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 Job Interview | Septembre 2033

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Alexandre M. MacFusty
La passion de Poudlard. Professeurs & personnel.
Alexandre M. MacFusty
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MessageSujet: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyLun 16 Sep - 10:13


Job Interview
« Do not disturb »

Wednesday, September 21st

Le calme règne sur l’appartement de fonctions du professeur de Soins aux Créatures Magiques. La matinée est déjà bien avancée, mais ce dernier ne semble pas pressé par le temps. Le mercredi est son jour de congé, ou du moins celui où il ne dispense aucun cours. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne travaille pas : cours à préparer, bêtes à s’occuper… Enfant de cinq ans à surveiller. Ce dernier fait péniblement ses exercices d’écritures, tentant tant bien que mal de former de belles lettres avec sa jolie plume toute neuve, le tout sans faire de pâtés. Il trempe régulièrement l’embout dans l’encre noire, et, la langue tirée, s’efforce de faire un M absolument parfait pour commencer sa ligne.
Alexandre lève son nez de son ouvrage sur les similitudes entre politiques moldues et sorcières de temps en temps pour veiller au grain. Cette fois, il aperçoit un petit garçon aux mains couvertes d’encre, au nez tout noir et avec une grande trace sombre sur la joue. Lùcas a encore un peu de mal dans l’art d’écrire à la plume. Amusé par le spectacle, il laisse un sourire fleurir sur ses lèvres, et retourne se plonger dans les théories faites par des spécialistes du monde moldu dès que l’enfant sent le regard attentif de l’adulte sur lui.
« I’m done Dad !1 »
L’homme se redresse quand, de longues minutes plus tard, sa progéniture déclare avoir terminé son travail. Il marque précautionneusement sa page avant de se pencher sur le parchemin du petit garçon, fronce les sourcils.
« It’s no good worrrk, Wee Lad. » fait-il en attrapant le parchemin entre ses doigts. « Wha’ have I told ye ‘bout blotting paper?2 »
C’est que c’est un vrai travail de cochon qu’on lui rend là. Le gamin prend sa mine boudeuse, mais cela n’émeut pas l’adulte qui déjà prend un autre morceau de parchemin et l’étale devant son fils. D’un coup de baguette, il trace de belles lignes pour permettre à l’enfant de mieux se repérer et ainsi de réussir à former ses lettres de la meilleure façon. Puis, après s’être emparé d’une de ses propres plumes, il s’attelle à dessiner des lettres rondes avec application, d’une écriture parfaite et lisible, très éloignée de celle, plus serrée et plus anguleuse, qui caractérise habituellement sa plume ; il faut dire que, lorsqu’il ne prend pas son temps, son écriture est plus illisible qu’autre chose… Alors qu’il est parfaitement capable d’écrire de façon à ce que le lecteur apprécie la beauté graphique de ses lettres.
Mais autant vous dire que ça n’arrive pas souvent.
Il passe par toutes les lettres de l’alphabet, en modèle, et le petit garçon n’a plus qu’à recommencer, après quelques conseils répétés par son père sur l’utilisation du papier buvard. Des conseils qui entreront par une oreille et ressortiront par l’autre. Malheureusement, il ne sera pas là pour le voir, comme le lui fait remarquer quelques petits coups timides à la porte. Il s’approche et l’ouvre, avisant la petite créature à ses pieds.
« Already? » s’étonne-t-il en voyant l’elfe de maison. « Come in, he’s just over therrre.3 »
L’elfe entre dans l’appartement et s’approche de l’enfant qui le salue joyeusement. Habitué à voir son père vaquer à diverses occupations au sein de l’établissement, il sait qu’il sera surveillé, tour à tour, par des elfes, par ses tantes, ou par d’autres personnes de confiance quand l’homme doit faire affaire sans lui. Et ce matin c’est le cas : Papa a dit avoir rendez-vous avec une élève de S.E.C.T.E., qui serait intéressée par l’idée d’être son assistante dans les cours de soins.
« I have tae go, Wee Lad. » fait alors Alexandre en passant une main affectueuse sur le crâne de son gamin. « Be kind wi’ her, alright? » ajoute-t-il en désignant l’elfe d’une signe de tête. « I’ll be back for lunch.4 »
Il ne prend pas le temps de donner des instructions à l’elfette habituée à ce travail et s’échappe déjà dans les couloirs de l’établissement, baguette coincée contre son kilt au tartan rouge et noir, retenue par la même lanière de cuir de dragon que celle qui maintient son sporran. Indifférent aux éternelles remarques qui ponctuent son passage dans les couloirs - sa façon de s’habiller, traditionnelle quand il ne porte pas son blouson de cuir sur les épaules, attire les questions les plus indécentes - il remet simplement en place le col de sa chemise claire et s’empresse de rejoindre la salle de classe qui lui sert de bureau.
Car sa salle est pratiquement restée inutilisée depuis qu’il enseigne, préférant largement les joies du plein-air, n’en déplaise à ses élèves les jours de pluie.

Arrivé deux étages plus bas, Alexandre décoince sa baguette et, d’un simple mouvement, lève tous les enchantements qui maintiennent la porte fermée ; cette dernière s’ouvre toute seule quand il arrive, et il ne consent à poser le bois de cèdre qu’après avoir traversé les rangées de pupitres immaculés.
Quelqu’un a fait le ménage. Les elfes sans doute. Ses dossiers ont été triés, aussi. L’homme grimace en constant que son bordel organisé n’est plus, refusant par là de remercier les petits êtres de lui permettre d’accueillir ses élèves dans un cadre un minimum ordonné. Les yeux bleus se posent sur les tableaux de créatures affichés au mur, avec un mélange de fascination et de désespoir ; si ça ne tenait qu’à lui, il n’y aurait rien de tout cela. Ces représentations ne sont qu’inutilité à l’état pur. Il aurait préféré des schémas, des affiches explicatives, des travaux d’élèves.
Mais maintenant, il manque de place pour tout cela.
Il hausse les épaules à cette pensée, contourne son bureau au moment-même où une main vient frapper à la porte restée grande ouverte. Il pivote alors sur ses pieds, sonde la jeune fille du regard - … elle n’est pas un peu vieille, même pour une étudiante? - et finit de contourner son bureau.
« Aye, ‘mornin’. Please come in, Miss... » Il jette un coup d’oeil au parchemin sur lequel il avait noté le rendez-vous ; les elfes, créatures ingénieuses, l’avaient mis bien en vue. « ... Adams-Keane.5 » Elle a beau être une des étudiantes en soins, et ainsi compter parmi ses élèves, il n’a pas encore retenu son nom. Vil qu’il est.
Il s’empare de sa baguette et un fauteuil apparaît alors en face du bureau alors que lui-même s’installe dans le sien. « Have a seat.6 » propose-t-il, ou plutôt ordonne-t-il. La porte, derrière la jeune fille, grince sur ses gonds, et se ferme d’elle-même au moment même où l’enseignant repose sa baguette de cèdre. Ses doigts préfèrent s’emparer d’une longue plume d’oie et dévisser le couvercle d’un pot d’encre, pour qu’il puisse prendre des notes sur le profil de la jeune fille en même temps qu’ils parlent.
Pour pouvoir prendre au mieux sa décision, comprenez.
« Alrrright then, Miss… Let’s get started wi’ this. » amorce-t-il, sans aucun détour. « I ken ye’rrre a student in the Care of Magical Creature courses, but why volonteerin’ tae be my assistant?7 »
Droit au but, Alexandre a pour le moment décidé de ranger sa subtilité au placard. Après tout, ce n’est pas à lui de faire ses preuves, mais bien à mademoiselle.
À voir si elle parvenait à le convaincre.
_____________________
1 Papa, j’ai fini !
2 Ce n’est pas du bon travail, bonhomme. Qu’est-ce que je t’ai dit au sujet du papier buvard?
3 Déjà? Entrez, il est juste ici.
4 Je dois y aller, bonhomme. Sois sage avec elle, d’accord? Je serai de retour pour midi.
5 Oui, bonjour. Entrez, je vous en prie, Mademoiselle Adams-Keane.
6 Prenez place.
7 Bien, Mademoiselle… Commençons donc. Je sais que vous êtes une étudiante dans le cursus de Soins aux Créatures Magiques, mais pourquoi se porter volontaire pour m’assister?







“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
Diana Gabaldon, Outlander.
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Eryn Adams - Keane
S.E.C.T.E. Amérique & Salem.
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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyLun 16 Sep - 16:45



Je frottais énergiquement avec ma petite brosse sous mes ongles. Misty s’était posé sur le rebord du lavabo, scrutant ses petits pieds se balancer dans le vide. J’étais un peu nerveuse. Aujourd’hui, je passais cet entretien pour devenir l’Assistante du Professeur de Soins aux Créatures Magiques. Pour ma part, ce genre d’exercice n’avait rien d’agréable. J’allais devoir répondre à des questions sur ma passion, mes envies, etc … J’avais très envie d’être prise sur ce poste. De pouvoir m’abreuver à nouveau de l’expérience d’un professeur, qui j’espérais était aussi intéressant que le professeur Hamilton. Je regardais mes ongles. Encore de la terre. J’en soupire. Avant mon entretien, j’étais parti visiter la lisière de la forêt interdite, lorsque j’ai entendu des plaintes. Le bruit semblait provenir d’un trou sous la souche d’un arbre. Au début, le fait de plonger mes mains dans le terrier ne m’a pas forcément donné envie. Si vous aviez entendu ses plaintes, vous auriez compris pourquoi j’ai pris mon courage à deux mains et plongées celles-ci dans la noirceur du trou. Pas de serpent ou de bestioles dangereuses, juste un lapin au pelage marron clair. Le terrier s’était effondré sur lui, le bloquant. Je l’aie lâché et il disparu aussi sec. J’étais satisfaite d’avoir sauvé ce petit animal d’un éventuelle étouffement ou pire d’une malnutrition de plusieurs jours. Mais mon sauvetage me laissa les mains sales et de la terre s’était incrustée sous mes ongles. Je n’avais pas peur de me salir les mains mais pour l’entretien que je m’apprêtais à passer, j’estimais qu’il fallait paraître sous son meilleur jour. Alors que je continuais à laver mes ongles, Gemma, une Serdaigle de Huitième année entra dans la salle de bain avec son nécessaire de toilette et une petite serviette. Misty, s’envola pour s’installer sur mon épaule et se cacher derrière mes cheveux. « Alors Eryn, il paraît que tu as un entretien aujourd’hui … » Bon sang, j’étais effaré à la vitesse où les nouvelles circulaient dans l’enceinte de cette école. Je lui répondis un rapide « oui » , déposant la petite brosse sur le rebord de l’évier et rinça mes mains. « Tu vas rencontrer notre charmant et pour le moins silencieux professeur MacFusty. Il ne parle pas beaucoup … » Je tournais ma tête vers Gemma et m’essuya les mains. Au vu de la moue qui s’affichait sur ses lèvres, la Serdaigle avait du faire les yeux doux à son professeur, qui avait dû se solder par un échec. « Tant mieux. Je ne postule pas pour me trouver un mari mais pour bosser. » Elle se mit à rire. Je n’aimais pas son rire et se regard narquois. «Bosser … si tu y arrives … on verra si tu ne tombes pas sous le charme … ». Je n’étais pas une fille frivole qui ne pensait qu’au cul, surtout s’il l’y avait un objectif professionnel derrière. Mon cul, je ne l’utilisais que de temps en temps et seulement qu’en cas de force majeur pour atténuer mes hormones en ébullition. J’avais pu voir en quelques semaines ce qu’était les goûts de Gemma en matière d’homme et ils étaient loin d’être les miens. Je déposais la serviette dans un panier à linge et sorti de la pièce sans un regard pour la Serdaigle. Ce genre de conversation avait quelque chose de malsain. Gemma cherchait un homme riche à épouser, c’était connu de tous. Nous n’étions, et heureusement pour nous « les femmes », pas toutes comme ça.

En sortant de la salle commune des aigles, Misty, mon petit lutin de Cornouaille sorti de sa cachette. Il se mit à voler autour de moi, tout en tirant la langue vers les passants. J’étais trop préoccupé pour lui faire la leçon. Je m’arrêtais un instant dans le couloir, la porte du professeur était grande ouverte. Mon regard se posa sur le dos d’un homme, qui portait un kilt. Ok. Un traditionnaliste. Pourquoi pas ! De mon côté, le traditionnel uniforme de l’école était resté dans mon placard. En fait, je ne supportais pas d’enfiler cette jupe et ce pull. J’avais l’impression d’être une midinette. J’avais plutôt opté pour un pantalon noir, prés du corps, surmonté de mes bottes de la même couleur.  D’un haut de couleur miel à manche longue. Mes cheveux étaient lâchés. Pour le grand bonheur de Misty qui pouvait s’y cacher tranquillement. Coté maquillage, seul un traits de crayon noir waterproof sur mes paupières étaient suffisant. Je travaillais souvent dehors. Me maquiller à outrance, ne changerais rien dans mon métier. Et puis, sincèrement, je savais que j’étais plus jolie au naturelle. Alors que je frappais à la porte, adressant au passage une furtif « bonjour » au professeur, Misty se faufila dans mes cheveux. Je sentais ses toutes petites mains sur mon cou. Ce simple contact, avait toujours su m’apaiser. Le professeur MacFusty s’était retourné dans ma direction. L’homme me proposa de m’assoir dans le fauteuil qu’il venait de faire apparaître. Plus j’avançais, plus je comprenais Gemma. Il était vraiment … intéressant. Non, le mot exact était beau. Tout simplement beau.

La porte se referma derrière moi. J’étais prise au piège. J’allais devoir passer mon entretien ; et alors que j’étais en train de m’installer, la première question fusa.  J’avais croisé mes jambes pour me mettre à l’aise et répondit avec un léger sourire. Pourquoi devenir son assistante ? « Il s’agit pour moi, d’une réelle opportunité … » je trouvais le début de ma réponse plutôt pas mal « de pouvoir réellement me consacrer à ma passion. J’ai déjà travaillé comme soigneuse. Il me manque juste un diplôme universitaire pour me permettre de postuler sur certains postes… » Vous avez beau être expérimenté, sans diplôme il est difficile de travailler pour certains ministères ou réserves naturelles. « Soigner, découvrir de nouvelles espèces est une véritable passion … » On lui redit pour être sûr qu’il a saisit. Les bestioles c’est ma passion. «  Ce que je désire, c’est toujours en apprendre plus. Devenir votre assistante, c’est le moyen le plus sûr d’approfondir certaines notions. De pouvoir acquérir de nouvelles méthodes de travaille, de soins  … et de vous aidez dans votre quotidien d’enseignant. … » Si un poste d’assistant(e) a été ouvert, ce n’était pas pour rien. J’espère qu’il n’allait pas me donner ses corrections ou me demander de repousser toutes ses donzelles en chaleur qui lui courait après. Misty dégagea l’une de mes mèches de mon épaule pour mieux voir mon interlocuteur. Je le regardais prendre des notes. Qu’est ce qu’il pouvait bien écrire ? Peut-être qu’il fait des mots croisés ? Je posais mes mains sur mes genoux. Gemma avait raison, il était troublant. Merlin, fait qu’il soit un triple idiot pour que le charme s’estompe. Rester professionnel, c’était dans mes cordes. Après tout, malgré une tension et un désire palpable, il ne s’était jamais rien passé avec le professeur Hamilton.


***


Dernière édition par Eryn Adams - Keane le Sam 22 Mar - 12:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyLun 16 Sep - 17:43


Job Interview
« Do not disturb »


Les questions les plus ouvertes sont la porte aux réponses les plus vastes. Il aurait pu se montrer plus précis, mais veut pouvoir cerner l’esprit de la jeune femme qui convoite une place qui serait plus avantageuse pour elle que pour lui. En aucun cas ne pense-t-il à s’encombrer d’un assistant pour se décharger de son travail d’enseignant ; on lui impose cette possibilité, finalement, pour permettre à des personnes non qualifiées de se faire une expérience et une idée du travail qu’eux, professeurs, avaient à réaliser.
Peut-être que, dans d’autres matières, l’assistant se retrouvait à exécuter les basses besognes, le travail d’un stagiaire malchanceux. Alexandre n’a toutefois besoin de personne pour lui préparer un café ou trier ses documents. Les cours sont sa tâche, et faire d’une aide un stagiaire en lui montrant la réalité du métier ne serait qu’ajouter à son emploi du temps des heures supplémentaires.
Et son emploi du temps est bien assez chargé comme cela.
Les yeux bleus fermement ancrés dans le regard de l’étudiante américaine, comme s’il tentait de sonder son esprit, il l’écoute lui donner ses motivations avec plus ou moins d’adresse, et ne laisse rien transparaître de l’avis qui peut commencer à se former dans son esprit. Il note quelques mots isolés sur le parchemin du bout de sa plume, dans des lettres vives et anguleuses, met de côté le mot cliché qui est tracé à l’encre, et sera sans doute souligné, voire entouré s’il trouve le discours qu’on lui offre trop téléphoné.
« I amn’t lookin’ for a teachin’ assistant.1 » informe-t-il d’une voix calme et posée. Il se contente de réagir à la dernière remarque, qui lui semble presque déplacée. Sa plume est restée en suspend au dessus du parchemin dès qu’il a arrêté d’écrire, et pointe d’autres termes posés à l’encre noire.
Folded legs - jambes croisées.
Cornish Pixie - lutin de cornouailles.
Des informations qui font sens et lui semblent importantes. Le langage du corps parle souvent plus qu’on ne le pense et trahit souvent les véritables traits des personnes. Quant à la présence du lutin… Elle peut en dire long, elle aussi. Il ne fait toutefois aucune remarque à ce sujet. Il se contente d’observer pour mieux jauger et savoir à qui il a à faire. S’il doit travailler avec elle, sans doute quelques détails seront à revoir. Pour le moment, elle ne le convainc pas. La première impression est, dit-on, toujours la bonne, mais la raison l’emporte sur le dicton.
Elle n’est qu’étudiante et ne postule pas non plus pour un emploi à durée indéterminée. Sa motivation est plus démarche intellectuelle que volonté professionnelle et ça, il ne l’oublie pas. C’est un point pour elle. Avec l’honnêteté dont elle a fait preuve avant toute chose : elle est ici par intérêt personnel, et ne le cache pas.
« And I amn’t lookin’ for a passionate either.2 »
Il parle peu, mais cible les détails qui le chiffonnent avec précision. Il donne des indices, pour permettre à la jeune femme de rectifier le tir une fois que la parole lui sera rendue. Et à en croire l’air réflexif de l’enseignant, ce n’est pas encore le cas.
Et la réflexion poursuit son chemin à une vitesse tout à fait décente, puisque le voici déjà qui se redresse sur son fauteuil, la dardant d’un regard indescriptible. Habitué à travailler dans un clan aux valeurs traditionnelles et séculaires, il n’a rencontré que peu de femmes dans l’univers du soin. Il faut dire qu’avec certaines créatures, on comprenait pourquoi : les carrures massives pouvaient parfois demander la force d’un homme pour être maîtrisées.
Et la sensibilité d’une femme, si elle pouvait se montrer utile en matière de dressage, pouvait très vite devenir un handicap.
A-t-elle la force, physique et mentale, pour un tel travail?
Saurait-elle maîtriser les créatures les plus farouches… et exécuter les tâches les plus pénibles, comme s’occuper d’un troupeau de sombrals qu’elle pourrait ne pas être en mesure de voir?
« Where have ye worrrked? » La voix grave s’élève à nouveau, instigatrice. Il passe à une façon différente d’aborder les choses en rebondissant sur les paroles de la jeune femme, rendant plus hardue la tâche de le convaincre. Car il ne demande pas, contrairement à ce que les mots laissent entendre, des simples informations factuelles. Il cherche bien plus que cela. « And wi’ what kind o’ creatures?3 »
Encore un détail qui a son importance. Travailler avec des abraxans n’était pas du même acabit que de s’occuper de dragons, surveiller un élevage de lutins de cornouailles n’avait rien à voir avec la chasse aux doxies.
Les avant-bras posés sur le bureau, doigts liés, il ne la quitte toujours pas de son regard pénétrant, ne tardant guère à préciser sa question : « Ye surely ken we ha’ a shed o’ Thestral in Hogwarts. They’rrre nae the easiest creatures tae deal wi’, and if ye happen tae worrrk wi’ me, it’ll be yer duty as much as mine tae take of ‘em.4 »
Encore une façon détournée d’aborder la question. Plume en main, il la laissera bien sûr courir au gré des détails qui lui seront fournis, et de ceux qu’il devinera sous les mots prononcés, ou les expressions volées. Des expressions qui lui en apprendront peut-être plus encore que ses paroles, comme le croisement de ses jambes, la présence du lutin, la façon de s’habiller pour l’entretien.
Car tout cela informe sur la personnalité plus qu’on ne le pense. Et derrière les questions sans doute attendues par la jeune adulte apparaîssent des exigeances plus pointues, plus subtiles.
L’Écossais n’attend que d’être convaincu.
Et ce n’est pas gagné.
_____________________
1 Je ne suis pas à la recherche d’un assistant pédagogique.
2 Ni d’un passionné.
3 Où avez-vous travaillé? Et avec quelles créatures?
4 Vous savez sans doute que nous avons un troupeau de sombrals à Poudlard. Ce ne sont pas les créatures les plus faciles à approcher et, si vous en venez à travailler avec moi, il sera de votre rôle autant que du mien de vous en occuper.







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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyMar 17 Sep - 17:17




Au moins, c’était clair. Il ne voulait pas d’une assistante qui ferrait son travail d’enseignant. De ce point vu, ont est d’accord. Par contre, j’avais trop insisté sur le fait que les créatures magiques étaient une passion. Si je n’avais pas une once de passion pour ses êtres vivants, je me donnerais pas autant de mal. Je me donnerais pas autant de mal à essayer de le convaincre que ce travail me tenait à cœur. J’aurais voulu me mordre la lèvre, juste par contrariété. Les entretiens se n’étaient décidément pas mon truc. J’étais angoissé et le fait d’être enfermé plutôt qu’en plein air me donnait une impression d’étouffement. J’essayais de me convaincre que ce poste n’était pas une fin en soi. Après tout, c’était vrai. S’il ne me prenait pas, quelles seraient les conséquences ? Je continuerais les cours, me morfondant pendant quelques jours sur mon incapacité à parler pendant un entretien. A ne pas savoir me vendre comme il se doit. Il n’y aura pas mort d’homme, juste mon égo qui en prendrait un coup. Je devais rester spontané et arrêter de stresser. N’empêche, je n’aime pas les entretiens. Je commençais à relâcher un peu la pression. Il désirait connaître mon parcours. Par où commencer ? Mon parcours était atypique et je ne voulais pas paraître présomptueuse avec mes voyages et mes différentes expériences. Autant lui raconter certaines, sans trop en dire.
« J’ai travaillé au Mexique dans un élevage d’hippogriffes en tant que soigneuse. Ce fut mon premier travail. Une expérience des plus enrichissantes … » J’en souriant, en repensant à ma mésaventure avec un contrebandier vampire. « … j’avais dix-huit ans et j’ai fais quelques erreurs comme laisser Misty m’accompagner. Comme vous savez, les hippogriffes n’apprécient pas beaucoup l’impolitesse… » Pas besoin de faire un dessin. Les lutins de Cornouailles sont des petites pestes, farceur et malpoli. Un hippogriffe n’a pas beaucoup aimé les manières de Misty et je me suis retrouvé avec un bras cassé et un coup griffe sur la cuisse. « Du coup, Misty … » dis-je en regardant mon lutin de biais. « … reste à distance lorsque je travaille. ». Celui-ci haussa les épaules d’un air espiègle. Les lutins de Cornouailles n’étaient pas forcément appréciés par les sorciers. Misty était un petit être farceur mais lorsque je lui ordonnais de se tenir tranquille, il obéissait. « Pour financer mes différents voyages comme celui en Afrique, j’ai du faire plusieurs petits boulots comme vendeuse dans une animalerie ou serveuse … » Je n’étais pas forcément à l’aise de parler de moi, j’enchainais assez vite. Et puis ce n’est pas ce qui intéressait le professeur MacFusty « J’ai travaillé dans une réserve naturelle. J’ai pu observer et soigné des animaux non magiques : des éléphants, une lionne, … sous la direction d’un sorcier qui avait fait ses études chez les moldus comme vétérinaire. Il pense, et je suis de cet avis, qu’il faut pouvoir se débrouiller sans la magie. Il aimait bien me mettre en situation, sans baguette avec des ustensiles et des pratiques de soins moldus. Ses mises en situation valaient aussi pour les créatures magiques ; j’ai eu l’occasion de soigner des Runespoors qui s’étaient fait capturés par des braconniers, …»

Je dégageais une mèche de mes cheveux qui me chatouillait la joue. Etant donné que je n’avais pas d’attache et qu’à nouveau j’avais la bougeotte, j’étais reparti sur la route. Je repris avec entrain. J’en oubliais même le regard pénétrant du professeur qui me fessait face. J’éludais mon passage au Japon et en Egypte. « Avant de rencontrer le professeur Hamilton, qui travail au département de régularisation des créatures magiques. J’ai travaillé dans un élevage de Abraxan. Le professeur Hamilton m’a convaincu de reprendre mes études en me promettant que je ne resterais pas derrière un bureau, à être sa simple assistante. Il est soigneur et travail dans le bureau des découvertes de nouvelles espèces. J’ai pu l’accompagné dans ses déplacements et l’assister lorsqu’il était appelé pour des soins – ce qui arrivait rarement - sur des créatures moins conciliantes comme les Trolls, les dragons, … . J’ai souvent été très impressionnée par ses créatures et le professeur me mettait aussi en situation … » Je savais qu’il s’agissait de voir si je tenais le coup. Si j’étais capable en tant que femme de pouvoir m’occuper de ce genre de créature. « J’ai du soigné un Troll un jour, qui ma balancée à travers une vitre … » J’en ris encore. Le professeur avait voulu me venir en aide mais je les menacés de le stupéfixer, s’il osait bouger le moindre petit doigt. « … Je n’ai su le maîtriser qu’à ma troisième tentative » J’ai toujours été quelqu’un de très déterminé et l’adrénaline avait fait le reste. Et je ne supportais pas de voir une créature, même s’il s’agissait d’un Troll des montagnes se tordre de douleur après avoir reçu une flèche d’un centaure dans le cou. Le recoudre fus plus facile lorsque celui-ci s’était enfin endormi. « Ma seconde mise en situation fus tout aussi mémorable … avec un dragon. Le professeur Hamilton, avait été désigné pour le soigner et il s’était dit que ce serait une bonne expérience pour moi de m’y coller. Je savais quel soin je devais prodiguer au dragon. Des sorciers l’avaient capturé pour en faire un animal de compagnie. Ils lui avaient mit une chaîne ensorcelée avec des sortes de pointes dirigé vers le cou. A chaque fois qu’il essayait de s’envoler, la chaine se contractait et les pointes s’enfonçaient dans sa chair. Lorsqu’on lui a enlevé, il restait des entailles assez profondes. Tout ça pour dire que j’ai réussis à le soigné après plusieurs tentatives … » Etant donné que je n’avais pas beaucoup d’expérience avec les dragons, j’étais ressorti de cette histoire avec une partie de mes cheveux brûlés, ainsi qu’une main et ma cuisse gauche (je la caressais encore par moment ma cuisse. Sentant la chaleur de la brûlure revenir sur ma peau) et une côte cassé. « … douloureuse. J’avoue que je ne suis pas très expérimenté avec les dragons… » Je parlais sans détour. Je n’avais pas la science infuse. J’étais quelqu’un de très curieux, et lorsqu’on me donne une tache à effectue j’estimais que je devais tout faire pour la finir. « J’ai bien compris que me faire soigner un troll ou un dragon était un test. Peu de femmes sont prêtes à prendre des risques à soigner ce type de créatures. Et je sais très bien que je vais devoir faire mes preuves. Si bien évidemment, vous décidiez de me garder comme assistante … » Je m’étais redressé, n’hésitant pas à plonger mes yeux tout aussi clairs dans les siens.

« Concernant les Sombrals … J’ai pu les observer lorsque les calèches sont venus nous prendre sur le quais de la gare … » Ses créatures étaient toujours aussi étranges. « Bien que, j’arrive à les voir, je n’ai jamais eu l’occasion de m’occuper d’eux. ». A l’école de Salem, il y avait un troupeau de Sombral mais à l’époque je ne pouvais pas les apercevoir. Étudier un animal que l’on ne peut voir, c’était déroutant. C’est après la mort de ma mère, que ma vision s’est éclaircie. Misty s’envola pour se poser sur l’étagère et regarder les titres des livres. Je le regardais du coin de l’œil pour être sur qu’il ne fasse pas de bêtise. D’un coup, je me suis dit que le professeur préférait certainement avoir une ou un élève plus jeune. J’étais expérimenté mais je ne savais pas maîtriser correctement un dragon sans me mettre en danger, ni un Troll. Je n’avais jamais eu l’occasion de m’occuper d’un troupeau de Sombral. Je m’étais exprimé avec sincérité. Je pouvais faire mieux en donnant plus de détail sur mes soins mais on n’y passera la journée. Le souci, c'est que j’avais des cours qui m’attendaient. J’étais prête à faire beaucoup de sacrifice pour ce poste mais je ne pouvais décemment pas oublier mes autres disciplines.


***
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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyMar 24 Sep - 18:10


Job Interview
« Do not disturb »

Silencieux, Alexandre ne prend que quelques notes disparates, une fois encore, sur le discours de la jeune femme. Un mot se perd par-ci, un autre par-là, sur la feuille, très peu nombreux compte tenu de la masse d’informations donnée par la jeune femme. Il faut dire que dans son discours, que beaucoup trouveraient tout à fait adapté à la situation, il relève plus de sources de contrariété que de quoi l’impressionner. Commençons par le lutin de Cornouailles, par exemple. Une créature farouche et malicieuse, il en sait quelque chose. Le genre à vouloir faire des plaisanteries parfois de mauvais goût, souvent pouvant tourner au vinaigre.
L’idée de savoir une telle créature auprès de bêtes ne l’encourage guère. Ce n’est pas un petit hibou ou un rat qui peut être retenu dans une poche de veston ; c’est un être dont les facéties peuvent amener plus de mal que de bien. Il n’a pas franchement envie de retrouver des bêtes nerveuses ou angoissées à son retour. Qu’il reste à distance? Soit. Qu’il reste hors de ses enclos, surtout.
Il tique, toutefois, à la mention du dragon, ce qui n’est pas forcément une bonne chose. Si la demoiselle est au fait des créatures magiques, sans doute ne sera-t-elle pas sans savoir le lien qui lie le nom MacFusty aux Noirs des Hébrides. Entouré par les reptiles de feu depuis sa plus tendre enfance, l’homme est très sensible sur la question.
A-t-elle fait cette remarque par honnêteté?
Ou pour briller?
Si la seconde raison est celle invoquée, le choix n’est pas judicieux. L’enseignant, s’il reste de marbre, tapote désormais distraitement du bout de sa plume contre le parchemin, avec l’irrégularité agaçante d’un geste d’agacement.
Le professeur Hamilton n’est qu’un imbécile.
La remarque lui brûle les lèvres, mais il n’en fait pas part. Qui serait assez inconscient pour mettre quelqu’un seul face à un dragon? Tout le monde sait pourtant qu’il faut être six sorciers parfaitement synchronisés, au minimum, pour faire face à la magie d’une telle créature, et que son approche ne doit pas se faire par un non-initié. Soigner un dragon seul relevait de l’hérésie.
Autant pour le professeur qui l’a réclamé que pour l’élève qui n’a pas eu la présence d’esprit de s’insurger.

Alexandre pose sa plume, finalement, comme estimant avoir pris suffisamment de notes pour se faire une idée sur le profil de la jeune femme. Sans un regard pour la cicatrice violacée, brillant très légèrement, qui s’étale sur son biceps - passage d’un dragon, justement - il ouvre un tiroir de son bureau et en tire un petit biscuit plat et rond, qu’il place dans le creux de sa main, sans un mot, laissant la jeune femme terminer son discours. Il tourne fugacement la tête vers le lutin occupé près de son armoire, claque sa langue en le voyant beaucoup trop près de ses précieux ouvrages à son goût.
Puis ouvre largement sa paume sur le bureau, le biscuit à portée.
Un peu d’hésitation de la part de la créature au teint bleuté, mais voici Misty qui s’approche finalement, se pose docilement et attrape la friandise sans se faire prier.
« I amn’t sure of the lesson Professor Hamilton was wanting tae give ye. » commence-t-il sans quitter le lutin du regard. Il ne se risque pas à le caresser, et le laisse se nourrir dans le creux de sa main sans sourciller. « But ye didnae learn. A dragon shall nae be approached when ye’re alone. That is definitely a rule.1 »
La voix grave ne se départit pas du calme qui définit l’enseignant. Pourtant, ses mots sont durs. « Within the walls o’ this school, I can give ye at least two names o’ women who would nae fear tae get close tae such a creature. When ye commit into such a job, ye must be ready for this tae happen.2 »
Le ton reste assez sec ; cette anecdote l’a tout de même touché. L’idée qu’on ait pu penser faire d’un animal aussi majestueux un vulgaire animal de compagnie le révolte. Son clan est en froid avec les gobelins depuis que leur utilisation des dragons dans les cachots de Gringott’s a été révélée au grand jour, je vous laisse donc deviner sa position sur le sujet.
« That being said... » reprend-il une fois le lutin envolé, joignant ses doigts devant lui, ses yeux bleus scrutant une fois encore la jeune fille. « Ye have tae bear in mind that I wilnae have the same methods as Mr Hamilton. I may have different beliefs, different perceptions. And I dinnae think putting oneself in danger could be a proof of one’s skills.3 »
Fidèle à lui-même et à sa réputation, Alexandre parle peu, mais fait passer beaucoup d’informations dans ses paroles, dans des tirades parfois à plusieurs niveaux.
« I share the opinion that magic is nae everything in our work. But I dinnae agree on the fact that we shouldnae use it. Magic can be necessary. I’m expecting an assistant tae be able tae use his or her wand anytime, am I clear, Miss? » explique-t-il. « Team work is also an important issue in such a job. Forget all about getting everything all done by yerself. Ye will never be on yer own. If ye have been in yer past jobs, then ye must have been wi’ some uncaring bunch o’ people.4 »
Il se redresse sur son siège ; il n’aime pas parler autant. L’impression de monopoliser la parole l’embête, alors qu’il aimerait la faire parler elle.
Et également obtenir une réaction, pour mieux la cerner.
« Assistant or nae, ye’d still be my student. And as a student, ye’re here tae learn.5 » conclut-il avec une simplicité désarmante.
Et remarquons qu’il ne relance en rien l’entretien : plus de questions directes, plus d’interrogatoire. Il attend autre chose visiblement. Et ce n’est sans doute pas un vulgaire acquiescement précédant la prise de congé.
Il est face à une jeune adulte et la traite comme telle.
Ferait-elle l’erreur d’acquiescer platement et de partir qu’elle n’aurait sans doute pas le poste convoité.
_____________________
1 Je ne suis pas sûr de la leçon que le Professeur Hamilton voulait vous donner. Mais vous n’avez pas appris. Un dragon ne doit jamais être approché par un sorcier seul. C’est une règle essentielle.
2 Dans l’enceinte de cet établissement, je peux vous donner les noms d’au moins deux femmes qui n’auraient pas peur de s’approcher d’une telle créature. Lorsqu’on s’investit dans un tel travail, on doit être prêt à affronter ce genre de situation.
3 Ceci étant dit… Vous devez garder à l’esprit que je n’aurai pas les mêmes méthodes que Mr Hamilton. Il se peut que j’ai différentes convictions, différentes perceptions des choses. Et je ne pense pas que se mettre en danger est la preuve de sa compétence.
4 Je partage l’opinion selon laquelle la magie n’est pas tout dans notre travail. Mais je ne suis pas d’accord quand au fait de s’en passer. La magie peut se montrer nécessaire. J’attends de mon assistant d’être capable d’utiliser sa baguette à n’importe quel moment où cela sera nécessaire, suis-je clair mademoiselle?
Le travail d’équipe est aussi un élément important dans un tel emploi. Oubliez tout ce qui peut vous amener à vous débrouiller totalement seule. Vous ne serez jamais toute seule. Et si vous l’avez été dans des emplois précédent, alors vous avez travaillé avec un tas d’incompétents.
5Assistante ou non, vous seriez toujours mon étudiante. Et en tant que telle, vous êtes ici pour apprendre.







“He told me that a man must be responsible for any see he sows, for it's his duty to take care of a woman and protect her. And if I wasna prepared to do that, then I'd no right to burden a woman with the consequences of my own actions.”
Diana Gabaldon, Outlander.
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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyLun 7 Oct - 8:43



Le professeur semblait agacé par mon histoire. Je fis comme si de rien n’était, continuant à parler. J’observais le professeur ouvrir son tiroir et en sortir un biscuit. Les petites oreilles de Misty pointaient vers le ciel et son nez frémissait. Attiré par l’odeur alléchante, Misty s’était redressé. Il posa son petit regard, de petit chat trop mignon, vers moi, comme pour me demander la permission ou savoir s’il pouvait s’approcher sans danger. Une malheureuse expérience l’avait rendu peureux des étrangers. J’encourageais mon lutin d’un petit signe de tête, gardant un œil sur le moindre geste déplacé que pourrait avoir le professeur.
« Je ne suis pas sûr de la leçon que le Professeur Hamilton voulait vous donner. Mais vous n’avez pas appris. Un dragon ne doit jamais être approché par un sorcier seul. C’est une règle essentielle. »Je l’écoutais, sans prendre la peine d’expliquer au professeur, que je n’avais jamais été seule lors de cette intervention. Le professeur Hamilton ne m’aurait jamais mise en danger sans prendre des précautions. Je gardais le silence, toujours mon regard posé Misty qui s’était rapproché de sa main. Mon cœur se serra, autant que mes muscles. Mon petit compagnon s’était emparé du biscuit et envolé plus loin. J’étais protectrice. Beaucoup plus avec les animaux qu’un être humain. C’était inconscient. J’avais une facilité déconcertante à me détacher des gens qui me son chères. M’attachais, reviendrais à perdre ma liberté. Et puis, il y avait cette fichue malédiction. La plupart « des fantômes d’Abigaël » comme on nous appelait dans la famille, n’avait pas un destin très glorieux. Autant éviter d’embarqué le moins de monde dans ma chute. C’est pourquoi le ton que prenait le professeur me convenait parfaitement bien. Un mur. Il parlait de deux femmes qui n’avaient pas peur des dragons. Bien, il en a trouvé une troisième. Quel petit veinard !
Mon petit compagnon s’était emparé du biscuit et envolé plus loin. Il avait le regard pétillant d’un chat essayant de vous émouvoir. Je tournais la tête et capta le regard du professeur.
« Je partage l’opinion selon laquelle la magie n’est pas tout dans notre travail. Mais je ne suis pas d’accord quand au fait de s’en passer. La magie peut se montrer nécessaire. J’attends de mon assistant d’être capable d’utiliser sa baguette à n’importe quel moment où cela sera nécessaire, suis-je clair mademoiselle ? » « Oui » répondis-je naturellement. J’avais appris à soigner sans, mais Au Grand Jamais, je ne me séparerais d’elle. Elle était toujours présente, glissée dans un étui accroché à mon avant bras. Un cadeau de mon oncle Walter, un Auror. Cet étui me permet de sortir ma baguette en un temps recors. « Le travail d’équipe est aussi un élément important dans un tel emploi… » Travailler en équipe ! Je pouvais le faire, même si je n’aimais pas trop parler. « … Oubliez tout ce qui peut vous amener à vous débrouiller totalement seule. Vous ne serez jamais toute seule. Et si vous l’avez été dans des emplois précédents, alors vous avez travaillé avec un tas d’incompétents. ». J’ai fronçais les sourcils. Des incompétents ! Je penchais légèrement la tête sur le côté, essayant de sonder cet homme. Non, je n’avais jamais travaillé avec des incompétents, par contre j’ai déjà travaillé seule. Je ne l’avouerais jamais mais j’aimer travailler seule. Le calme de la nature avait quelque chose de reposant.
« Assistante ou non, vous seriez toujours mon étudiante. Et en tant que telle, vous êtes ici pour apprendre… » Encore un point où nous étions d’accord. Je penchais légèrement ma tête sur le côté, sondant l’homme assit devant moi. Je lui fis un sourire courtois. Le son de sa voix, sa façon d’être, il me fessait penser à mon oncle Walter. Toujours froid et rude mais lorsqu’on gratte un peu on y découvre un cœur tendre. Il n’était pas mon oncle et surtout, découvrir qui était vraiment le professeur MacFusty me mettrait en difficulté. Emotionnellement parlant. Chose que je voulais éviter à tout pris.  
« Si je suis bien ici pour apprendre, j’espère que vous en retour vous avez des choses à m’apprendre. » Dis-je avec le sourire. Après tout, l’inverse était tout aussi vrai. Je me levais et me dirigeais vers Misty qui avait le dos tourné, mangeant son petit biscuit. Je regardais le professeur croisant mes bras. « J’ai déjà travaillé en équipe … avec des personnes compétentes …. Et j’ai travaillé seule pour des tâches qui ne suscitait pas l’aide d’un coéquipier» Je continuais à parler d’une voix posée. « Lorsque j’ai du me débrouiller seule, il s’agissait de subvenir à mes besoins. ». Ma famille n’était pas riche. De classe moyenne. Jamais, je n’aurais demandé à mon père de subvenir à mes besoins. Il devait s’occuper d’une nouvelle famille. Financièrement, ce n’était pas reluisant et depuis mon inscription dans cette école, je n’avais plus rien.
« Si vous me choisissez vous aurez beaucoup de chance, j’ai un atout non négligeable … » dis-je sur un ton léger. Outre que j’avais un joli petit cul, réflexion que je gardais pour moi « Je sais travailler … en silence. ». Ça m’était égal que le professeur MacFusty soit désagréable. Du moment qu’il y avait des choses à m’apprendre. Je plongeais mon regard dans le sien, sans détour. « J’ai vraiment envie de d’avoir ce poste … » dis-je sincèrement en me rapprochant du bureau. « Et je suis prête à vous montrer ce dont je suis capable … » où vous voulez, avec des dragons, des Strangulots, ou dans un lit. Encore une réflexion que je gardais pour moi. Je ne savais pas trop quoi penser de cet homme. Il était beau, désagréable, charismatique et rude. « Prenez moi à l’essaie ! » proposais-je. Avec le recul, je trouvais cette phrase étrange et sorti de son contexte insidieuse. « La seule chose que vous risquez, ce que je vous fasse perdre votre temps … » ou qu’en fin compte je vous arrache enfin un sourire. J’attendais devant son bureau, droit et déterminée, sa réponse. Je sais pas pourquoi mais je sentais que s’il me prenait comme assistante, j’allais en baver avec lui. Toc, toc, toc.
Lorsque je me retournais, je pouvais entrevoir Gemma qui avait ouvert la lourde porte. « Oups désolé. Je vois que vous êtes encore en entretien. » Qu’est ce qu’elle venait foutre ici celle-ci ? Nom d’un Merlin, elle avait postulée pour le poste d’assistante ? Elle avait mis son uniforme et raccourcit sa jupe. Mon visage devait refléter mes pensées. De l’incrédulité devant cette garce de Serdaigle, chercheuse de dote. « Je vais vous laisser … » dit-elle en refermant doucement la porte. Le grincement me fit bouillonner le sang. S’il la choisissait comme assistante, ce sera le signe qu’on ne pourrait jamais travailler ensemble. Je soupçonnais Gemma de laisser la porte entrouverte pour écouter la conversation. Misty qu’en a lui avait fini son repas. Il était allongé sur l’étagère près des livres si précieux du professeur, son petit bidon arrondi. Je tournais mon regard vers le professeur et fit comme si de rien n’était, malgré mes joues rouges de colère contre ce genre d’attitude. Reste calme.


***
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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptyVen 25 Oct - 9:34

Spoiler:
 


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« Do not disturb »

Au moins, Eryn aura un mérite : avoir fait sourire l’enseignant.
Difficile de savoir si c’est un sourire encourageant, moqueur, ou encore condescendant ; Alexandre est de ces hommes dont il est difficile de déchiffrer l’expression. Il est vrai que savoir travailler en silence est un atout non-négligeable quand on doit faire équipe avec lui ; d’autant plus lorsqu’il s’agit de s’occuper de créatures qui, bien souvent, ne sont pas à l’aise lors deux humains communiquent entre eux.
Le sourire, par contre, s’évanouie quand la jeune femme fait une erreur supplémentaire. Le regard bleu se durcit imperceptiblement alors qu’il se retient difficilement d’expliquer sa façon de voir les choses à cette étudiante qui vit encore dans un monde peuplé de licornes. Il est resté insensible au mélodrame dont elle a fait preuve, ainsi qu’aux arguments plutôt faibles quant à ses compétences, finalement.
De cet entretien, il ne retiendra sans doute que quelques grandes lignes : Miss Adams-Keane a une capacité d’argumentation assez médiocre, pense avoir les bons réflexes alors que ça n’est visiblement pas le cas, a un langage corporel qui n’encourage absolument pas Alexandre à la prendre en assistante, est toutefois volontaire, sait se taire.
Et n’a aucune idée du point auquel le temps est une donnée précieuse qu’il n’est pas enclin à gâcher.
Oui, si un jour elle venait à travailler avec lui, ça ne sera pas de tout repos.

Knock, knock, knock.
Les épais sourcils sombres se froncent et le regard clair se lève en direction de la porte où une élève de Serdaigle fait son entrée. Directeur de cette maison, Alexandre reconnaît immédiatement l’adolescente qui vient d’interrompre l’entretien… Et le fil de ses pensées.
« Knocking doesna allow ye tae come in, Miss. » rappelle-t-il sèchement à l’ordre, implacable. « And fix yer uniform, wee lass, if ye dinna want tae stay outside when I’m done wi’ Miss Adams-Keane.1 »
La jeune femme s’en va bien sûr ; un soupir agacé franchit les lèvres d’un professeur bien trop habitué à ce genre de comportements, et ses doigts se renferment sur sa baguette de cèdre ; un mouvement de poignet plus tard, la lourde porte claque après avoir grincé sur ses gonds.
Un petit ouch indique au passage que mademoiselle avait bel et bien eu l’oreille collée à la porte à ce moment là.

« Okay, then... » souffle l’Écossais en passant une main sur son visage, réunissant ses pensées pour en reprendre le fil efficacement. Il a remarqué la couleur des joues de l’étudiante, mais ne fait aucune réflexion sur le sujet, se contentant de noter le détail dans un recoin de son esprit. Si elle est encline à perdre son calme, ça peut devenir problématique si elle doit travailler avec des bêtes dangereuses.
Le visage anguleux se redresse enfin, alors que l’homme, imperturbable, semble avoir enfin arrêté sa décision. Il garde le silence encore une seconde, avant de trancher enfin.
« Time is undoubtedly the most precious thing we all have. I shan’t waste it.2 » commence-t-il, comme pour faire remarquer à l’étudiante l’erreur dans son discours. Toutefois, une personne extérieure et avisée aurait remarqué qu’il la place directement dans la position de la jeune fille à qui il apprend les choses.
Aurais-tu pris ta décision à son sujet, Alexandre, avant même d’avoir passé l’entretien avec ton autre élève ?
« Ye’ll be gettin’ a note informin’ ye o’ my decision in the comin’ days. » tranche-t-il enfin, calme et concis. « Please inform yer housemate that I’m done wi’ the interviews for this mornin’ and that she’ll ha’ tae come this afternoon.3 »
Il roule son parchemin d’un air distrait, le pose sur le côté de son bureau avant de se lever et de tendre la main à la jeune fille de façon très professionnelle.
« Thank you for your time.4 »
_____________________
1 Frapper ne vous autorise pas à entrer, Mademoiselle. Et remettez votre uniforme correctement, jeune fille, si vous ne voulez pas rester coincée hors de ma salle lorsque j’en aurai terminé avec Miss Adams-Keane.
2 Le temps est sans conteste la chose la plus précieuse que nous avons tous. Elle ne doit pas être gâchée.
3 Vous recevrez une note informative quant à ma décision dans les prochains jours. Merci d’informer votre camarade de maison que j’en ai terminé avec les entretiens pour ce matin et qu’elle devra revenir cet après-midi.
4 Merci du temps que vous m’avez accordé.







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MessageSujet: Re: Job Interview | Septembre 2033   Job Interview | Septembre 2033 EmptySam 4 Jan - 14:02

Spoiler:
 


Canaliser ses émotions. Rester calme et compréhensif envers l’autre. J’ai entendu dire que la patience était une vertu. Mais chacun a aussi ses limites. Pour autant que je le sache, je n’ai jamais perdu mon calme, et je savais faire preuve de beaucoup de patience lorsqu’il s’agissait d’un animal. C'était une autre histoire, lorsqu’il s’agissait d’une personne. Va savoir pourquoi, le comportement de certain dépassait le supportable. Néanmoins, je m’efforçais de ne montrer aucunement mon agacement. Je rougis légèrement et je serre les dents, essayant de garder, un semblant de sourire. J’avoue avoir eu un rictus de satisfaction lorsque Gemma s’était pris la porte sur le nez. On ne pouvait qu’admirer sa détermination à obtenir ce qu’elle désire. C'était assez effrayant dans un sens. Une jeune femme prête à tout pour devenir la prochaine Madame MacFusty. Elle pourrait avoir dans l’idée de concocter un philtre d’amour, ou d’éliminer une rivale. Bien que je ne me considère pas comme telle, je devrais peut-être faire attention. Non, elle n’irait pas jusque là … quoique ! Passé ses réflexions, je refis face au professeur MacFusty.

Le professeur me fit remarquer que le temps était précieux et qu’il ne devait pas être gâché. Je hochais la tête doucement comme pour confirmer que j’étais d’accord. Ne pas gâcher mon temps, ni le sien. Je n’étais pas doué pour les entretiens, c’était un fait. Parler de moi, argumenter, ce n’était pas mon truc. On ne pouvait pas être parfaite. Je lui pris la main et le remercia. Je devais prévenir Gemma que le rendez-vous était pour plus tard, dans l’après-midi. J’en soupirais intérieurement. Misty se redressa et s’envola en zigzaguant. Je sortais de la pièce, accompagnée de mon compagnon ailé. Gemma était adossée au mur, sa jupe toujours aussi courte. Son nez était légèrement rouge. Je me mordis l’intérieure de mes lèvres pour ne par sourire à pleine dent. La Serdaigle allait entrer lorsque je l’arrêta dans son geste.
« Gemma, ce n’est pas la peine … »
Laissant supposer quelque seconde que j’avais eu le poste. Elle fronça les sourcils, la bouche ouverte. Elle semblait déçue. Je n’étais pas quelqu’un de cruel, c'est pourquoi je ne la laissais pas dans cet état trop longtemps.  
« Le professeur MacFusty remet les entretiens à cet après-midi. »
Le visage de la Serdaigle se détendit instantanément. Je m’éloignais d’elle rapidement, décidé à ne pas subir ses interrogations ou même ses piques incessants. Les couloirs étaient vides et mes pensées se remémoraient l’entretien. Je n’avais pas de Retourneur de temps avec moi. Je n’avais plus qu’à attendre la décision.

***
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