ce une coutume de l’école de choisir les cavaliers pour les élèves ? » Joli sourire. J’en fis de même. Toi je me demande ce que tu fais ici. Soit tu n’as pas de chance dans la vie et tu ressembles au fantôme de la femme de l’homme que je hais le plus au monde, soit tu sais très bien de qui tu tiens tes traits et là ma jolie on ne va s’entendre. « La fameuse. Oh c’est vrai tu viens de Salem. » Toujours feindre de s’intéresser à la personne, ça l’aide à parler. En même temps je me déplaçais doucement pour qu’elle ne soit pas totalement dans le champ de vision d’Owen, même si je savais l’entreprise vaine. « Ce n’est pas vraiment une coutume. Une bizarrerie de la directrice. Et ça par contre c’est une coutume. » Il n’y avait pas plus vrai. Elle était anormale cette Maureen, sous tous ses aspects. « Tu ne t’es rien servi encore ? » lui demandais-je pour continuer les banalités. Je n’avais absolument rien contre elle, mais là elle venait t’interrompre une confrontation Grey et j’aurais tellement voulu tremper l’autre dégénérée du froid.


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A-K. Absynthe Darcy
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mer 14 Aoû - 10:07


La journée s'annonçait longue et éprouvante. Dure et fatiguante. Agitée et pleine de rebondissement. Absynthe le savait. Aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, et ses camarades de dortoirs lui avaient bien fait comprendre dès 8h du matin. Aujourd'hui était un jour spécial pour tous les élèves de Poudlard. Jour de fête, jour de deuil, jour de joie, jour de désarroi. Aujourd'hui, c'était Halloween.
Fête païenne par excellence, Halloween avait réussi à s'incruster au plus profond de toutes les civilisations comme étant la fête des morts. A cette date précise, au 31 Octobre, on louait les morts. Un excès de mélancolie pris Absynthe a tripe en pensant à cela. Son père faisait parti de ces personnes à louer, désormais. Jamais elle ne s'y résoudra. L'être qu'elle aimait par-dessus tout, son père, son géniteur, son éducateur, son épaule, son roc.. Elle se retrouvait seule avec sa mère à consoler. Car oui, malgré qu'elle soit une vélane pur sang, Anna-Katherina Petrova était inconsolable de la perte de son tendre époux. Et sa fille, même si elle ssayait de faire bonne figure, était dans un piteuse état elle aussi. Mais, ainsi soit-il, elle irait à ce bal ce soir. Elle y était presque obligé, par décence pour son partenaire. Monsieur Liam Manderly. Professeur de Botanique.
Elle était assez heureuse d'être tombé sur lui, au tirage au sort. En effet, il était une homme tout à fait charmant, et dont la gentillesse semblait innonder la Terre entière. Elle ne voulait pas d'un bellâtre de Serpentard comme cavalier, qui se vanterait pendant les quelques années à venir d'avoir été le cavalier de mademoiselle Darcy, la semi-vélane. Elle savait que Mr. Manderly aurait la classe et le recul de ne pas se comporter aussi puérilement.
Absynthe fut sortie de sa rêverie par une de ces compagnes de dortoirs qui lui amena un hiboux:
Bal d’Halloween – 20h
Thème : créatures magiques
Bague enchantée capable de vous confectionner un costume dès que vous la passerez à l’annulaire. Attention, la bague ne fournit qu’un seul costume, soyez donc réfléchi et précis. Vous avez jusqu’à 20h pour vous habiller.

Cela était assez formel et singulier. Le thème de créatures magiques fit sourire doucement la jeune femme. Elle savait en quoi elle se déguiserait. Elle n'avait pas besoin de chercher bien longtemps, et comme ça, elle ne surprendrait personne.
La journée s'écoula entre devoirs et promenades dans le parc. Elle aimait marcher après un dur labeur sur un cours assez soporifiques. Elle avait été la seule à sortir des dortoirs: toutes les autres jeunes demoiselles avaient passé leur journée à feuilleter leur livre de Défense contre les Créatures Magiques pour trouver une créature qui leur conviendrait.
Il était alors 19h quand Absynthe se décida à sortir de la douche. Elle était bien sous le jet d'eau chaude. Son savon aux senteurs d'Orchidée et de Grenade embaumé les douches communes. Peut être en avait-elle trop utilisé, après tout. Mais qu'importe, elle devait se préparer. Elle était presque le dernière à quitter les dortoirs ; du moins était-elle la seule à ne pas être vêtu à cette heure-ci. Les jeunes demoiselles avaient toutes des robes plus belles les unes que les autres. De couleurs chatoyantes, brillantes, luisantes, moulantes, bouffantes, sexy, strictes.. Tout y passait. Absynthe eut un léger sourire en voyant ce défilé d'haute couture. Elle qui n'était encore que vêtu du son peignoir, elle paraissait bien misérable à coté d'elles. Et pourtant, toutes les demoiselles passaient à coté en lui lançant un regard de dédain, de désir, presque de dégoût. Elle n'en avait que faire, c'était devenu une habitude désormais.
Elle se dirigea vers son lit, où était posé la bague sur le bout de parchemin qu'était le hiboux envoyé plus tot dans la journée. Absynthe ferma les yeux. Elle savait parfaitement à quoi elle devait ressembler. Elle enfila la bague, et inspira.

La salle de bal était déjà assez bien remplie quand la jeune demoiselle arriva. Evidemment, tous les yeux se posèrent sur elle au moins une fois. Elle se sentait gênée, mais pas moins amusée. Les jeunes demoiselles de sa maison tournèrent les yeux vers elles, pour finir par les lever au ciel. Des « évidemment », des « c'était obligé » ou encore des « quel manque de créativité » s'envolaient dans les airs quand Absynthe passait. Cela la fit sourire. Oui, évidemment qu'elle s'était déguisée ainsi. C'était obligé qu'elle se voit ainsi vêtue. Et oui, c'était un manque de créativité, mais cela l'incombait peu.
Ses talons aiguilles d'un blanc nacré cliquetaient sur le sol. Sa longue robe argentée, presque étincelante, moulaient à la perfection son anatomie quasiment irréprochable. Le bustier se fondait à sa peau tel une seconde peau. Ses bras, à l'air libre, était recouvert de petite paillette, rendant sa peau aussi blanche qu'une pleine lune. Si sa tenue était d'une simplicité monstre, son maquillage ainsi que sa coiffure l'était tout autant. Il est vrai qu'elle n'avait pas à faire beaucoup d'effort pour s'embellir. Ses yeux opalins étaient recouverts de fard à paupière argenté, accentué par un trait fin de liner approfondissant son regard. Son teint de porcelaine avait été relevé par la couleur de sa robe et par les paillettes parsemant son corps. Ses pommettes étaient simplement rehaussées d'une petite touche de rose clair. Ses lèvres, par contre, était d'un rouge sanguin, tel une vampire s'étant abreuvée quelques minutes auparavant. Ses longs cheveux blond platine avaient été noués en un chignon sophistiqué agrémenté de perles argentées. Les quelques mèches qui restaient autour de son visage avait été laqué et ondulé pour l'occasion. Elle s'était évidemment déguisée en vélane. Etre d'une beauté irréel, comme sa mère. La robe était d'ailleurs inspiré de celle que portait sa génitrice le jour de son mariage. Un petit pendentif en argent descendait le long de son dos nu: un médaillon. Avec, à l'intérieur, une photo de son père. Mais il fallait l'ouvrir pour le voir, et de loin, cela ressemblait plus à un fermoir qu'à un médaillon souvenir.
La jeune demoiselle balaya l'assemblée. il y avait peu de monde qu'elle connaissait. Elle remarqua son cavalier, Mr. Manderly, tendant un verre à un autre jeune homme. Celui-ci était surement Quiguer, professeur d'Histoire de la Magie. Absynthe se dirigea vers eux d'un pas et mesuré, de peur d'interrompre une conversation importante. Lorsqu'elle entendit les quelques mots qu'ils échangeaient, Absynthe sut que c'était le moment pour elle d'entrer en scène. « je n’ai pas vraiment de cavalière attitrée . Je suis venu ici sans pour autant avoir reçu de hiboux pour me désigner une partenaire. Je ne voulais pas venir, mais comme vous dites, il va falloir surveiller tous ces monstres ! Et la vôtre, laquelle est-ce ? ». A ces quelques mots, la jeune femme se posta devant ces deux messieurs et, en leur lançant un petit sourire et un regard à chacun, laissa carillonner sa voix pour répondre. « C'est moi. Monsieur Quiguer. Monsieur Manderly. » Elle agrémenta l'annonce de ses noms par un hochement de tête vers chacun d'entre eux. Elle sourit et posa ses mains sur son ventre, les joignant, ne sachant qu'en faire. « Pardonnez-moi de vous interrompre ainsi, j'espère ne pas être de trop.. »
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Hope L. McGwen
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mer 14 Aoû - 19:43

L’invitation est arrivée en début d’après-midi, sur les coups d’une heure, dans un tourbillon de volatiles invitant les élèves à jaser. Certains se sont retrouvés surpris, d’autres n’ont pas trouvé mieux que de laisser échapper un léger couinement sous le regard amusé de leurs camarades. De mon côté, je me suis contentée d’observer la chouette d’un œil las alors que mes yeux ont parcouru le parchemin. J’en ai soufflé, ai protesté contre l’idée d’un bal – je n’ai pas envie d’y aller. Pas envie de faire acte de présence, de supporter le regard des autres et son regard à lui aussi. Lentement, j’ai enroulé le message avant de le glisser dans mon sac alors que mes camarades s’extasient déjà quant à la soirée. Des noms de créatures résonnent dans la grande salle, récoltant rires gras et signe de tête en guise d’accord. J’en ai profité pour m’éclipser, faire un tour à la bibliothèque, me plonger dans un livre de botanique. La salle est presque vide – qui irait prétendre étudier alors que les cours sont annulés pour la journée ? J’imagine déjà les autres Poudlariens à profiter des derniers rayons de soleil avant que la pluie écossaise ne s’abatte pendant plusieurs mois – sans discontinuer – sur les terres du château. A vrai dire, aujourd’hui, j’ai laissé mon esprit vagabonder ; les livres sont ouverts devant moi mais je ne les lis pas. Les lignes restent floues et si jamais je tente de lire, je ne retiens pas. Recommence le paragraphe pour la énième fois. Recommence la page même. Agacée, j’en ai refermé la page – je préfère emprunter le bouquin et le lire une autre fois. L’enfournant dans mon sac, je froisse l’invitation du bout des doigts. Finalement, et si …

J’ai ouvert plusieurs livres concernant les créatures, ai échangé quelques mots avec les autres étudiants qui se sont amassés ici pour la même raison : trouver une idée. Mais je n’ai réussi qu’à prolonger mon ennui. Qu’à trouver les autres élèves manquant de créativité. C’est là que l’idée m’est venue de rendre hommage à mes origines, à mon sang d’Ecossaise. Je me suis souvenue de quelques histoires que Ruben, mon père, racontait avant de m’accompagner au lit. Tristes histoires, bien souvent sanglantes, racontant les œuvres des banshees, each uisge, pixies et autres créatures issues du folklore – folklore pour les moldus, réalité pour nous ( dans une certaine mesure ). Mais je me vois mal me déguiser en broobie ; canard ensanglanté pouvant rugir. L’idée, en soi, m’arrache un sourire mais je n’ai pas la carrure pour endosser un costume si ridicule. Je me connais, je ne pourrais pas me balader tranquillement, l’esprit léger, si tous les regards se portent sur moi. J’ai déjà eu assez à faire en traînant avec Absynthe – quelle idée que de m’avoir collé entre les pattes une semi-vélane.

Je passe enfin les portes de la grande salle, surprise par le changement, lâchant un léger sifflement. Quelques têtes se tournent vers moi suite au bruit, je détourne aussitôt le regard avant d’aller autre part. Je sens que les têtes me suivent – finalement, j’aurais dû me contenter  du déguisement de broobie. Je ne me sens pas à l’aise, pas du tout. Porter une robe n’est pas le problème ( je n’ai que ça dans ma garde-robe), non. Le problème, c’est plutôt le fait qu’elle soit fendue – trop fendue pour moi. Le beige de la robe se marrie dans l’air, semble flotter autour de moi. L’autre problème, ce sont ces talons trop haut – je ne sais pas marcher avec des talons, préfère ( et de loin ) être à l’aise dans mes chaussures. Mais la bague ne m’a pas laissé le choix, imposant sa propre représentation. Sacré sortilège. J’aurais aimé étudier la bague un peu plus longuement, influer sur ce qu’elle pouvait bien donner. Mes cheveux sont attachés en un chignon sauvage, laissant dans son sillage mèches vertes folles et brindilles. Brindilles de frêne. Le frêne : étrange arbre que voilà. Le premier à perdre ses feuilles à l’arrivée de l’automne. Le dernier, aussi, à les récupérer quand vient le printemps. Un instant, l’idée me vient que c’est pour cela que j’ai l’impression d’être aussi dénudée  - à cause de la nature de l’arbre. J’aurais dû mieux choisir. Considérer une nymphe plutôt qu’une askafroa ; gardienne des frênes. De l’écorce s’est incrusté dans ma peau le long de ma colonne vertébrale, le long de ma jambe ( aussi ) formant de longues arabesques. Quelques feuilles se sont accrochées autour de ma taille – quelques amulettes aussi. J’en soupire, me demande qui va bien reconnaître la créature. Qui va bien s’offrir en sacrifice, aussi, comme l’estime la coutume. J’en soupire une nouvelle fois, jette un regard circulaire dans la pièce. La famille Grey semble en pleine réunion de famille ; ma protégée semble vouloir s’attirer les grâces des professeurs. Lentement, je me dirige vers le buffet – ne voulant pas rejoindre ces deux groupes. La crinière d’Eléanore m’apparait et, soudainement, je me souviens que c’est ma cavalière attitrée. J’en souris, décide d’aller dans sa direction. Quelle idée, aussi, ces couples mixes. Arrivée à ces côtés, je la découvre loin d’être dans son élément. Bienvenue dans le club, me dis-je, alors que je lui décroche un sourire discret. Un sourire et un signe de tête, comme ça, pour la saluer.
- Je te préviens de suite, je n’avais pas envie de venir. Mais la curiosité …
D’un signe de la main, je balaie l’espace comme pour lui dire : « Tu vois ». Tu vois ce que la curiosité peut pousser à faire. Puis, regard vers le buffet. J’attrape deux gobelets, les remplis, lui en tend un – sourire accroché aux lèvres, encore. Puis, lentement, c’est une pâtisserie au glaçage violet qui vient finir sa course dans mes mains – j’ai comme le besoin de m’occuper. Voilà que je me retourne, regarde l’ensemble de la pièce.
- Je tenterai de faire de mon mieux. Mais je t’avoue que danser avec ces talons me laisse perplexe.
Ca aussi, c’est dit.


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 22 Aoû - 20:42


Intervention d'Illusions
Un couple de fantômes heureux de cette fête presque donnée en leur honneur, ouvre le bal et invite toutes les personnes présentes à en faire de même. Quelques timides s’avancent. En ferez-vous partie ? Ou bien serez-vous trop occupé à vous rendre compte que l’on vous a piégé ? En effet, la boisson et l’alimentation ont été piégées pour l’occasion.

Voici la liste des aliments piégés et leurs effets. Sachez que les effets sont temporaires et dureront cinq minutes :
+ La sauce marron accompagnant les crudités fait apparaître une queue de renard
+ La sauce blanche accompagnant les crudités rend sourd
+ La sauce noire accompagnant les crudités est à base de crème canari, elle transforme donc en canari
+ La crème violette surmontant les pâtisseries orange fait pousser des oreilles d’elfes
+ La crème rouge surmontant les pâtisseries orange rend profondément triste
+ La crème verte surmontant les pâtisseries orange transforme les mains en sabots
+ La crème bleue surmontant les pâtisseries orange contient du véritasérum

Et enfin sachez que la boisson rouge sang s’échappant de la fontaine fait naître en chacun sa plus grande peur. C’est uniquement psychologique et l’effet disparaîtra une fois votre premier cri poussé. Dès que le premier cri retentira sur les arches de la grotte d’Halloween, la couleur de la fontaine virera au violet. Nouvelle couleur, nouvel effet.
Surtout n’oubliez pas de manger pour vous amuser…


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mar 27 Aoû - 13:57


Je ne quittais pas ma cousine des yeux. Je veux dire Synthia. Les courbes de son corps, la douceur de son baiser sur ma joue. Par tous les démons de notre monde, l’ensemble de mon être réclamait « liberté ». Etre libre de l’embrasser sur le champ. Je restais droit, un sourire aux lèvres. Je m’étais rapproché de la fontaine pour me servir un verre. « Amuse-toi bien cher cousin. Tant que tu le peux encore. ». La voix de mon autre cousine me parvient aux oreilles pointues qui se mirent à bouger. Des menaces, maintenant ? On vient tout juste de commencer la fête. Aucun savoir-vivre. Yekaterina était trop pressée de montrer son hostilité. Une beauté russe et froide sans finesse. Je restais de glace. Comme l’atmosphère qui régnait en ce moment entre nous. Synthia répliquait au tac au tac. Elle était mignonne quant elle se mettait dans cet état. Je fis tourner mon breuvage dans mon verre. Lorsque un fantôme de mon passé s’avança vers nous. « J’espère que tu me feras l’honneur d’une danse. » Je ne répondis pas tout de suite. Le temps était comme décalé. « Bien sûr » murmurais-je. Le fantôme, était une très belle femme, elle est une très belle femme. Passé. Présent. J’avais un peu de mal à mettre mes idées dans le bon ordre. Je m’aperçu que je la regardai fixement et plongea mon regard dans mon verre. J’étais bon pour une séance chez un psycomage. Le fantôme de ma mère … bien vivante était présent entre ses murs. Mais ce n’était pas mère. Il faudra bien un jour que je lui parle. Mais pas ce soir. Je décidais de m’éloigner. Eryn, c'était son prénom me fessait l’effet d’un mauvais trip après avoir ingéré une substance toxique.

J’inviterais Synthia à danser un autre moment. Je m’approchais du buffet et reconnu la délicieuse Séraphine. « Alors demoiselle » m’exclamais-je avec une voix suave. « Votre cavalier, ou cavalière, vous aurez posé un lapin ? » lui demandais-je d’un air interrogateur. « Si cela est le cas, je peux lui botter les fesses ! Par contre s’il s’agit d’un professeur ou d’une fille, je ne te promets rien ! J’ai déjà assez d’ennuie comme ça ! » Lui murmurais-je. Je me voulais complice. J’aimais bien la jeune française. Elle était comme une boule d’oxygène, où mes sentiments, mes émotions ne semblaient pas perturber. Ce qui n’était pas le cas avec certaines femmes qui gravitaient autour de moi.  Je bu le contenu de mon verre d’une seule traite. Ce n’était pas mauvais. Mon regard se posa sur une ombre qui prit forme. Un homme grand se tenait prés de Synthia. Rafael était derrière Synthia. Mon cœur se serra. Je marchais vers elle, décider à l’éloigner mon père. C'est alors qu’il disparu et se retrouva près de … Hope. Rafael se glissa derrière la Serdaigle. Mon angoisse m’empêchait de réaliser que j’étais victime d’un sortilège. Un instant le visage de mon père se déforma et mon double avait pris place. Il humait, les yeux fermés ses cheveux. A nouveau, c'était mon père qui prit forme. Je fermais les yeux et les rouvrit. Mon père sorti sa baguette de sa veste et pointa le bout sur la nuque de Hope. Je bondis vers la Serdaigle, bousculant des corps sur mon passage. Et lorsque, la bouche de mon père bougea pour prononcer le sortilège impardonnable. Je me mis à crier « Hope » d’une voix sonore et l’attrapa dans mes bras.  Mon père disparu, me laissant dubitatif et extrêmement gêné. Mon cœur battait encore à la chamade et mon souffle ne semblait pas vouloir s’arrêter. Je m’écartais de la Serdaigle. « Hum … désolé … j’ai cru voir un danger. » D’autres cris paniques s’élevèrent dans la grande salle. « … une mauvaise blague … » murmurais-je. En m’écartant, une feuille de son déguisement était restée dans ma main. « Je … » Je ne savais pas quoi dire d’autre. De ce fait, je repris le chemin vers Séraphine et mon regard se posa sur Synthia. La perspective d’une explication sur mon comportement ne m’enchanta guère. M’être précipiter sur Hope, quel idiot ! Certains regards s’étaient posés sur moi, mi-amuser, mi-interrogateur. Je respirais un grand coup en persuadant que rien ne s’était passé. Je levais la tête et fis comme si de rien n’était. 


Dernière édition par Owen Grey le Mer 11 Sep - 17:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 29 Aoû - 9:18

Je n’étais pas à l’aise sur mes talons. La position debout ne me convenait pas. Cette cérémonie ne me convenait pas non plus. Elle se basait sur des croyances  moldues. C’était inadmissible pour le berceau de la magie. Nous étions dans le lieu sensé éduquer les futures sorciers, les vrais. Nous en étions réduit à célébrer des coutumes païennes selon le bon plaisir de la directrice de l’école. Complètement inadmissible. La fête était ridicule. Ils étaient tous ridicule dans le leur costume. Je n’échappais pas à la règle. Le berger venait de se transformer en mouton. J’avais fait comme tout le monde. J’aurais dû venir vêtue d’une simple robe ou de mon uniforme. J’aurais dû. Cela m’aurait empêché de me confondre dans la masse. Ce qui était ce que je voulais. Pour mieux les analyser. Les cibler. Ensuite les faire entrer sur le droit chemin. J’y tenais. Je n’étais plus le berger dans la bergerie. Je venais de devenir le loup parmi les moutons. Je souriais. J’aimais ce changement. Etre à la fois le protecteur et le bourreau. Cassandre devait être fière de moi. Je savais m’adapter.

La soirée avançait. A son rythme. J’étais toujours seule. Cela devait être mieux ainsi. Personne en vue. Ni le grand frère. Ni les amies. Ni même ma cavalière. Personne. Juste mon gâteau. Je le mangeais tout en regardant les participants. Ridicule tous. Il n’y avait rien d’extraordinaire dans leur costume. Rien. Personne ne s’était présenté en chien ou perroquet. Ou en moldu. Valent-ils seulement la peine d’être sauvé ? Seul l’avenir saura me le dire. Si seulement je pouvais sonder leurs âmes. Faire un saut dans le futur. Voir ce qui nous attends. Déjouer le complot. Voir mon avenir. Savoir si je vais être entendue. Si mes différentes entreprises vont être menées à leur termes. Le complot. Les moldus. Les cracmols. Les elfes de maisons. Les sang de bourbe. Tous les remettre à leur place. Les arbres aussi. Hope venait de se présenter à moi. Elle me parlait. Je terminais mon gâteau. Ce qu’elle était triste avec ses branches dans les cheveux. Terne aussi. Ils étaient tous ternes. « Je te préviens de suite, je n’avais pas envie de venir. Mais la curiosité. » Triste d’en arriver là . Se déplacer pour voir ce rassemblement d’olibrius. J’avais envie de m’effondrer en pleurs pour elle. Une torture qu’elle s’infligeait. « Je tenterais de faire de mon mieux. Mais je t’avoue que danser avec ces talons me laisse perplexe. » « Oh pauvres petits pieds. » Etonnamment j’étais sincère. Une souffrance sans nom, c’était ce qu’elle devait ressentir. Je ressentais beaucoup de peine pour elle. Pour cet homme aussi qui se précipitait vers nous tout en hurlant un cri d’espoir. Magnifique. J’en avais les larmes aux yeux tellement cela me rendait profondément triste. Il venait de la prendre dans ses bras. Il s’excusa aussitôt. J’étais mélancolique d’une situation que je ne connaissais pas. Des amants séparées. C’était triste. Encore. Cassandre donnent leur la force de se retrouver, je t’en prie tourne toi vers eux. Il repartait. Une larme coulait sur ma joue. Une seule. « Magnifique. » Je fronçais les sourcils. Le sens du magnifique commençais à s’estomper. Je ne comprenais plus très bien ce qu’il venait de se passer.




L'ERREUR EST LA VIE. LE SAVOIR EST LA MORT.
Et ils se raillent de mes plaintes, et ils rient de mon anxiété. Il faut que je porte dans le désert mon cœur plein d’angoisses. Ceux-ci me repoussent, ceux-là se moquent de moi. Tu m’as imposé une lourde destinée, ô Apollon, Dieu sévère.
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Jeu 12 Sep - 8:31

Je n’avais pas eu le temps de me faire des amis. Et sincèrement en cette rentrée, ce n’été pas priorité. Dés que j’ai su qu’il y avait une place à prendre en tant qu’assistante auprès du professeur des Soins aux Créatures Magiques , je me suis précipité vers les animaux magiques du domaine de Poudlard. En toute honnêteté, même s’il y avait pas eu cette d’opportunité, je me serais précipité vers aux. C’était un besoin viscéral. Une passion qui me bouffait toute mon énergie et dont je n’arrivais pas à m’en défaire. Ma drogue : les bestioles. Chacun ses vices. Certains planaient en fumant quelques plantes aromatiques interdites moi c’était en caressant des poils. Je reportais mon attention sur ma cavalière. « La fameuse… » La fameuse … de quoi ? Je fronçais les sourcils. Je n’avais encore rien fait d’exceptionnel dans cet école. Et je ne pensais pas en faire. « Oh c’est vrai tu viens de Salem. » Ce n’était pas une question mais je hochais néanmoins la tête. Je venais seulement de confirmer mon pays d’origine, tout ne regardant le dos du jeune homme s’éloigner. Je pouvais faire comme si de rien n’était, mais je ne pouvais pas me mentir à moi-même. Je savais qu’au ceint même de cette école, il y avait des Greys. Un nom de famille tabou du côté des Adams. Mon ignorance concernant l’histoire « des Greys » était assez équivalente à une goutte d’eau. Je savais qu’un certain Grey avait épousé ma tante. Qu’ils ont eu un fils, le prénom m’échappe. Je crois que c’est Owen comme le prénom de mon grand-père. Qu’est ce qu’il me manque ! Grand-mère Catherine aussi me manque. J’en soupirais intérieurement. Je savais que ma tante était décédée. De quoi ? Je l’ignore. La façon dont me regardait le jeune homme aux oreilles pointus et à la peau sombre, j’en déduisais que ce devait être mon cousin Owen. Je savais ce qu’il le perturbait en me voyant mais sincèrement j’avais d’autres objectifs : Comme finir mon année à Poudlard, sortir d’ici avec mon diplôme et faire de nouvelles découvertes. Les états d’âmes de mon cousin passaient après. Cruelle. Egoïste. Je sais ! Mais je suis comme ça. Si j’ai le temps entre deux soins de boules d’écailles ou de poils, je songerais à aller le voir. « Ce n’est pas vraiment une coutume. Une bizarrerie de la directrice. Et ça par contre c’est une coutume. Tu ne t’es rien servi encore ? » Me demanda-t-elle. Depuis que j’étais arrivé dans cette école, j’avais l’impression de passer des testes. Eléanore, maintenant Synthia. Le ton de leurs voix étaient posées mais avec une note d’insistance. Comme si elles se retenaient de me dires ou me demander quelque chose. Et ce sourire, si bienveillant qu’il en devenait flippant. Je devenais parano. Je m’approchais de la fontaine, hésitant à boire ce liquide rougeâtre. Je regardais Synthia du coin de l’œil. Son nom de famille Eden-Grey. Peut-être aussi une cousine ? Je fis la grimace en me servant un verre. Ça ne me donnait pas envie. Les yeux de Synthia me fixaient. « Santé » prononçais-je en levant mon verre. Alors que mes délicates lèvres, glosées à souhait, allait toucher le liquide, des cris s’élevèrent dans la salle. Je regardais ses élèves pris de panique, tous avait un verre à la main. Une fille prés du buffet avait une queue de renard, un jeune homme des mains en sabots. Je me mis à rire. Une blague de la directrice. Et pourtant je passais mon tour pour cette fois. « Je n’aimais pas la couleur de toute manière … » je ne savais pas si Synthia m’avait entendu. Je versais le contenu de mon verre dans la fontaine et m’aperçu du changement de couleur. Violet. Je repris un verre, j’étais prête pour l’expérience. Qu’est ce que cela donnerai si je mangeais en même temps. « Je te laisse, je vais me chercher un truc à manger … » S’était adressé à Synthia mais là encore je n’étais pas sûr qu’elle est entendu. En m’avançant vers le buffet, je regardais l’étrange échange entre mon cousin – s’il s’agissait bien de lui – et d’une jeune demoiselle. Il la regardait avec des yeux si pétillant, que mon cœur se figea. Je n’étais jamais tombée amoureuse mais je savais le reconnaître. Je me mis à manger une pâtisserie avec de la crème violette par-dessus. « Mmmmh … » m’exclamais-je. C’était appétissant, une véritable tuerie. Je regardais tout ce petit monde évoluer. Un film où chacun avait une place bien défini dans un jeu de scène. En fin de compte, je me sentais un peu seule. Je ne pouvais pas parler de mes impressions avec quiconque. Me faire des amis, un nouvel objectif à atteindre.
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Dim 22 Sep - 8:48

« C'est moi. Monsieur Quiguer. Monsieur Manderly. »
La voix était douce et chaude. Liam l'a reconnue sur le champ. Elle avait se timbre particulier qu'il ne pouvait s'empêcher d'aimer. Elle résonnait avec des échos, qui appelaient à la douceur et à la sensualité. Un peu de sang monta à ses joues, les rosissant légèrement dans la pénombre. Ainsi donc, sa cavalière était arrivée et il n'osait pas se retourner. Elle n'avait prononcé que quelques mots et déjà son pouvoir commençait à faire effet. Fugitivement, il revit l'image d'Ailise, qui lui souriait. Allons donc! C'était elle, ta vélane, et personne ne saurait la remplacer.

Liam fit volte-face après quelques secondes. Il souriait et ses crocs de Sinistros passaient entrebâillement de ses lèvres.
Mademoiselle Absynthe Darcy, vous voilà. Quel plaisir d'être votre cavalier ce soir! D'autant plus, quand je vous découvre. Vous êtes à croquer.
Liam ne put s'empêcher de l'étudier de la tête au pied, laissant son regard glisser sur ses cheveux brillants, sur ses formes, sur la cambrure de sa taille.
Elle brillait littéralement dans sa tenue de Vélane. Plus blanche que j'aime, plus attirante qu'il ne l'avait jamais vu. Ils formeraient un bel ensemble. La Belle en blanc et la Bête en noire. Eros et Thanatos. Le Désir et la Mort qui se côtoieront sur la piste de danse.

Alors qu'il se perdait dans ses pensées, à la recherche de quelque chose d'intéressant à dire, il sentit une odeur étrange. La bague lui avait-elle donné d'autres pouvoirs ? Il ne le savait pas. Mais il lui semblait, qu'il ressaitait les pensées de son voisin.
Un instant, il avait oublié Quiguer, mais cela devenait impossible, maintenant. Il y avait ce parfum dans l'air, qui l'énervait. Une fragrance étrange. Un mélange qu'il reconnaissait bien. Le désir et la violence. Son collègue était prêt à se battre pour lui enlever la femme. Le jeune coq voulait faire le fier? Pas étonnant. Liam avait entendu les rumeurs. Dorian avait des relations un peu trop privilégiées avec certaines étudiantes. Il n'avait pas de cavalière attitrée pour le bal. Mais ce soir, il ne lui prendrait pas Anastasia.

Alors qu'il se perdait dans ses pensées, son attention fut attirée par les mouvements de son collègue. Il se rapprochait de la Belle. Liam sentit ses muscles se contracter et se tendre. Il était prêt à bondir et à lui déchirer la gorge d'un coup de dents. Il pliait légèrement les doigts pour placer ses lourdes griffes dans la meilleure position possible pour lui arracher les entrailles. Approche-la encore d'un pas et tu auras à faire à moi. Son instinct prenait le dessus. La Bête était prête à défendre son territoire. Il n'avait pas parlé, mais son corps entier s'exprimait pour lui.

Pour masquer sa nervosité, Liam but une gorgée de son verre. Le temps sembla alors s'accélérer. Il surveillait toujours les gestes de Quiguer. Mais son regard doré fut attiré par la jeune femme. Elle avait changé. Ses cheveux avaient la couleur du feu. Et elle avait des tâches de rousseur. Elle n'en était que plus belle. C'était Ailise qui était revenue. Elle n'était pas morte! Dorian se fit un pas vers elle. Pour qui se prenait-il ? Allait-il lui voler ce moment, les retrouvailles avec sa femme ? La voix d'Owen au loin. Un cri qui le libéra brutalement. Liam sauta sur Quiguer la patte en avant.
Heureusement, la raison retrouva fugitivement un chemin, pour guider ses actes. Bien sûr, le résultat ne fut pas à la hauteur... Chacun pourra en juger.
Plutôt que de mordre sauvagement son collègue, il le bouscula uniquement. Après l'avoir plaqué contre le mur, il lui asséna deux grandes claques. Les griffes magiques strièrent la joue du professeur d'Histoire de la magie et des fines lignes rouges apparurent. Le sang commençait à perler.
TU NE LA TOUCHERAS PAS! TU NE LUI FERAS PAS DE MAL!
Il avait cédé au tutoiement, dans la précipitation et la colère. Déjà, autour de lui, les élèves et les adultes se retournaient. Sous son déguisement de Sinistros, la fureur dans le regard, il était particulièrement inquiétant.
Recule Ailise, cette fois, je te protègerais. Je ne laisserais plus personne te faire du mal.
D'un geste brutal, il poussa Anastasia derrière lui. La peau n'avais pas son grain normal, les muscles en-dessous ne glissaient pas comme d'habitude et les rares poils sur ce bras nu étaient hérissés. Pourquoi avait-elle peur? Il était là pour elle. Il se retourna et comprit son erreur. Ailise avait disparu. Il avait tant voulu la voir, qu'il l'avait trouvé sous les traits de la semi-vélane. La magie ancestrale du sang de la jeune femme, la potion bue sans le savoir et la force de sa douleur s'étaient unies pour le tromper. Il n'avait retrouvé sa femme qu'un instant et s'était une nouvelle fois laissé aller à la violence.
Il tomba à genoux et des larmes embuèrent ses yeux. Balbutiant, il ne sut que dire, que faire.
Je... Je... Acceptez mes excuses. Quiguer. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Venez, nous allons nous occuper de votre joue.
Voilà une bonne occasion de jaser... Il tendait une main vers le professeur, espérant que le scandale ne serait pas trop grand.

Hors RP: Désolé, Dorian. Mais j'avais des gages en attente... D'ailleurs, je crois que c'est bon pour les deux baffes des dragées.
Owen, je crois que tu n'as plus grand chose à craindre, en terme de honte et de ridicule, pour la soirée.


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mar 24 Sep - 13:12

Tous les bals d’Halloween se suivaient et ne se ressemblaient pas. Il y a deux ans c’était la folie de la directrice qui nous avait mené par le bout du nez. L’année suivante, j’avais dansé avec mon oncle qui m’avait annoncé la non-mort de ma mère. Cette année j’avais le droit à ce magnifique fantôme du passé. Je ne connaissais pas Jenny. On m’en avait simplement parlé. J’avais vu des photos avec Owen. Il ne l’avait pas assez connu et je savais combien cette vision pouvait le perturber. C’est Rafael qui allait en faire une tête. Qu’il la perde et la raison avec. Fondamentalement, je n’avais rien contre Eryn. C’est juste que la ressemblance était troublante. J’étais sur mes gardes. J’étais dans mon droit. Nature ou maléfice derrière ce visage angélique, le doute planait. Pourtant, dans son comportement à mon égard, elle avait tout pour plaire. Elle n’était en aucun point désagréable, bien au contraire, elle ne donnait même pas l’impression de faire semblant, alors que moi comme à l’accoutumée je faisais preuve de beaucoup de retenue. Buvant une gorgée de mon verre, le manège d’Owen, que j’avais réussi à lâcher du regard quelques instants captiva mon attention. « Mais… » s’échappa d’entre mes lèvres. J’avais beau essayer de comprendre quelle mouche l’avait piqué, cela ne venait pas, jusqu’à ce que plusieurs cris se fassent entendre. Mais c’était quoi le soucis. Je sentais les battements de mon cœur s’accélérer. Pendant, que certains voyaient leurs membres changer d’apparence pour ma part, il me sembla voir une ombre noir flotter dans un coin. Je clignais les yeux pendant que Eryn s’absentait à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. J’avais rêvé, ce n’était que le professeur Manderly avec à ses côté une vélane et Quiguer. Je secouais imperceptiblement la tête. L’ombre revient. C’était quoi ce délire à la fin. L’autre détraquée de directrice avait glissé des hallucinogènes dans nos verres ? Je n’eus pas vraiment le temps de développer ma pensée. Je n’avais pas rêvé. Il y avait une ombre. Elle se matérialisait à trois mètres de moi. Je resserrais mon emprise sur mon verre. Pourquoi personne ne voyait la créature ? Pourquoi ? IL Y A UN DETRAQUEUR A POUDLARD BORDEL ! Je ne comprenais pas. J’étais fixe face à l’apparition. Elle venait pour moi. C’était Rafael qui la commendait. J’en étais persuadée. Je croisais les orbites vides de la créature, un cri s’échappa d’entre mes lèvres. Le temps de poser mon verre et de prendre ma baguette cachée dans mon costume, lorsque je battis des paupières il n’y avait plus rien. « Mais ? » J’étais très réduite en ce moment d’un point de vue vocabulaire.

Un mmm lointain parvint à mes oreilles. C’était la voix d’Eryn. Avait-elle vu ? Qui avait vu ? Tout le monde semblait avoir ses préoccupations. D’ailleurs je comptais aller reprendre mes esprits tout en faisant la conversation avec la belle secte, mais un autre tableau surprenant se dessina sous les yeux. Quiguer venait d’être envoyé au sol par Manderly. En quel honneur allez donc savoir. Owen saute sur Hope, Monsieur Quiguer sert de défouloir et moi je vois des ombres. C’est normal. C’est Halloween. Merci la dérangée. Elle aurait pu nous faire la grâce d’être présente en cette soirée de festivités. Soit. J’en revenait à mon envie première. Parler avec Eryn. Profitons du trouble. De plus, je ne pas savais quoi penser de cette inconnue au visage connu. Je reprenais un verre à la fontaine, trop certaine que mon hallucination venait du breuvage rouge, je tentais le violet. Soyons fous, tombons dans son piège. J’en arrivais enfin à Eryn. « Je me doute bien que ça trotte dans ta tête, alors je lance les hostilités. » J’étais calme, la voix détendue, le regard oscillant entre elle, Owen et le professeur d’histoire ; sans oublier la peste de Yekaterina par instants. « Adams. C’est commun comme nom de famille, ton visage un peu moins. Ta tante a épousé un Grey ? » J’attendais un oui, mais je ne lui en laissais pas l’occasion, j’enchainais en montrant de la tête Owen. « Il risque d’être distant, mais ce n’est pas contre toi. » Et qu’elle comprenne ce qu’elle pouvait comprendre ! En attendant, je n’étais pas certaine de ce que je voulais. Tendre une main secourable au professeur d’histoire, il était mon partenaire de duel, mine de rien il comptait un peu dans ma réussite. Ou aller voir Owen. Owen que je regardais avec insistance et interrogation d’ailleurs.


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mar 8 Oct - 19:56

Délicieux. Cette petite pâtisserie que je venais d’engouffrer dans ma bouche était un délice pour mes papilles. Je léchais avec élégance, du moins j’essayais, le reste de crème violette sur mes doigts. Je regardais ma cavalière s’approcher. Sa façon de se déplacer montrait une éducation d’un autre rang. Comme si, elle avait apprit à se déplacer avec élégance. La tête haute et sûre d’elle, voilà que la salamandre aux cheveux flamboyants s’approcha de plus en plus. On n’a pas vécu dans le même monde et pourtant je ne désespère pas de penser que l’on pourrait s’entendre. « Je me doute bien que ça trotte dans ta tête, alors je lance les hostilités. ». J’en souris. J’aimais sa façon d’aborder un sujet des plus délicats. « Adams. C’est commun comme nom de famille, ton visage un peu moins. Ta tante a épousé un Grey ? Il risque d’être distant, mais ce n’est pas contre toi. » Je n’avais pas eu le temps de répondre à sa question qu’elle enchaina en désignant Owen. Je bus une gorgé du breuvage violet, avant de répondre. « Pour répondre à ta question, oui, ma tante Jenny a épousée un Grey. Je ne sais pas grand-chose sur l’histoire de ma tante … » On ne parle pas de l’histoire de Jenny Adams sans arracher une larme à toute la famille et un regard des plus noirs à ma grand-mère. Même ma mère ne souhaitait pas en parler. « Ma mère était très proche de sa petite sœur, mais c'est devenu un sujet … tabou. » On n’en parle pas, un point c'est tout. Je bus à nouveau un verre et regarda un instant Owen. Il donnait l’impression d’être toujours sur ses gardes et perturbés … part moi. Ok, ce ne devait pas être facile pour lui de voir le visage de sa mère déambuler dans les couloirs ou en cours. Ou lorsqu’il participait au cours de Soins aux créatures magiques … ah non là ! Il est aux abonnés absents. En tant qu’assistante du professeur MacFusty, j’avais l’occasion de côtoyer les étudiants qui étudiaient cette matière. Owen n’en fessait pas partie et Synthia ? Je regardais la demoiselle et lui fit un sourire, tout en posant mon verre sur la table. « Mon cousin … » c'était la première fois que je prononçais ses mots « … je ne lui en veux pas de prendre ses distances. Je sais combien ce doit être perturbant pour lui… ». La malédiction des Abigaël, quelle galère ! La musique était entrainante et Synthia … est ma cavalière. Je lui tendis ma main, l’invitant à danser. « Vu que j’ai répondu à ta question, moi aussi j’ai des questions … Qui est le père d’Owen ? Que sais-tu de ma tante Jenny ? Et qui étais-tu ? une cousine ? » Ça fessait beaucoup de question, mais j’allais profiter de ce moment pour en savoir plus sur cette famille énigmatique. J’enchainais avant qu’elle ne soit déroutée. « Je te pose toutes ses questions parce que dans ma famille, on ne parle pas de la famille Grey. » expliquais-je avec bienveillance.

HJ : un peu court désolé !!
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Ven 11 Oct - 10:57

Ma gorgée à peine avalée, j’appréhendais une seconde hallucination. J’étais sur mes gardes. La moindre ombre avait toute mon attention, si bien que je manquais presque de sursauter lorsqu’un lutin de Cornouailles manqua de se prendre les ailes dans les lambeaux incandescents de ma tenue. Je sentis quelques palpitations au creux de mon ventre. Pas la peur. Juste la faim. Eryn me donnait envie avec sa pâtisserie, j’étais prête à faire de même et à me laisser tenter par une petite violette. C’était l’occasion d’accorder les couleurs entre la nourriture et la boisson, avec un peu de chance les effets seraient différents. Car oui à ce stade je ne me faisais plus d’illusions, j’allais moi aussi finir avec un bec de canard ou des griffes de yéti. Assez étonnant, Eryn me répondit sans chichi. J’appréciais cette non retenue et le fait que sa curiosité sur le sujet semblait réelle. Finalement, la méfiance n’était peut-être pas de mise. Dans le doute, je campais sur mes positions. Elle m’apprenait et me confirmait des détails familiaux qui me plaisait d’éclaircir. Conclusion : elle était donc bien de la famille et pas un sosie perdu dans la nature. Evidemment, lorsqu’elle parla d’Owen mon regard glissa à nouveau vers lui. Les palpitations dans mon ventre furent cette fois-ci de nature différente. J’aurais pu rester à le regarder là en parlant de lui toute la soirée sans m’en rendre compte, mais l’invitation inattendue d’Eryn balaya ce projet fantôme. Il était vrai qu’elle était ma cavalière attitrée et dans ce type de bal la coutume voulait que l’on danse au moins une fois avec son cavalier. Je me prêtais gentiment au jeu en posant mon verre dans un coin et en attrapant sa main tendue. Cela risquait d’être amusant. En se plaçant plus ou moins au centre hypothétique de la salle, elle termina son explication. Ses questions me firent sourire. Nous étions désormais face à face. « Nous non plus nous ne parlons pas de la famille Grey.» Je posais a main sur sa taille. Faisons ça bien après tout. Comme je ne cessais de le penser jouons le jeu, espérons juste qu’elle n’irait pas s’offusquer de mon geste. Je devais donc lui présenter la famille. Douce ironie. Comme si j’étais la mieux placée. « Le père d’Owen est aussi mon oncle. Il est le ministre de la magie en Angleterre. Rien que ça. » La fin je la soufflais entre mes dents serrées. Il m’était impossible de cacher mon ressentiment. « Rafael Grey. Je n’ai jamais compris par quel miracle il a pu épouser ta tante. Mais je ne la connaissais pas. Par contre, je devrais pouvoir te trouver une personne qui pourra t’aider.» Seule vivante de cette tragédie ( je ne prenais pas en compte Rafael bien entendu) il ne restait plus que ma mère. Restait à savoir si elle voudrait bien se prêter au jeu de cette jeune femme intrigante. « Je n’ai jamais eu pareille cavalière. » Je revenais sur une note un peu plus festive, la laissant là pour le moment dans mes explications. Je me doutais bien que cela pourrait soulever d’autres interrogations. Et je voulais bien y répondre. Quitte à diffuser l’information sur les Grey, je préférais le faire moi. Owen était bien trop impulsif pour savoir faire ça correctement. Rafael serait tétanisé devant cette vision du spectacle. Ma mère la pétrifierait pour être sûre de ne pas se trouver face à un piège de son meurtrier beau-frère. Et Yekaterina… qui déjà ?


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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mar 5 Nov - 17:01

Cette proximité était une aubaine. Nous dansions sur la piste, moi le Vivet doré et la Salamandre de feu. Deux espèces bien différentes. La Salamandre étant une espèce prédatrice, ne devrais-je pas me méfier ? Je ne savais rien sur cette fille. Et vu l’hostilité de ma famille à parler des Greys, la méfiance devrait être de rigueur. Réflexion faite, je vais laisser cette demoiselle m’ôter mes doutes, lui donner la chance de lui faire confiance. A elle mais aussi à mon cousin. Je sentis sa main se poser sur ma hanche. Un geste qui ne me dérangeait nullement. Quelque part dans ma tête, j’aurais aimé danser avec un homme. Un homme que je ne voyais pas dans la pièce. Certainement trop absorbé par son travail ou tout simplement en retard. La fête avait commencée depuis un moment. Je fus surprise en écoutant la Salamandre me dire qu’ils ne parlaient pas de leur propre famille entre eux. J’avoue ne pas comprendre ce malaise. Elle me parla de Rafael Grey, le ministre de la magie. Ma tante Jenny était l’épouse de l’actuelle ministre de la magie. Je me raidis en entendant ce nom. Le souvenir de la photo me revient en mémoire. L’acte de violence de mon oncle lorsqu’il m’avait surprit à déposer un baiser sur cette photographie. Avec du recul, je ne savais pas ce qui m’avais pris. Et à chaque fois j’avais la même réaction, j’étais attiré par cet homme et complément tétanisé par la peur. En tournant, je captais le regard de mon cousin. Froid. Synthia ne manquait pas de pointer son animosité envers son oncle. Du coup, j’étais intrigué d’en savoir plus sur cet homme et d’un autre côté pas du tout. Je ne connaissais pas les circonstances de leur rencontre. Et beaucoup de questions restaient sans réponses ? Avais-je envie d’en savais plus ? Avais-je envie de me lancer dans cette histoire ? Je me mordis les lèvres en pensant aux conséquences. Ma famille n’approuverait pas. Il fallait y réfléchir. Pour l’instant, j’avais d’autre chat à fouetter. Et d’un autre côté, ma curiosité était titillée. « … je devrais pouvoir te trouver une personne qui pourra t’aider.». Je posais mon regard sur Synthia. « Vraiment … » murmurais-je en imaginant la dite « personne ». Une connaissance de ma tante. J’essayais de me souvenir de ce que ma mère me disait sur elle. Une passionnée de fleurs et de la nature florale. Nous nous ressemblons, mais nous sommes différentes. Elle était posée, avec des envie de grande famille unis, alors que moi je cherchais l’aventure et les voyages. Elle n’avait jamais peur de s’attacher alors que moi je fuyais. Je revois encore ma mère, préparer le diner et m’expliquer que dans ce monde, il existait des personnes liens entres elles, d’une forme de magie très puissante. Que ma tante était la preuve vivante que ce lien existait. A l’époque je n’avais pas compris et j’avoue que j’étais encore dans le flou. « Je serai ravie de rencontrer cette personne … ». Je regardais pardessus l’épaule de ma cavalière et aperçu un couple, dont le cavalier était habillé d’un kilt. Mon cœur se serra à la vu … d’un élève. Encore une réaction incompréhensible de ma part. J’effaçai rapidement ma déception et reporta toute mon attention sur ma cousine. « Tu as l’air très proche d’Owen… » Cette distance qu’il mettait entre nous était compréhensible et la seule qui le connaissait bien était Synthia. « … et cette fille qu’il a pris dans ses bras … » je désignais Hope de la tête. « … je l’ai déjà vu dans la salle commune des Serdaigles. Je ne me souviens pas de son nom … » je m’arrêtais de parlé une seconde. « Je suis désolé, je suis très indiscrète … » La vie des autres n’a jamais été d’un grand intérêt pour moi. Mais je ne sais pas j’avais envie d’en savoir plus sur mon cousin. En le connaissant mieux, j’espérais l’aider à accepter de m’avoir dans sa vie. Du moins, pour cette année. « Je devrais pas t’en demander autant … » dis-je avec sincérité « Je veux juste le connaître sans trop le perturber. Entre cousins, vous devez vous voir souvent ! ». Je voyais mes cousins de temps en temps pendant les fêtes. On connaissait la vie des uns et des autres, sans trop en savoir non plus. Juste ce qu’il fallait.


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Hope L. McGwen
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MessageSujet: Re: Bal d'Halloween de Poudlard    Mer 6 Nov - 1:02


Violet, rien que cela. Du bout des doigts, je retourne la pâtisserie pour révéler la supercherie – ou la magie qui se cache derrière. Une queue de rat apparaît à ma droite, des écailles de kappa sur ma gauche. J’en rigole légèrement, me dis que l’origine vient de l’aliment avant de me dire que je n’ai rien à perdre à croquer dedans. Violet, couleur à double-tranchant. Qui, en toute ironie, conviendrait parfaitement à cette De Buzet. Couleur à double-tranchant, donc, que j’ai décidé de ne pas aimer. Je grimace légèrement, soupire en découvrant  des oreilles d’elfe avant de reporter mon attention sur l’autre Bronze & Azur.

-Oh pauvre petits pieds.
Froncement de sourcils de ma part. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais rassemblé toute l’ironie du monde pour cracher ces quelques mots – amas de sarcasmes à deux noises, de ceux que l’on utilise quand aucun autre remède n’est à portée de bras. Mais le visage d’Eléanore me semble bien trop sérieux, trop loin de cette vivacité (à défaut de folie) que beaucoup utilisent pour la caractériser. Pauvres petits pieds. Je penche la tête vers le sol, hausse les épaules : c’est l’heure de passer à autre chose. D’amorcer la dance entre cavaliers afin de rentrer au bercail. Rapidement. Et puis, c’est un cri. Suivi d’un autre. Effet domino, peut-être, mais cela ne m’interpelle pas. Pas tant que ça, plutôt. Car l’un d’eux me fait relever la tête : j’ai tôt fait d’observer Owen arriver à grandes enjambées, le souffle court et mon prénom au bout de ses lèvres. Lèvres. Je secoue la tête (encore une fois), me rappelant que je lui en veux pour une raison qui commence à m’échapper – quoique… Mais mon cœur s’agite ; entre lui et la peur, il ne s’en remet pas.
- Hum… désolé… j’ai cru voir un danger..
Mon œil. Je suis à deux doigts de faire la remarque, croise les bras rapidement comme pour m’empêcher de laisser échapper ce que je pense. … une mauvaise blague… Je pince les lèvres pour ne pas ricaner, encore une fois. Je pince les lèvres, me dis que je devrais sourire. Laisser passer. Tourner la page. Tourner la page comme dans présenter ses excuses en mettant de côté toute fierté. Mais pour quelle raison, après tout ? Je… ne suis qu’un sombre imbécile, tel devrait être son credo. Un je qui veut dire pas mal de chose en même temps – à moi de me faire violence pour ne pas le rattraper du bout des doigts.
- Magnifique

Pour la deuxième fois, la rousse agit comme un rassembleur de pensée. Par la parole, elle me rappelle à elle. M’offre la vision d’une larme roulant sur sa joue et WTF ?. J’ai du mal à me dire qu’elle ne se moque pas de moi, ai envie de la laisser là dans sa solitude mais… mais. Un mais étrange me retient là, à la voir déambuler dans un autre univers.
Univers parallèle.
N’importe quoi.
Un univers de n’importe quoi.
- TU NE LA TOUCHERAS PAS ! TU NE LUI FERAS PAS DE MAL
Un autre cri, plus fort que les autres, vient perforer mes tympans. Je tourne la tête, découvre Quigner en proie aux griffes acérées de Manderly – la blague. Instinctivement, je jette un coup d’œil à Eléanore, me demandant si elle va me refaire le même spectacle. Je ne la connais pas tant que ça – pas du tout, si on ne considère pas la littérature – mais en tant que Serdaigle, je m’inquiète. Dans une certaine mesure. Car ça ne lui ressemble pas (et parce que, surtout, Hope n’est pas un monstre dénué de tout sentiment, ah). D’un coup sec, je repose la coupe dans laquelle je viens de boire sur la buffet.

- Je …heu… en quoi doit-elle le savoir ? …reviens.
Ou comment devenir ridicule en deux secondes.  Passant la main dans ma crinière, je m’apprête à aller toucher deux mots à Grey mâle, décrochant un autre morceau de brindilles. Mais l’idée, ici, me paraît bien ridicule. J’aurais bien l’occasion, une autre fois. De le coincer. De lui parler – si aucun des deux ne se met à énerver l’autre.

Et puis, plus rien. Le noir complet. Et quelques êtres fantomatiques dans les airs. La tête d’Owen qui flotte. La mienne. Et d’autres aussi (mais pas celle des Davis).
Plus de sons. Plus de lumière.
Ou plutôt, si, un seul : mon cri. Mon cri dans les airs alors que, par réflexe, je viens de m’accroupir au sol. Retour des lumières, retour du brouhaha. Bordel. Tremblante, je me relève, me demandant ce qui a bien pu se passer. Je secoue la tête, abandonne l’idée de continuer mon trajet. Retour au point de départ.
- Bon. Hope, maîtresse de l’éloquence. Je… Putain, c’est n’importe quoi. Je ne compte pas rester longtemps. Mais je ne voudrais pas faillir à ma mission. D’une main encore légèrement tremblante, j’invite Eléanore danser.
Amusant, moi, danser.
Ou comment se changer les idées. Tenter de les changer. Pourtant, une question me trotte encore dans la tête : que nous a donc concocté la Directrice – utile de rappeler que je me méfie d’elle. Et qu’est-ce qu’il lui a pris à lui, au Grey ? Question que d’autres doivent aussi se poser … après tout, il paraîtrait que je l’ai soumis au sortilège de l’Impérium … tellement ridicule.


PRECIOUS AND FRAGILE THINGS.
Need special handling. My god, what have we done to you ? Things get damaged. Things get broken. I through we’d manage. But words left unspoken, left us so brittle. There was so little left to give.
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Bal d'Halloween de Poudlard

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