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 Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken

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Èibhlin D. MacFusty
L'ambition de Salazard. Ruse & pouvoir.
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L'ambition de Salazard. Ruse & pouvoir.

ϟ Parchemins : 20
ϟ Célébrité : Emilia Clarke



MessageSujet: Èibhlin Deirdre MacFusty || A wild heart can't be broken   Mer 11 Sep - 17:03


Èibhlin Deirdre & MacFusty
« J'ai vénéré la Terre pour comprendre le ciel. et grâce aux vers luisants, j'ai connu les étoiles. »

Poudlard - Serpentard ϟ 17 ans - 13 avril 2016 ϟ Ecossaise
7ème année ϟ Sang-mêlée



Moi en quelques mots

Ouverte ϟ Souriante  ϟ Franche (à l'extrême)  ϟ Peut se révéler plus retors qu'on le pense  ϟ Bavarde  ϟ Chaleureuse ϟ Tactile ϟ Aventureuse ϟ Peut-être un peu téméraire ϟ Solidaire ϟ Loyale ϟ Imprévisible ϟ Se rit de tout ou presque ϟ Emportée ϟ Insolente ϟ Inconséquente ϟ Désinvolte ϟ Ambitieuse à sa façon ϟ Passionnée ϟ N'aime pas s'engager ϟ Dissipée ϟ Malicieuse ϟ Adroite ϟ Astucieuse ϟ Beaucoup de mauvaise foi ϟ Joue sur les mots si nécessaire ϟ Peut se révéler rancunière ϟ Agressive quand de mauvaise humeur ϟ Ne fait jamais de promesses si elle n'est pas sûre de pouvoir les tenir ϟ Arrogante ϟ Beaucoup de présence ϟ Parle français et gaélique écossais ϟ Excellente conteuse 


Mes indiscrétions

Histoire des prénoms Èibhlin est un prénom d'origine gaélique dont la jeune femme est particulièrement fière, et elle n'hésite pas à reprendre quiconque le prononcerait mal. Oui, il se prononce Evelyn. Deirdre, son second prénom, était celui de sa grand-mère paternelle. Ou bien était-ce la maternelle... ? Bref, celui de sa grand-mère. Elle aime beaucoup la légende des cycles d'Ulster sur Deirdre of the Sorrows et la raconte particulièrement bien.

Famille et réputation La famille d'Èibhlin est bien particulière, il faut l'avouer, et la décrire réellement demanderait bien du temps. Ceci dit elle adore en parler, et raconte régulièrement à ses camarades quelques histoires concernant un illustre personnage du clan. A vrai dire, elle serait en mesure d'amener une histoire dans n'importe quelle conversation tant il y en a. Mais nous nous limiterons ici aux vivants et aux fantômes les plus récurrent de la famille proche.

Tout d'abord, elle a un père et une mère. Son père, Daibhid est un illustre sorcier qui dirige le clan depuis quelques dizaines d'année désormais. Personnage le plus important du clan, c'est lui qui dirige tout, et il tient donc une place importante dans le monde sorcier également. C'est là le privilège de diriger le dernier grand clan sorcier d'Ecosse. Dans la vie de tous les jours il se révèle être un digne MacFusty, au caractère enflammé et à la poigne de fer quand il s'agit de diriger son clan, mais bien plus doux avec sa famille, et surtout bien plus détendu. Sa mère, Fenella est quant à elle une femme de caractère, qui peut sembler très rigide au premier abord, et il est vrai qu'elle est bien moins expansive que son mari. Très respectée par tous les membres du clan principalement pour ses capacités à gérer la famille principale d'une main de maître.
Concernant la fratrie, il y a Alexandre, héritier du clan et aîné d'une quinzaine d'année de plus qu'elle et sa soeur, c'est un professeur à Poudlard et ancien Auror. Il ne tient qu'à vous d'en apprendre plus en lisant sa fiche. Ceana, la soeur jumelle d'Èibhlin est particulièrement proche de cette dernière, et cette dernière est particulièrement proche d'elle. Inséparables, c'est sans doute l'une des raisons ayant conduit le Choixpeau à les placer dans la même maison qu'est celle de Salazard Serpentard. Les séparer aurait été la pire chose du monde à faire, car aussi différentes soient-elles, ça serait une bien piètre erreur de penser qu'elles se calmeraient une fois séparées. Au contraire... Mais ça, c'est une autre histoire. Mais là encore, je ne peux que vous inviter à vous rendre ici pour en apprendre plus.
Toujours dans la famille vivante, on retrouve également Lùcas, qui est le fils d'Alexandre et l'héritier du clan après lui donc. Mais c'est aussi le neveu des jumelles qui ont à s'occuper régulièrement de ce petit plein de ressources.
Une fois sorti de la branche principale du clan, on retrouve également le Cousin Gavin, un gryffondor de cinquième année qui semble se destiner à marier les jumelles, sans grande chance de succès, bien évidemment.

Ensuite, il y a bien sûr les morts, dont les plus notables sont l'Oncle Grégoire, vieux bonhomme mort dans des circonstances mystérieuses incluant un tonneau de whisky, qui se révèle un grand amateur de cornemuse, et donc la largeur égale la taille, ainsi que sa femme, la Tante Huguette, une française rappelant sans doute plus une femme bavaroise qu'autre chose, se refusant à parler l'anglais et forçant depuis près de sept siècles les enfant du clan à apprendre le français.
Le Grand-Oncle Horas est également important, et vous en trouverez plus sur lui dans la suite de ce récit. La Cousine Emily est également un personnage notable : première Serpentard de la famille, et probablement la seule avant l'arrivée des jumelles, c'est une femme indépendant ayant vécu il y a de cela près de cinq cent ans, et qui est revenue hanter le château à sa mort, pour assister à la chute du règne patriarcal, sans vrai succès pour le moment.
Le Cousin Duncan fait également parti des murs du château, et a tendance à tenter d'inciter les jeunes du clan à dompter des dragons, comme lui, jusqu'à ce que ceux-ci lui rappellent qu'il est mort dévoré par le même dragons qu'il souhaitait dompter. La Tante Nansaidh passe son temps à vouloir pousser les filles au mariage, répétant sans cesse qu'à son âge, si elle avait eu un si joli minois et des partis si insistant que le Cousin Gavin, elle se serait marié dès qu'elle l'aurait pu. Mais comme elle n'était ni joli, ni de la lignée principale, elle a fini vieille fille dévorée par ses chats faute de pouvoir approcher les dragons, sans doute (du moins Eibh aime à y songer ainsi, et à le suggérer à Nansaidh qui ne semble pas apprécier la chose). Et il ne faut évidemment pas oublier le Cousin Iomhar qui ne cesse de faire la morale à tout le monde, au point que chacun a sans doute déjà rêvé de le tuer, frustré qu'il soit déjà mort.

Du reste, la réputation du clan n'est plus à faire, puisque la famille MacFusty se révèle être l'un des meilleurs parti de Grande-Bretagne par sa fortune et sa situation politique des plus particulières. Et quand bien même notre chère tête brune n'est pas héritière du clan du fait qu'Alexandre sera celui qui héritera de toutes les responsabilités de celui-ci, elle n'en reste pas moins une membre d'importance puisqu'appartenant malgré tout à la branche principale. Elle pourra donc à l'avenir devenir une personne influente si elle le désir, bien que connaissant ses ambitions, cela reste assez peu probable.
De nombreux détails ont déjà été rapportés par Alexandre qui, en tant qu'héritier, est celui à qui il incombe de présenter le clan. Je ne m'étendrais donc pas plus sur ce sujet.


Baguette magique Bois de charme, ventricule de dragon pour une longueur de 24,4cm.

Forme du patronus Un dragon noir des hébrides de taille adolescente, puisqu'il grandit en même temps qu'elle, comme pour tous les membres de la famille principale avec ce patronus.

Forme de l'Epouventard Il prend la forme d'un homme à l'allure fantomatique nu, avec sa virilité exposée dans toute sa splendeur. Vous trouverez plus d'informations à ce sujet dans la partie permettant de détailler certains points du personnage.

Animaux possédés Aucun.

Orientation sexuelle Elle est actuellement homosexuelle, malgré le désaccord de sa mère.

Transplanage ou balai ? Ca dépend pour quoi faire, s'il est question de voyager, elle préférera ses pieds (enfin, le balai ici, mais bon), mais si elle n'a pas le temps, hé bien ça sera le transplanage.

Transports en commun, voiture, vélo, à pieds ou autre ? Elle navigue en kayak entre les îles. Comment ça, ça ne compte pas ?

Études suivies Elle n'est qu'en septième année.

Matières préférées et détestées Elle a beaucoup de facilités en sortilèges et adore cette matière qu'elle considère comme particulièrement créative. Elle a également un penchant pour l'astronomie et les SACM, et s'en sort bien en botanique grâce à une bonne reconnaissance des plantes. Elle n'aime pas particulièrement les potions, sinon, et il n'est pas rare qu'elle revienne de Poudlard avec de nombreuses histoires sur comment une tentative de potion raté a tenté de fuir en rampant hors de son chaudron. Et n'aime pas l'histoire de la magie qui l'ennuie particulièrement, quand bien même elle connaisse l'histoire du clan par coeur. Ce n'est pas la même chose du tout, voyez-vous.

Cap sur l'avenir Elle a pour objectif de partir découvrir le monde une fois ses ASPIC en poche, ne voyant pas l'intérêt de poursuivre ses études plus loin. Et personne ne l'obligera à rester trois ans supplémentaires dans un système qu'elle juge comme inutilement encombrant, parce que c'était très bien comme c'était avant aussi. Bref, elle veut découvrir la vie, la vraie, celle où l'aventure et la précarité est un quotidien et où on voit le monde sous un angle différent que celui des autres. C'est une ambition - particulière certes - qu'elle entretient depuis ses treize ans, et elle sait que c'est ce qu'elle doit faire. C'est un peu son obsession et son seul objectif dans la vie.



Le monde et moi


Quel est votre avis sur les moldus ? Ils sont sympas, et ont des coutumes rigolotes. Je suis assez curieuse à leur sujet, et adore quand on me raconte des histoires sur eux, et certaines aventures pouvant y être liés. Surtout quand c'est Matthew qui le fait. Y'a toujours des histoires de mafia et de temples, c'est cool.

Quel est votre avis sur les sorciers ? Bah... C'est des gens quoi.

Que est votre avis sur les cracmols ? Vous connaissez l'expression "Pas d'bras, pas d'chocolat" ? Bah... Voilà. C'est triste pour eux, mais c'est pas mon problème.

Qui des moldus ou des sorciers sont les plus évolués ? Chacun a ses avantages.

Que pensez-vous de ces sorciers prônant la supériorité des sang-pur ? Stupidity at its finest.

Que pensez-vous de la poignée de familles aisées dans le monde qui se pense au-dessus des lois ? Je pense que ces familles n'ont pas compris grand chose à la vie, et qu'un jour leur attitude leur jouera des tours.

Pensez-vous que les elfes de maisons méritent un meilleur traitement de la part des sorciers ? Je ne vois pas de raison de mal les traiter, donc même si la question m'intéresse peu, je pense qu'il vaudrait mieux les traiter bien. Surtout que, sincèrement, ils sont bien plus puissant que nous.

Que vous inspirent ceux qui pensent que l'être humain se doit de suivre un modèle bien précis ? La conformité est le premier pas vers l'inhumanité.

Si vous deviez choisir entre Maureen Filztter-Murray et Rafael Grey vers qui se porterait votre choix ? Je m'en contre-fiche.

Est-ce une bonne chose que les moldus apprennent l'existence des sorciers ? Non, ça serait trop dangereux. Ils ne sont pas près à faire face à la magie et aux créatures qui occupent un monde qu'ils feraient mieux de continuer d'ignorer. Et dans la mesure où je dois cohabiter avec des dragons, je pense que je suis plus apte à voir les problèmes qu'une telle révélation va causer.

Croyez-vous que le premier ministre moldu sait ce qu'il fait ou bien qu'il ne s'agit que d'un moyen de défense face à la crainte ? S'il savait ce qu'il faisait, il n'aurait rien fait du tout.

Quel est votre avis sur les s.e.c.t.e., ne serait-ce pas un moyen pour Poudlard et donc sa directrice d'élargir son pouvoir au monde entier ? La directrice ne prépare-t-elle pas une armée ? Euh... ? What ?

La directrice de Poudlard, une des puissances de notre époque, est née de parents moldus. Grande sorcière au mérite immense ou usurpatrice ? Qui se soucie de ses origines ? Tant qu'elle fait bien son boulot...

Que pensez-vous des nés moldus ? ... Really ?

Avez-vous des croyances ? (religion ? sciences occultes ? ou autre ? ) Je crois que les dragons existent pour une bonne raison, ça compte ?

La Gazette du Sorcier, info ou intox ? Je ne sais pas, je n'aime pas me baser sur une seule source d'information.

D'après vous, que va-t-il arriver dans un futur proche ?  J'ai l'air d'être une voyante ?



Je suis moldu et je me soigne.

Emilia Clarke ϟ Sylence ϟ 20 ans

Personnage inventé, poste vacant ou scénario ? Inventé
Multicomptes ou fraîchement arrivé ? Fraîchement arrivée o/
Activité prévue sur le forum (7/7) : J'sais pas, 5/7 je dirais.
Comment êtes-vous arrivé sur MM ? On m'en a parlé.
Un petit commentaire pour la fin ? Non.
Au fait, le code du règlement, tu peux nous le dire ? validé.



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Plume à papotte

Approffondissement du caractère et du physique
Mise en situation

« It is pronounced Evelyn, asshole ! »
Ca se prononce Evelyn, connard !
Ah, mais qu'ouïs-je ? Ne serait-ce pas là la douce voix de notre chère Èibhlin qui se fait entendre ? Il semblerait bien que si.
La jeune femme, le visage marqué par une colère tout aussi audible que visible, attrape le pauvre bougre qui a osé mal prononcer son nom par le col de sa chemise et va pour commencer à le soulever de son siège, derrière le comptoir, ce qui est loin d'être une mince affaire pour elle. Elle sent dans son dos le regard de son frère qui part au ciel, alors qu'il se dit qu'il devrait peut-être l'arrêter avant qu'elle ne leur attire des problèmes. C'est qu'elle avait le sang chaud la petite, mais que ce n'était pas une raison pour se laisser exploser à tout moment. Si les parents voyaient ça... Oh, leur père dirait sans doute que c'était bien sa fille, et leur mère pincerait l'arrête de son nez d'un air désespéré, fermant les yeux le temps de rassembler son courage pour éviter le massacre qui s'annonçait.
En attendant, seuls Alexandre et Ceana étaient présents à l'entrée de la soirée où les nouveaux arrivants donnaient leur nom afin de s'assurer qu'ils étaient bien invités. La fratrie avait fait l'erreur de se présenter sous le seul nom des MacFusty, et le jeune homme avait fait l'erreur de tenter de confirmer les prénoms. Ce qui avait résulté en une situation des plus désagréables pour lui. Mais finalement, si Ceana semble se délecter de la situation, Alexandre se dit qu'il serait peut-être temps pour lui d'agir, afin d'éviter que sa petite sœur ne fasse subir mille souffrances à ce pauvre inconnu qui avait eu le malheur de « l'insulter ».
Personne ne prononçait mal son prénom. Personne.
Ceci dit, l’homme (car contrairement aux deux jeunes femmes, il était déjà adulte depuis assez longtemps pour que le qualificatif de “jeune homme” ne lui convienne plus) vint poser sa main sur l’épaule d’Eibhlin, ce qui eut pour effet de la calmer quasiment instantanément. Ou du moins d’éviter au pauvre employé de finir réduit à l’état de boudin dans un coin caché de la demeure où se tenait la réception.
D’un « Humph » des plus mature, l’adolescente se détourna de sa pauvre victime, croisant les bras sur sa poitrine en ronchonnant dans sa barbe que c’était sa faute, qu’il n’avait qu’à pas être un sale sassenach incapable d’aligner trois syllabes pourtant évidentes à prononcer pour quiconque sait connecter deux neurones.
La crise passée, les vérifications d’identité terminées sans plus d’ennuis grâce à la diplomatie d’Alexandre, la fratrie peut finalement prendre la marche vers les grandes portes qui s’ouvrent sur leur passage, dévoilant la salle de réception à leurs yeux. C’est le genre de pièce immense, luxueuse, où la jeune femme se sent assez peu à l’aise, plus habituée aux châteaux de pierre froide et à l’allure quelque peu rustique, qu’elle aimerait quitter à peine les portes passées. Elle n’aimait pas les mondanités, et aurait en cet instant échangé sa place contre à peu près n’importe quoi. Quoique non, il valait mieux ne pas dire ça, sinon elle allait encore se retrouver dans une situation désagréable. La dernière fois, hé bien... Non, elle préférait ne pas y repenser. Donc elle n’aurait peut-être pas vendu sa place pour tout et n’importe quoi, mais elle n’en était pas loin.
« I still don't understand why the parents send us here... I can understand 'bout ye. » Je ne comprends toujours pas pourquoi les parents nous on envoyé... Toi à la limite, je comprends. Elle prononça ces mots en envoyant un long regard à son aîné, avant de le couler vers sa soeur jumelle. « But us... »
Mais nous...
Elle lui lance un sourire, en entendant sa réplique, un de ceux bien connu des membres du clan qui savent très bien que lorsqu’il apparaît, il vaut mieux s’éloigner un peu. C’est celui plein de malice, qui fait pétiller leur regard, et tu sais, tout au fond de tes entrailles, qu’à cet instant précis une connerie va être lâchée. Mais la connerie ne vint jamais, au grand regret de la cadette.
En revanche, elle a le plaisir d’entendre la douce mélodie d’une voix féminine appeler son frère, et son sourire ne peut que s’agrandir en apercevant la lueur de désespoir au fond de son regard. La pauvre, à peine arrivé, déjà il se faisait accoster. Les joies d’être l’héritier du dernier grand clan sorcier d’Ecosse. Au moins, pour ça, les jumelles avaient de la chance. Elles avaient moins d’obligations, plus de libertés. Bien qu’elles devaient toujours se comporter de manière appropriées en public. Ce qui bien évidemment avait de quoi faire grogner l’adolescente qui ne se gênait pas pour faire connaître son mécontentement. Elle n’avait jamais été du genre à passer par quatre chemins pour faire comprendre les choses aux gens, et se montrait généralement d’une franchise à toute épreuve, au point qu’elle puisse parfois en être cruelle. Mais en attendant, elle est occupée à parier, avec Ceana.
C’était l’un de leur grand jeu : à chaque fois que la fratrie était de sortie, c’était inévitable qu’Alexandre se fasse aborder, et ainsi les deux petits démons qu’elles pouvaient être essayaient de déterminer de façon plus ou moins réaliste combien de temps il tiendrait avant de s’enfuir. Ou combien de temps elle tiendrait avant de laisser tomber. Malheureusement, ces bêtes là étaient d’une pugnacité des plus étonnantes, surtout lorsque, comme c’était le cas ce soir, elles étaient en compétition.

Èibh tente de cacher son amusement derrière un verre d’une boisson quelconque (maintenant qu’elle avait atteint la majorité, elle n’avait plus à faire attention) et elle suit Ceana plus loin, se plaçant stratégiquement pour pouvoir admirer la scène. Les deux adolescentes attendaient que la voie se libère pour aller monter la tête à la pauvre blonde qui n’en finissait pas d’ennuyer leur très cher frère. C’est que ça serait dommage qu’elle pense qu’elle ne l’intéressait pas à cause du manque d’expression de son frangin, vous voyez le genre ?
Malheureusement, le voilà sauvé par quelqu’un que les deux adolescentes n’ont aucun mal à reconnaître. Matthew Scott, un vieil ami d’Alexandre, qu’elles avaient fini par apprendre à connaître plus ou moins. Car si elles avaient pu entendre de nombreuses histoires à son sujet, il conservait pour lui de nombreux mystères derrière sa nudité apparente. Pour sa part, Èibhlin l’adorait. Car en plus de faire preuve d’un humour des plus appréciables, c’était un grand voyageur, et il était rare de le voir au pays. Evidemment, c’était un anglais, mais ça, elle pouvait bien lui pardonner, car entendre ses récits de voyage, ça n’avait pas de prix. D’ailleurs, la jeune femme ne cachait pas son ambition de partir un jour également parcourir le monde, découvrir ses merveilles et ses trésors, telle une Lara Croft sorcière des temps modernes (bien que très sincèrement, il était peu probable qu’elle saisisse cette comparaison, mais ce n’est pas grave, elle n’est pas là pour elle). De fait, elle attend quelques instants, ceux nécessaires à la mise au point avec Ceana de leur plan diabolique vu plus haut, et ceci fait, abandonne son verre sur une table disposée le long de la salle afin de se diriger vers le compagnon d’Alexandre.
Pour se faire, elle choisit de ne pas s’encombrer de ses chaussures à talon qu’elle retira, le temps de courir avec une discrétion des plus discutables jusque lui, étant donné le lieu et les circonstances, pour lui sauter dessus telle l’adolescente moyenne. Evidemment, elle manqua de le faire tomber, mais ce n’était pas grave, surtout que dans tous les cas, ça n’empêcherait pas les séniors présents de s’offusquer d’un tel comportement.
Voyons, ce n’était pas digne d’une jeune fille de bonne famille.
Comme si elle allait s’en préoccuper tiens. Les apparences, très sincèrement, elle s’en fiche un peu. D’ailleurs, on lui avait souvent fait remarquer qu’en tant que fille aînée, elle se devait de montrer l’exemple pour sa soeur. Qui n’avait même pas une heure de moins qu’elle, oui oui. La mauvaise foi familiale avait encore frappé.

Ceci dit, dans ses yeux bleus brillait une lueur d’admiration quand elle écoutait les nouveaux récits rapportés par Matthew, qui avait, une fois de plus, échappé à son amie la mafia chinoise dans des aventures des plus rocambolesques. De temps en temps, elle lançait un regard à sa soeur, pour l’observer magouiller auprès des prétendantes de leur aîné. Elle ne pouvait voir que ses cheveux noirs, pareils aux siens, mais elle devinait sans mal ses expressions, le discours qu’elle tenait, rien qu’en voyant son attitude, et ça ne pouvait que l’amuser. Elle savait que les gens se méfiaient peu d’elle, en général, du fait que son tempérament soit plus calme et posé. Et son visage d’ange aidant... Pour sa part, elle ne maintenait que très peu l’illusion d’être un ange, de par son caractère plus emporté, et ça lui allait très bien. Elle aimait ce contraste entre sa personnalité et ce qu’elle laissait voir au premier abord aux gens, s’en amusait, même si avant, ça l’ennuyait plus qu’autre chose, et qu’elle ne comptait plus le nombre d’imprudent se disant qu’avec un minois aussi joli, on ne pouvait qu’être une charmante jeune femme.
Grave erreur. A peu près aussi grave que de se tromper dans son prénom. L’expression affirmant que les apparences étaient trompeuses n’avait jamais été aussi vrai qu’avec elle et son sale caractère.

Comme pour son frère, la présence de Matthew avait éclairé une partie de sa soirée, et elle était au final plutôt contente d’être venue, donnant tout pour rester et écouter de nouvelles histoires de l’homme. Mais il fallait bien rentrer, à un moment, et c’est ce que fit la fratrie.
L’autre avantage d’être désormais majeure, c’était qu’elle pouvait transplaner d’elle-même, finissant par disparaître en transplanant juste avant son frère (parce que monsieur remettait en doute sa parole quant à sa venue juste après lui, et ma foi, il n’avait pas tort).
Pop.

Après un « ’Night. » 'Ne nuit prononcé rapidement en réponse à celui de son frère et de sa mère, non sans leur offrir une étreinte rapide, Èibhlin monta les étages pour rejoindre sa chambre. A cette heure tardive, elle espérait que sa chambre n’aurait pas eu l’idée de se carapater plus loin, et qu’elle n’aurait pas à lui courir après. Autant, dans sa jeunesse (pas qu’elle soit vieille), ça n’aurait pas posé de problème, elle serait simplement allée rejoindre sa soeur pour dormir avec elle, autant désormais, c’était plus compliqué. Car bien que leur relation reste particulièrement fusionnelle, l’une comme l’autre appréciaient d’avoir leur intimité, et il devenait de plus en plus rare de les trouver ensemble au matin depuis qu’elles avaient atteint l’adolescence. Soupirant de soulagement en voyant sa porte toujours présente, elle prit brièvement sa soeur dans ses bras en guise de bonne nuit avant de gagner sa chambre.
Le pas de celle-ci à peine franchit, elle quitta sa robe de soirée avec un soulagement non dissimulé, jetant ses chaussures déjà ôtées dans un coin de la pièce. Défaite ainsi du morceau de tissu, elle traversa la pièce sans rien sur elle, dans une absence totale de pudeur (en même temps, il n’y avait personne) pour rejoindre son armoire. Elle glissa une main sur son épaule gauche, et vint tâter avec précaution de la pulpe de ses doigts, comme elle le pouvait, l’encre qui avait été apposée récemment sur son omoplate. Et si pendant toute la durée de la soirée elle n’avait rien dit, elle avait pu sentir une légère douleur pulser de son derme aux teintes claires touché par l’apposition de la marque du clan. D’ailleurs, en observant bien, on pouvait même noter une certaine rougeur là où sa peau avait été travaillée, le haut de son bras gauche, et de son dos, ainsi qu’une grande partie de celui-ci, descendant jusqu’à sa moitié en formant à demi-cercle sur son côté gauche. Un circuit moins invasif que celui de sa soeur, mais la nature différente de leur tatouage y était pour beaucoup. Peut-être agrandirait-elle la zone de confort de l’animal parcourant son corps dans le futur, mais pour l’instant, c’était suffisant. Encore plus dans la mesure où avoir été marqué était une chance qu’elle avait eu, ayant lourdement insisté pour pouvoir l’obtenir.
Les entrelacs noirs sur son omoplate forment un cercle plein, et lorsque les doigts l’effleurent, un oeil s’ouvre, d’un bleu qui n’était pas sans rappeler celui des yeux de la famille, travaillé finement dans des nuances qu’un tatouage moldu ne pourrait avoir. Le dragon se lève, se détache, laissant derrière lui un quart de lune noir travaillé de la même façon que l’animal. Il grimpe à son sommet, et dans un bond détend ses ailes pour venir se percher sur l’épaule gauche, et cracher quelques flammes en voyant qu’on l’a réveillé pour rien. C’est que la bestiole est caractérielle.
Sa propriétaire grogne un peu en sentant le mouvement. On lui a dit qu’avec le temps, elle ne le sentirait pratiquement plus, ou plutôt, que ça ne serait plus douloureux. Et elle n’en doutait pas un seul instant. Mais tout avait un prix, pas vrai ?
En tout cas, elle lâcha un grognement, puis après une courte hésitation, attrapa rapidement un long t-shirt un peu déformé qu’elle enfila. Elle alla récupérer sa baguette dans le sac ridicule qu’elle avait gardé sur elle toute la soirée, et alla se vautrer dans le doux confort de son lit.
Elle enleva ce qui retenait ses cheveux de tomber librement sur ses épaules, posa tout ce qu’elle tenait sur sa table de chevet, et, jetant un dernier coup d’oeil par sa fenêtre pour voir au loin des flammes éclairer les cieux des îles, elle ferma les yeux et se laissa glisser dans un sommeil réparateur.

Epouvantard
Le pourquoi du comment

Eibh est le genre de fille qui n’a pas peur de grand chose dans la vie. Alors, quand en troisième année, elle s’est mise à fanfaronner que l’épouvantard ne trouverait pas sa plus grande peur qui était inexistante... Bref, je vous laisse imaginer la tête de tout le monde en voyant la forme de l’épouvantard. Il s’agissait d’un mâle au mieux de sa forme, nu comme un ver, et exposant sa virilité turgescente devant toute la classe de gosses de treize ans. Et entre les petites prudes complétement sous le choc, les garçons qui se marraient comme des cons, et la pauvre jeune fille qui rougissait comme une pivoine sans rien pouvoir faire, les professeurs ont décidé de convoquer les parents d’Èibhlin afin de savoir de quoi il retournait, craignant qu’elle ait subit un abus. Mais non, car il y avait une explication tout à fait logique à ça.
Comme tout château hanté qui se respecte, la demeure des MacFusty abritait de nombreux fantômes à la mort plus ou moins atroce. Et d’autres à la mort un peu plus joyeuse, mais non moins ridicule. C’était le cas notamment du Grand-Oncle Horas, qui ne s’appelait pas “grand” seulement parce qu’il était très vieux. Vaillant guerrier de la lignée de sorcier, il était mort au cours d’une folle nuit d’aventure avec une femme. Et il était resté ainsi bloqué toute sa vie. Ne parvenant pas à le chasser, la famille était tout de même parvenue à le confiner dans une salle inoccupée et lointaine du château, jusqu’à ce qu’une petite fouine ne vienne fouiller par là. Alors encore particulièrement jeune, la pauvre enfant avait été traumatisée par cette vision particulièrement effrayante de ce qui l’attendait si un jour elle devait finir avec un homme (ce qui était toutefois loin de la vérité étant donné l’héritage MacFusty à ce niveau là), et elle avait ainsi fini par en éprouver une peur bleue.
Et c’était ainsi que le mythe de l’adolescente intrépide avait pris fin, dans le plus sombre des ridicules. Fort heureusement, les enseignants trouvèrent le moyen de faire en sorte que seule la classe présente ce jour là soit au courant de ce fait, et sa honte avait ainsi pu être étouffé par le nombre restreint de personnes au courant.

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